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Ciel Voilé

Géo-ingénierie et ressources en eau

, 00:51am

 

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Jamais tant que ces dernières décennies, la destruction de l’environnement sur notre planète ne s’est si dramatiquement intensifiée. Le vivant est attaqué de toutes parts. Les produits chimiques polluent les terres, les eaux et les airs, perturbent et détruisent les écosystèmes et ceux qui y vivent. Des technologies mortifères menacent la santé humaine : nucléaire, OGM, nécro-carburants, nanotechnologie, micro-ondes, puces RFID, … pour la seule victoire du profit.

Mais il existe d’autres nouvelles technologies que le public ignore tant les autorités étouffent les questions, tant le silence des médias à leur sujet est assourdissant. Pourtant elles ont le vent en poupe car leurs perspectives de profit sont gigantesques puisqu’à l’échelle planétaire. Il s’agit de géo-ingénierie : la manipulation délibérée du climat terrestre pour contrecarrer les effets du réchauffement climatique. Globalement, cette ingénierie climatique se divise en deux grandes classes de technologies. La première dite « d’élimination du dioxyde de carbone » (EDC), s’intéresse à récupérer le carbone dans l’atmosphère pour le stocker. Par exemple, les programmes consistant à ensemencer les océans avec des particules de fer pour décupler la production de plancton végétal et capturer du CO2 en font partie. La deuxième, qualifiée de « Gestion des Radiations Solaires » (GRS), se focalise sur les moyens de refroidir la planète, principalement en détournant l’énergie solaire. La pulvérisation dans la stratosphère de particules de soufre pour renvoyer les rayons solaires en est une application. Les techniques EDC proposent d’assainir notre atmosphère en résorbant le trop plein de CO2 et aider à juguler un siècle de pollutions irresponsables, alors que celles misant sur la GRS se contentent de remédier aux symptômes sans se préoccuper des causes.

Les pulvérisations dans l’atmosphère par des avions sont très voyantes. Depuis des années aux USA (où les premiers épandages à grande échelle ont débuté), au Canada, en Australie, en Belgique, en Italie, en Espagne, en France  et ailleurs, des milliers de personnes interrogent et alertent leurs autorités locales, régionales, nationales sur ce qui se passe d’anormal dans le ciel. Mais elles ne rencontrent qu’un mur : «  Non, ce que vous voyez est normal».

Deux illustrations au parlement européen.

1/Question écrite du 10 mai 2007 posée par Erik Meijer (GUE/NGL) à la Commission. Objet: Préoccupation croissante à l'égard des traces laissées par les avions, lesquelles ne contiennent plus uniquement de l'eau, mais engendrent des voiles laiteux de longue durée, conséquence potentielle de la présence de baryum, d'aluminium et de fer.(…) E-2455/07EN - Réponse donnée par M. Dimas au nom de la Commission - 26 juin 2007 : La Commission a connaissance des affirmations que de tels procédés et phénomènes existent. Cependant, la Commission n'a connaissance d'aucune preuve appuyant de telles affirmations(…)

2 /Extrait de réponse donnée par Mme Geoghegan-Quinn au nom de la Commission  à des questions parlementaires le 20 juin 2011 : «  La Commission n'a pas connaissance d'un programme qui prévoirait que des aéronefs répandent délibérément dans l'atmosphère des substances censées avoir une influence sur le climat. Les possibilités offertes par la géo-ingénierie font actuellement l'objet de recherches ciblées examinant leurs conséquences et incidences potentielles, mais la Commission n'est informée d'aucun programme opérationnel de géo-ingénierie ».

Pourtant, depuis des années, l’OMM,  l’Organisation Météorologique Mondiale publie des rapports et organise des conférences où les intervenants de différents pays exposent leurs expériences de modification climatique et leurs résultats. Ainsi, à Antalya en Turquie, du 22 au 24 octobre 2007, une vingtaine de pays participaient à la 9ème  conférence scientifique organisée par l’OMM sur les modifications climatiques: USA, Chine, Inde, Russie, Japon, Australie, Iran, France, Sénégal, Mongolie, Cuba, Espagne, Serbie, Indonésie, Moldavie, Bulgarie, Afrique du Sud, Turquie, …Jean-Pierre Chalon, représentant de la France à cette conférence, termine son livre paru en septembre 2011 «  Faire la pluie ou le beau temps, rêve ou réalité ? » en révélant qu’aux Etats-Unis «  pas moins de 59 opérations d’ensemencement (…) ont été répertoriées ». Les sponsors de ces opérations climatiques dans l’Ouest américain, pour 2011, sont-ils toujours publics ? Ainsi « Telluride ski et golf » (Colorado) finance une opération d’enneigement de 365 jours ! Parmi  les 31 projets enregistrés, les deux-tiers ont pour but l’enneigement et les autres, l’augmentation des pluies. A l’évidence, ces programmes déclarés de modification climatique ne reflètent pas du tout l’ampleur du phénomène : ils durent de quelques semaines à l’année entière. Or, dans certains Etats américains, dans certaines grandes villes, c’est tous les jours que des épandages ont lieu, au point que le ciel  bleu n’apparait plus.

Officiellement, il n’existerait pas d’opérations de géo-ingénierie menées à grande échelle. Pourtant des milliers de vidéos sur internet décrivant l’état du ciel dans  différents pays prouvent le contraire. Les résultats sont toujours les mêmes : baisse de l’ensoleillement, disparition du ciel bleu, apparition d’un horizon blanc, sale, saturé de pollution.

Les rapports alarmistes du GIEC contribuent très largement à l’empressement frénétique de puissants qui investissent fortement dans la géo-ingénierie : Bill Gates, Richard Branson ou encore le co-fondateur de Skype, Niklas Zennström. Mais les procédés employés, comme pulvériser des produits chimiques en haute altitude,  sont controversés car dangereux pour  l’environnement. On évite le débat public, de crainte de protestations massives. Et le paradoxe : les voiles artificiels de nuages qui obscurcissent  le jour empêchent bien une partie du rayonnement solaire d’atteindre le sol, mais la nuit ils forment un couvercle qui fait monter la température !

Un article paru dans le magazine Science de juillet 2011, annonçait  le doublement du nombre d’aérosols  (ou particules fines) en haute altitude. « L’augmentation très rapide des quantités d’aérosols est surprenante » poursuit J. Daniel. « Elles ont presque doublé en 10 ans. L’augmentation des aérosols depuis 2000 n’est pas encore entièrement expliquée ».

Voici pour mieux comprendre, quelques extraits d’une Déclaration de l’OMM sur l'état actuel de la modification artificielle du temps.  « A l’heure actuelle, il existe plus de 100 projets de modification artificielle du temps mis en œuvre  par des dizaines de pays. (…)  La science et la technique de la modification artificielle du temps ont fait quelques progrès durant les dix années écoulées, et de nombreux programmes portant sur la dissipation du brouillard, l’augmentation des précipitations (pluie et neige) et la suppression de la grêle sont en cours d’exécution dans de nombreuses régions du monde. Recommandations adressées aux pays membres intéressés : Il conviendrait d’établir dans tous les pays une climatologie des nuages, du brouillard et des précipitations car cela fournirait des éléments d’information essentiels pour les études et les travaux d’exploitation relatifs à la modification artificielle du temps et aux ressources en eau. (…) Il faudrait renforcer les programmes d’ensemencement de nuages en prévoyant une évaluation indépendante des résultats.
(…) La modification artificielle du temps devrait être considérée comme faisant partie d’une stratégie globale de gestion des ressources en eau. »

Ces conclusions font écho au rapport présenté en juin 1996 par la Défense américaine : « Contrôler le climat en 2025 ». Quelques titres du sommaire sont très explicites: Comment obtenir un climat artificiel ? Accentuer les précipitations, Engager la sécheresse, Déplacer le brouillard et les nuages,  Appliquer la modification du climat aux opérations militaires.

Un ingénieur de Toulouse qui observe le ciel depuis 2004 témoigne : « Le seul moteur du cycle naturel de l’eau est le Soleil qui envoie une énergie de 1kW à  chaque m² à la Terre. Il permet la photosynthèse, l'évaporation, la formation des nuages, les pluies.
C'est là que les traînées d'avion entrent en scène ! L'écrantage (l’atténuation du rayonnement solaire) en haute altitude qu'elles provoquent, de peu de pourcents en termes d'énergie totale, mais importants à certaines longueurs d'onde précises (infrarouge) affecte l'évaporation naturelle et assèche lentement le climat.Ilest pratiqué depuis au moins une dizaine d'années. Il a un effet cumulatif d'une année sur l'autre, et les dérèglements climatiques et alimentaires augmentent. Il est absolument impossible qu'un volume d'eau inférieur à 1 litre par seconde sur 250 mètres rejeté par un avion de ligne en vol puisse générer un effet de fumée si visible, qui atteint 25 millions de m3 chaque seconde, même si les conditions de température et pression en altitude y sont propices. De toute évidence, une contribution artificielle humaine, telle un catalyseur, une accumulation dans le temps de produits chimiques, polymérisations, épandage de poussières ultra- fines aux altitudes de vol, déploie des particules durables derrière l'avion (nanotechnologies, résines polymérisées incluses dans le kérosène.) »


 Des études montrent que le trafic aérien, aussi bien civil que militaire, exacerbe la fonte des glaces, le réchauffement climatique et la pollution de l’environnement. Les géo-ingénieurs veulent utiliser des avions pour pulvériser dans l’atmosphère des polluants dans le but de réduire l’ensoleillement. N’est-ce pas déclarer la guerre à la nature ? Les panneaux solaires produiront-ils autant ? La photosynthèse se fera-t-elle ? La déficience en vitamine D n’augmentera-t-elle pas ? Les abeilles, qui communiquent en utilisant les ultra-violets polliniseront-elles encore ? Cette géo-ingénierie est dangereuse pour tous. Il est urgent d’agir pour l’arrêter. Nous devons empêcher de tels programmes à grande échelle, pour que le débat public s’ouvre sur les dégâts environnementaux causés : pluies acides, déclin des arbres, explosion des maladies respiratoires, pollution de l’air, du sol et de l’eau.                        

                             Association Ciel voilé – Mars 2012

Le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) a été créé en 1988, à la demande du G7 par 2 organismes de l’ONU : l’OMM  et le PNUE : Programme des Nations Unies pour l’environnement)

http://www.wmo.int/web/arep/wmp/STATEMENTS/statwmf.pdf(Annexe III Annexe du paragraphe 5.6.1 du résumé général)