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Ciel Voilé

La Chine vend des organes aux pays du Golfe

20 Juin 2020, 15:03pm

La Chine vend des organes aux pays du Golfe

Comment la Chine vend les « organes halal » du peuple ouïghour

Enfermées dans des camps d'internement, les minorités musulmanes chinoises serviraient de banque à organes. Des organes appelés "halal" prélevés de force et revendus à prix d'or dans les pays du Golfe.

Justine Reix ; illustrations Benjamin Tejero - 19 June 2020

 

Il ne fait pas bon être d'une autre ethnie que les Han, la majoritaire, en Chine. Depuis de nombreuses années, les minorités religieuses sont persécutées en Chine. Musulman·es, catholiques, Tibétain·es ou encore Falung gong sont considéré·es comme des ennemi·es de l'État de par leurs croyances. En 2014, des camps d'internement ont été construits dans la province du Xinjiang, dans le nord-ouest de la Chine. Le but étant d'y enfermer des centaines de milliers de musulman·es Ouïghour·es, Kirghiz·es, Hui et Kazakh·es. Selon Amnesty International, un million de Ouïghour·es seraient actuellement détenu·es sans procès, ni raison particulière. Mais en plus de travail forcé dans ces camps, les organes des détenu·es seraient prélevés pour être revendus.
 

Après avoir longtemps nié l'existence de ces camps, la Chine a fini par les reconnaître officiellement, en octobre 2018, sous le nom de « camps de transformation par l'éducation». Rares sont celleux qui en ressortent. Selon bon nombre d'enquêteur·ices la raison de ces disparitions serait simple : iels seraient tué·es pour leurs organes.

Depuis 2016, le gouvernement chinois a lancé une vaste campagne de bilan médical dans la province du Xinjiang. Des tests uniquement obligatoires pour ses habitant·es Ouïghour·es âgés de 12 à 65 ans. Dans la batterie de tests proposés, du sang est prélevé mais aussi des examens échographiques sont parfois réalisés. Ces derniers permettent de visualiser la taille, la forme et la structure interne d'un organe. Des bilans médicaux douteux que la Chine n'a jamais cherché à justifier.

 

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