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Ciel Voilé

Aéroport de Toulouse : 75% de plus value pour les chinois

22 Décembre 2019, 11:46am

Aéroport de Toulouse : 75% de plus value pour les chinois

’Aéroport de Toulouse va changer de mains, pour le plus grand bonheur de ses actionnaires chinois. Selon le Canard enchaîné, ceux-ci réalisent en quatre ans une belle plus-value de 75%. La privatisation partielle, poussée par Emmanuel Macron, avait valu des déboires judiciaires aux actionnaires, dont l’État. Retour sur un fiasco très français.

Culbute en vue pour le groupe chinois Casil (China Airport Synergie Investment Limited) actionnaires à 49,99% de la société d’exploitation de l’aéroport de Toulouse-Blagnac (ATB). Selon Le Canard Enchaîné du 18 décembre, le groupe français Eiffage serait en passe de mettre sur la table 507 millions d’euros pour racheter au consortium chinois leur moitié de l’aéroport toulousain, qu’il avait acquis pour 308 millions d’euros en avril 2015, soit une belle plus-value de près de 230 millions d’euros, si l’on compte les 28,79 millions d’euros perçus au titre des dividendes.

 

Un tel gain interroge par ailleurs sur les méthodes d’évaluation des biens publics que cède Bercy. En effet, rares sont les occasions de réaliser une plus-value de près de 75% sur des investissements d’infrastructures, qui plus est par une entreprise n’ayant –comme le rappelle le Canard– «pas la moindre expérience de la gestion d’un aéroport».

 

Lors de la privatisation de l’aéroport, annoncé à l’été 2014 et impulsé par Emmanuel Macron, le prix de la société de gestion de l’aéroport est fixé par Bercy à 616 millions d’euros. 308 millions d’euros à débourser pour prendre 49,99% des parts jusqu’en 2046, pour les potentiels repreneurs français (ADP, Capitole Alliance, Vinci), la somme est jugée «déraisonnable». Pourtant, il vaudrait plus d’un milliard d’euros, au vu de ce qu’Eiffage serait près à mettre.

Après le retrait de l’Australien Macquarie, de l’Espagnol BTP Ferrovial et de l’Allemand AviAlliance (faisant partie du consortium Capitole Alliance), le Chinois Casil remportera finalement l’appel d’offres. En prime pour les nouveaux acquéreurs, Bercy se réserve alors la possibilité, sous trois ans, de revendre les 10,01% du capital lui restant à Casil, point sur lequel il se ravisera. Dès la fin 2014, Michel Sapin, ministre des Finances, et Emmanuel Macron, ministre de l’Économie, «se félicitent du succès de l’opération», qui permet à l’État «de céder dans d’excellentes conditions sa participation».

 

La suite sur Sputnik

Commenter cet article

mika 01/01/2020 19:24

les chinois qui rachètent les aéroports. La Chine qui admet avoir recours à la géoingénierie. on peut s'attendre à voir 3 fois plus d'épandages...