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Ciel Voilé

Résultat pour “effet secondaire en attente”

Géo-ingénierie et chemtrails : un député interroge le Ministre de l'écologie

17 Novembre 2013, 12:36pm

Publié par Ciel Voilé

 

Un français habitant en montagne et très préoccupé par l’état du ciel qu’il observe depuis des années, a pris son bâton de pélerin et alerté ceux de sa région : les Alpes de Haute Provence et les Hautes Alpes. Après des milliers de kilomètres parcourus, des centaines d’appels téléphoniques, et une obstination à toute épreuve, il a obtenu 35 signatures de maires et 70 de médecins de ces deux départements à la pétition de l’ACSEIPICA  pour une interdiction immédiate du survol de nos territoires par des avions épandeurs de produits chimiques à but de géo-ingénierie et autres ainsi que pour une demande d'enquête parlementaire. Fort de ces résultats, il a pris contact avec un député qui a posé une question écrite au Ministre de l’écologie, publiée le 12 novembre 2013 au Journal Officiel. La persévérance gagne !

 

 

Question  écrite N° 42050 publiée au JO le : 12/11/2013 page : 11746 

 

de : Mr Giraud Joël, député (Radical, républicain et progressiste des Hautes-Alpes)

 

Ministère interrogé : Écologie, développement durable et énergie

Ministère attributaire : Écologie, développement durable et énergie

Rubrique : déchets, pollution et nuisances

Tête d'analyse : air

Analyse : substances dangereuses, informations, contrôle.

 

Texte de la question

 

M. Joël Giraud attire l'attention de M. le ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie sur les phénomènes de « chemtrails » et la géo-ingénierie. Un certain nombre d'articles sont parus dans des revues scientifiques spécialisées ayant trait aux "mystérieuses traînées dans le ciel" plus connues sous le nom de « chemtrails ». Plus récemment, la Conférence du collectif « Skyguards » qui s'est tenue à Bruxelles le 9 avril 2013 a rendu ses

conclusions et a présenté au Parlement européen une pétition afin de faire cesser les épandages aériens clandestins dans le ciel. La géo-ingénierie qui comprend les interventions délibérées à large échelle visant à modifier le climat pour limiter le réchauffement climatique a des effets dévastateurs. Des milliers de témoins peuvent dénoncer des trainées d'avions dans le ciel qui se développent d'un horizon à l'autre, s'élargissent et fusionnent jusqu'à couvrir le ciel d'un nuage artificiel. En effet officiellement ces trainées sont considérées comme des traces de condensation laissées par les avions mais les scientifiques qui ont étudié la question mettent en avant le fait que les traces de condensation sont identifiables à des altitudes élevées de l'ordre de 10 000 mètres et que celles-ci se résorbent rapidement alors que les chemtrails apparaissent à des altitudes plus basses entre 2 000 et 5 000 mètres et s'estompent très lentement. Certains émettent l'hypothèse qu'il s'agirait là d'épandage de produits chimiques provoquant d'ailleurs des maladies respiratoires chez les populations survolées et que les appareils concernés sont des avions militaires sans aucune identification possible, écartant ainsi la piste des appareils civils qui ne seraient donc pas concernés par ces traces. Aussi, il lui

demande de bien vouloir lui faire savoir si des études ont été diligentées par le Gouvernement afin d'apporter des réponses précises aux questions légitimement posées.

 

http://recherche.assemblee-nationale.fr/questions/out/S46/BEMFDKHROYVOKUR1Y84.pdf

 

 

Article d’un participant à la conférence de Skyguards à Bruxelles le 9 avril 2013 :

 

https://blogs.attac.org/paix-et-mutations/article/geo-ingenierie-un-projet-ou-une

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L'Etat brade les forêts françaises aux multinationales - Signons la pétition

18 Juin 2014, 11:38am

Publié par Ciel Voilé


http://www.reporterre.net/spip.php?article5996


APSMB - Le Frau - lundi 16 juin 2014


Les services de l’Etat, chargés de conserver et développer les ressources de nos forêts, succombent aux sirènes du lobby industriel : dans le Lot, soixante-dix hectares de vergers à graines forestiers vont être vendus pour destruction à une multinationale. C’est l’avenir des forêts françaises et européennes qui se joue dans cette tractation opaque et malsaine.

 

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Soixante-dix hectares de vergers à graines forestiers, gérés par l’ONF sur la commune de Lavercantière (46) pour les principaux partenaires de la forêt française, sont en passe d’être cédés pour destruction à Imérys Ceramics France-Quartz.

Cette multinationale doit en effet satisfaire à tout prix l’appétit de ses actionnaires et exploiter jusqu’au dernier les galets de quartz situés sous ces vergers. Imérys invoque « des marchés stables, porteurs et la nécessité de sécuriser ses clients ». Les services de l’Etat, pour leur part, ont l’ambition d’en retirer des compensations financières.

Et l’intérêt général, comme celui de la forêt française, où est-il dans tout cela ? 

Après avoir déjà détruit une grosse part des landes du FRAU, milieu écologiquement fragile et riche en diversité biologique, et s’en être pris aux restes d’un patrimoine historique médiéval très prisé localement, IMERYS s’apprête maintenant à faire disparaitre le patrimoine biologique et scientifique inestimable que représentent ces vergers à graines forestiers.

Il aura en effet fallu plus de quarante ans aux chercheurs de l’INRA et de l’IRSTEA, en collaboration avec l’ONF et d’autres partenaires de la forêt française, pour les créer. Ce fut de plus un investissement majeur de plusieurs dizaines de millions d’euros consenti durant toutes ces années aux frais du contribuable.

 

Ces vergers à graines forestiers, à quoi servent-ils ? 


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- Ils produisent les semences forestières améliorées indispensables à la réalisation de reboisements de qualité. Ils ont déjà fourni près de dix tonnes de graines permettant l’établissement de plus de 150.000 hectares de plantations forestières.

- Ils permettent la conservation de génotypes forestiers remarquables, aujourd’hui disparus en forêt naturelle, à partir desquels des forêts détruites ou dégradées peuvent être reconstituées.

- Ils servent de support à une activité de recherche et de développement dans le secteur forestier, dans le cadre d’une fructueuse coopération européenne.

C’est l’avenir des forêts françaises et européennes qui se joue dans cette tractation opaque et malsaine. Nous, citoyens, avons le devoir de résister individuellement et collectivement à cet abandon du patrimoine national au profit d’une multinationale qui n’a d’autre ambition que le profit.


Signons massivement cette pétition pour montrer notre indignation citoyenne et résister à ce honteux projet de destruction. La décision politique qui suivra devra tenir compte de notre avis.

 

Source et photos : L’Association de Préservation des Sites Menacés en Bouriane (APSMB) - Le Frau

Lire aussi : La forêt en danger d’industrialisation

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Le déploiement de la 5G en France entraînerait une forte augmentation des émissions de gaz à effet de serre

25 Janvier 2021, 19:56pm

Le déploiement de la 5G en France entraînerait une forte augmentation des émissions de gaz à effet de serre

Le Haut Conseil français au Climat a recommandé aux responsables gouvernementaux d'imposer des limites à l'empreinte carbone des opérateurs de téléphonie 5G et de sensibiliser le public au bilan écologique de la technologie numérique.

Children's Health Defense – Le 25 janvier 2021

Les réseaux 5G pourraient être responsables de 3 à 7 milliards de tonnes de CO2 supplémentaires rejetées dans l'atmosphère, selon un rapport publié le mois dernier par le Haut Conseil du Climat français.


Selon Politico, le rapport indique que : "L'impact carbone du déploiement de la 5G pourrait s'élever entre 2,7 et 6,7 millions de tonnes d'équivalent CO2 en 2030. C'est une augmentation significative par rapport à l'impact environnemental du secteur technologique (environ 15 millions de tonnes d'équivalent CO2 en 2020)".


Le conseil, un organe gouvernemental indépendant créé par le Premier ministre Emmanual Macron, est chargé de faire des recommandations sur la manière de réduire les gaz à effet de serre.


Dans son rapport, le conseil a recommandé aux responsables gouvernementaux de clarifier les questions climatiques avant de déployer la nouvelle technologie, d'imposer des limites d'empreinte carbone aux opérateurs de téléphonie 5G et d'éduquer le public sur le bilan écologique de la technologie numérique.


Le projet de déploiement de la 5G en France était déjà controversé avant le rapport du Conseil. Comme l'a rapporté The Defender le mois dernier, face à une résistance croissante, plus de 70 maires et élus français ont appelé à un moratoire sur la technologie 5G.


La principale préoccupation des maires, ont-ils déclaré, est que "les risques sanitaires pour les organismes vivants n'ont pas été évalués".


En septembre, les employés d'Orange S.A., la plus grande compagnie de téléphone française et le dixième plus grand opérateur de réseau mobile au monde, ont écrit une lettre appelant à un moratoire sur la 5G. Bloomberg a rapporté à la fin de l'année dernière qu'Orange a demandé à plusieurs reprises à la direction d'abandonner le déploiement des services 5G, dans des mémos diffusés à ses collègues sur la plateforme de médias sociaux Plaza.


Les mémos des employés, publiés en octobre 2019 et en mai 2020, ont déclaré que la technologie ne sera pas rentable et qu'elle endommagera l'environnement, selon trois personnes connaissant bien leur contenu, a rapporté Bloomberg.


En janvier 2019, le tribunal français de Cergy-Pontoise a officiellement statué que l'hypersensibilité électromagnétique "est une maladie professionnelle qui peut également se développer à la suite d'une exposition à des niveaux de rayonnement considérés comme sûrs par le gouvernement (s'ils peuvent être préjudiciables comme l'a décidé le tribunal, alors ils sont clairement dangereux)", selon Martine Vriens, directrice des affaires juridiques internationales de We Are The Evidence.

 

 

Liens dans l'article d'origine en anglais :
https://childrenshealthdefense.org/defender/5g-rollout-france-would-cause-big-increase-greenhouse-gas-emissions/
 

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Un peu de géo-ingénierie pour le printemps ?

17 Février 2020, 18:12pm

Publié par Ciel Voilé

Un peu de géo-ingénierie pour le printemps ?

Un journal français WEDEMAIN, créé en 2012, vous propose pour son numéro de printemps, publié le jour de la Saint Valentin, une énième rétrospective de comment la science va sauver le climat et la planète. Guidé par notre star nationale du climat, Jean Jouzel, prix Nobel de la paix avec Al Gore en 2007, et qui a passé l'essentiel de sa carrière au Commissariat à l'Energie Atomique. Mr Jouzel était présent cette année à Davos, comme Greta Thunberg.

La science peut-elle sauver le climat ?

Wedemain - Vincent Rondreux - le 14 Février 2020


 

Neutraliser les rayons du soleil, ensemencer les nuages, changer la composition chimique des océans… face à la difficulté de diminuer nos émissions de gaz à effets de serre, la tentation grandit de manipuler le climat grâce à la technologie. Solution de dernière chance ou dangereuse fuite en avant ?


 

Le climatologue et glaciologue Jean Jouzel tentera de répondre à la question, "la science peut-elle sauver le climat ?", lors de notre prochaine soirée-débat #UnVerreAvec, le 19 février.
Plus d'informations ICI


Pour ne pas tous griller d’ici la fin du siècle, il faudrait diminuer nos émissions de gaz à effets de serre de 7,6 % par an au niveau mondial, a rappelé un rapport des Nations unies en novembre 2019… Certes, ces émissions auront progressé un peu moins vite en 2019 qu’en 2018 (+ 0,6 %, au lieu de + 2,1 %). Mais rien n’y fait.

 
Malgré des investissements record dans les énergies renouvelables et des manifestations monstres pour le climat, nous ne parvenons pas, aujourd’hui, à changer de modèle.
 
Fin de la partie ? Pas pour les défenseurs de la géo-ingénierie. Eux assurent que l’homme, grâce à son génie, peut enrayer les phénomènes climatiques qui menacent sa survie. Et ainsi réparer ce qu’il a abîmé, sans forcément devoir changer de mode de vie.


 

La géo-ingénierie : la solution ?

Sous l’impulsion d’ingénieurs et de businessmen, l’idée de manipuler les conditions météo et le climat s’impose peu à peu dans les mondes économique et politique comme une solution à l’urgence. Et ce, même si ses bases scientifiques restent souvent floues et les risques réels – au point que la géo-ingénierie fait l’objet depuis 2010 d’un moratoire des Nations unies, avec une exception pour les expérimentations scientifiques à petite échelle.
 
Le sujet souffre d’un manque cruel d’information et de débat, y compris dans les pays dits démocratiques. En décembre 2019, le budget annuel adopté par le Congrès américain a pour la première fois, et en toute discrétion, attribué un financement à un projet de géo-ingénierie prévoyant des "interventions climatiques solaires".
 
Aux États-Unis, mais aussi en Europe, les initiatives se multiplient, issues d’universités ou d’instituts privés, voire d’industriels des énergies fossiles ou de milliardaires, Bill Gates en tête. Leurs objectifs sont variés : limitation du rayonnement solaire, captage et stockage du CO2 atmosphérique, manipulation des sols, des roches, des plantes, des océans, du plancton, des courants, modification de la pluie, de la grêle, des tempêtes… Sans parler des tentations militaires de maîtriser les éléments, qui ne datent pas d’aujourd’hui, et qui restent bien évidemment secrètes.

La suite sur WEDEMAIN

 

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Le masque sanitaire comme rituel de soumission

17 Juillet 2020, 09:23am

Le masque sanitaire comme rituel de soumission

Coronavirus et manipulation politico-sociale : le masque comme rite de passage vers un Nouvel Ordre Mondial…

Publié le 15 juillet 2020 par Olivier Demeulenaere

 

« En ce 14 juillet 2020, Macronus 1er vient de rendre obligatoires les masques dans les lieux publics clos devant une crainte d’une “seconde vague” du virus qui ne viendra pas, mais surtout comme mesure d’imposition d’une nouvelle “norme” sociale de la paranoïa et du contrôle organisés.

Toute cette affaire du SRAS-CoV-2 ou “nouveau coronavirus”, organisme génétiquement créé en premier lieu, dans un laboratoire de l’université de Caroline du Nord, avant sa militarisation dans les labos secrets du Pentagone et son largage à Wuhan par une fausse équipe sportive militaire yankee “participant” aux jeux inter-armées en octobre 2019, emprunte pas à pas tous les méandres d’une vaste opération planétaire d’ingénierie sociale pour la transformation de nos sociétés en quelque chose de bien plus contrôlable à souhait, toujours sous le coup du thermostat de la tension dont le curseur est monté et descendu le long de sa coulisse, faisant passer le statut psychologique collectif de “crainte” à “peur” jusqu’à “terreur” et “panique” selon les besoins oligarchiques du moment.

A ce titre, une menace invisible, virale,  aux effets gonflées à dessein par des gouvernements et des merdias complices, est bien plus efficace qu’une menace terroriste. Plus personne en effet ne croit qu’un islamiste se planque sous son lit, le mousseux est éventé, place donc au nouveau croquemitaine : le bien antipathique et terrifiant Bébert Corona alias COVID19 !

L’oligarchie eugéniste, malade de toujours plus de contrôle, mène nos sociétés vers une société de la grille de contrôle mondialisée, vers une nouvelle société de la dictature technotronique qui verra l’IA, les drones, l’internet des choses via la 5 puis la 6G, le nano-puçage, et le contrôle “sanitaire” paranoïaque total, contrôler à outrance nos vies quotidiennes à l’échelle planétaire. Les ordures aux manettes sont en train de nous faire passer d’une vieille société épuisée à un nouvel ordre mondial de la domination technotronique et elles veulent le faire avec notre “consentement” sanitaire. A ce titre, nous sommes contraints de nous soumettre à un rite de passage de l’une à l’autre des sociétés et comme tout rite de passage ancestral, ceci comprend ses propres stigmates, comme par exemple… le port du masque sanitaire.

Ainsi dans une 1ère phase, le masque est présenté comme inutile et même dangereux pour la santé, ce que soutient la science, car il n’est pas sain de porter un masque de la sorte des heures par jour. Puis on entre dans la 2ème phase où le masque est présenté comme le symbole de la survie, barrière ultime pour un nouveau virus qui ne fait pas plus de mort que la grippe saisonnière, même en gonflant les chiffres et râclant les fonds de tiroirs des morgues hospitalières. Il est avéré aujourd’hui que le taux de mortalité du CoV19, hors facteurs de co-mortalité, est de l’ordre de 0,45%, celui de la grippe saisonnière étant de 0,35%.

 

 

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Climat: la géo-ingénierie au coeur des futures normes industrielles?

23 Août 2019, 20:55pm

 Climat: la géo-ingénierie au coeur des futures normes industrielles?

AFP, publié le vendredi 23 août 2019 à 15h30

Lutter contre le réchauffement climatique grâce à des technologies expérimentales? L'organisme ISO chargé d'élaborer les normes internationales pousserait les entreprises dans cette direction, au risque de menacer les efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, selon un document que s'est procuré l'AFP.

L'organisation internationale pour la standardisation (ISO), qui comprend 160 Etats membres, élabore les normes internationales pour répondre aux besoins des industries dans une multitude de secteurs.

L'organisme travaille à l'élaboration d'une nouvelle norme destinée à permettre aux entreprises de mesurer leur action climatique. Le texte, à l'état d'ébauche et obtenu par l'AFP, sera examiné lors d'une réunion de travail à Berkeley, en Californie, pour voir "s'il existe un consensus", a fait savoir un porte-parole d'ISO à l'AFP, confirmant l'existence du document.

Selon ce document, les entreprises doivent travailler à "la gestion du forçage radiatif", c'est-à-dire l'équilibre entre le rayonnement solaire et les émissions de rayonnements infrarouges sortant de l'atmosphère, pour stabiliser le climat, mais sans évoquer une température précise.

- Imiter les volcans -

L'accord de Paris sur le climat de 2015 vise à limiter le réchauffement à +2°C par rapport à l'ère pré-industrielle, voire à +1,5°C. Le texte de l'ISO qualifie ces objectifs de "problématiques".

Le texte évoque les "forceurs climatiques" comme le CO2 et d'autres gaz à effet de serre qui contribuent au réchauffement climatique.

Mais le document parle aussi largement des "réfrigérants climatiques", ce qui comprend des technologies de géo-ingénierie à grande échelle pour modifier le climat. 

Il parle spécifiquement de la "gestion des radiations solaires", qui consisterait à injecter du sulfate dans la stratosphère pour refléter l'énergie solaire et diminuer l'impact sur la planète, imitant le phénomène naturel d'une éruption volcanique.

Des études ont démontré que cette méthode pourrait être efficace et relativement peu coûteuse pour endiguer la hausse des températures. Mais des craintes existent concernant des conséquences inattendues que pourrait avoir une telle manipulation de l'atmosphère terrestre, avec à la clé de potentiels risques sur les modèles climatiques ou encore la sécurité alimentaire.

"Il existe vraiment un grand risque quand vous prenez quelque chose d'aussi expérimental, controversé, volatil politiquement et moralement risqué que la géo-ingénierie et que vous en faites le sujet de normes destinées à l'industrie", avertit Carroll Muffet, de l'organisation juridique CIEL (Centre for International Environmental Law).

L'adoption des normes ISO par une entreprise est considérée comme un gage de sérieux, relève-t-elle aussi.

Pour remplir les objectifs de Paris sur le climat, les experts de l'ONU réunis au sein du Giec recommande une réduction immédiate et drastique du recours aux énergies fossiles, avec en ligne de mire zéro émissions nettes d'ici à 2050.

Dans son rapport clé publié en octobre 2018, le Giec intègre la "gestion des radiations solaires" dans ces modèles climatiques. Si cette technologie pourrait être "en théorie efficace", il existe "de larges incertitudes" et des "risques substantiels", soulignent les scientifiques.

La suite sur Actu Orange

 

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Sur la licéité d’une obligation vaccinale anti-Covid

2 Juillet 2021, 15:59pm

Sur la licéité d’une obligation vaccinale anti-Covid

(Définition : La licéité est le caractère de ce qui est conforme à la Loi.)

Article par Philippe Ségur   RDLF 2021 chron. n°20

 

Est-il juridiquement possible de rendre la vaccination anti-covid obligatoire ? En considérant les autorisations de mise sur le marché délivrées pour les vaccins et le droit positif applicable, la réponse paraît négative. En effet, la question de l’obligation vaccinale, bien que souvent évoquée, l’est rarement sous l’angle qui devrait être le sien : celui de l’expérimentation médicale à propos de laquelle les règles du droit de l’Union européenne comme celles du droit français sont clairement établies.

Par Philippe Ségur, Professeur de droit public à l’Université de Perpignan Via Domitia

Quatre vaccins anti-covid sont aujourd’hui autorisés en France : le vaccin Moderna, le vaccin Pfizer & BioNTech (nom de marque : Comirnaty), le vaccin Astrazeneca (nom de marque : Vaxzevria) et le vaccin Johnson & Johnson (nom de marque : Janssen). La vaccination – technique médicale consistant à inoculer une substance capable de procurer une immunité contre une maladie infectieuse – est la réponse prioritairement choisie par les pouvoirs publics français en réponse à la pandémie de covid-19. Devant les résistances d’une partie de la population, la question de savoir s’il ne faudrait pas la rendre obligatoire pour les soignants, voire pour tous les Français, a fait son entrée dans le débat public[1].

De manière générale, l’obligation vaccinale trouve son fondement dans plusieurs textes internationaux et nationaux. Le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels du 16 décembre 1966 prévoit qu’afin de garantir le droit à la santé individuel, les États devront prendre les mesures nécessaires pour assurer « la prophylaxie et le traitement des maladies épidémiques » (art. 12). En France, c’est le ministre chargé de la santé qui élabore la politique de vaccination et la loi qui détermine quels vaccins sont obligatoires. Onze d’entre eux le sont aujourd’hui pour les enfants (art. L3111-2 CSP)[2]. Les professionnels de santé et thanatopracteurs sont également assujettis à certaines obligations vaccinales de même que les voyageurs qui souhaitent se rendre en Guyane. Il est, par ailleurs, admis que « lorsqu’un petit nombre de décès survient dans le cadre d’un programme de vaccination dont le seul but est de protéger la santé de la société en éliminant les maladies infectieuses », cela ne constitue pas une atteinte au droit à la vie protégé par la Convention européenne des droits de l’homme du 4 novembre 1950[3]. Les bénéfices de la vaccination, en effet, ne sont plus à démontrer : elle a permis l’éradication de la variole, une diminution de 99% des cas de poliomyélite entre 1988 et 2016, une réduction considérable des cas de tétanos, rougeole, diphtérie, coqueluche, etc[4]. À l’inverse, la recrudescence de certaines maladies infectieuses létales est liée à la diminution de la couverture vaccinale, ce qui peut justifier de rendre les vaccins obligatoires[5].

 

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La géo-ingénierie ne peut pas réduire le réchauffement climatique

13 Décembre 2013, 21:42pm

Publié par Ciel Voilé

 


05 Décembre 2013

 

http://www.egu.eu/news/88/geoengineering-approaches-to-reduce-climate-change-unlikely-to-succeed/

 

sugutashowers.jpg__728x350_q85_jcrop-2x588x3456x2249.jpg De fortes précipitations peuvent être plus fréquentes dans un monde plus chaud ( Crédit: Annett Junginger, distribué par   imaggeo.egu.eu )

 


Réduire la quantité de lumière solaire atteignant la surface de la planète par la géo-ingénierie ne peut pas annuler le changement climatique. Deux chercheurs allemands ont utilisé une simple analyse de bilan énergétique pour expliquer comment le cycle de l'eau de la Terre réagit différemment à un réchauffement dû au soleil ou bien dû à un effet de serre atmosphérique accru. En outre, ils montrent que vouloir refléter la lumière du soleil pour réduire la température peut avoir des effets indésirables sur les régimes de précipitations de la Terre. Leurs résultats sont à présent publiés dans la dynamique des systèmes de la Terre, une revue à accès ouvert du syndicat européen des géosciences (EGU).


Le réchauffement climatique modifie le cycle de l'eau de la Terre puisque l’évaporation de l’eau dans l’air augmente quand la température s’élève. Une augmentation accrue de l'évaporation peut assécher certaines régions et en même temps entraîner davantage de pluie  dans d'autres régions en raison de l'excès d'humidité dans l'atmosphère. Plus l'eau s'évapore par degré de réchauffement, plus l'influence de la température sur le cycle de l'eau augmente. Mais la nouvelle étude montre que le cycle de l'eau ne réagit pas de la même manière aux différents types de réchauffement.


Axel Kleidon et Maik Renner de l'Institut Max Planck pour la bio-géochimie à Jena en Allemagne, ont utilisé un modèle de bilan énergétique simple pour déterminer la sensibilité du cycle de l'eau à une augmentation de la température de surface due à un effet de serre plus fort ou à une augmentation du rayonnement solaire. Ils ont prédit la réponse du cycle de l'eau dans les deux cas et ont constaté que, dans le premier cas, l'évaporation augmente de 2% par degré de réchauffement et dans le second elle atteint 3 %. Cette prédiction a confirmé les résultats de modèles climatiques beaucoup plus complexes.


«  Ces différentes réponses à un réchauffement de la surface sont faciles à expliquer, » dit Kleidon, qui utilise l’image d’une marmite sur une cuisinière. La température dans la marmite augmente avec un couvercle ou en augmentant le feu - mais ces deux cas diffèrent par la quantité d'énergie qui circule dans la marmite », dit-il. Un effet de serre accru donne un « couvercle» plus épais à la surface de la Terre, mais, s'il n'y a pas de rayonnement solaire supplémentaire (si on n’augmente pas la température du feu),  l'évaporation n’augmente que par une hausse de la température. Faire monter la pression, en augmentant le rayonnement solaire, d'autre part, améliore le flux d'énergie à la surface de la terre en raison de la nécessité d'équilibrer l'apport énergétique supplémentaire par des flux accrus de refroidissement de la surface. En conséquence, l'évaporation augmente et l’effet sur le cycle de l'eau est plus important.


Dans la nouvelle étude de dynamique des systèmes terrestres, les auteurs montrent aussi comment ces résultats peuvent avoir des conséquences profondes pour la géo-ingénierie. De nombreuses approches de géo-ingénierie visent à réduire le réchauffement climatique en réduisant la quantité de lumière solaire atteignant la surface de la Terre (ou, dans l'analogie de la marmite, en réduisant la chaleur du feu.) Mais quand Kleidon et Renner ont appliqué leurs résultats à un tel scénario de la géo-ingénierie, ils ont découvert que des changements simultanés dans le cycle de l'eau et l'atmosphère ne peuvent être compensés dans le même temps. Par conséquent, renvoyer la lumière du soleil par la géo-ingénierie ne peut pas rendre à la planète son climat d'origine.

 

pot_analogy.png__480x480_q85.jpg


« C'est comme mettre un couvercle sur la marmite et baisser le feu en même temps », explique Kleidon. « A  la cuisine, en agissant ainsi, vous pouvez réduire votre facture d'énergie, mais, dans le système Terre, cela ralentit le cycle de l'eau avec de  larges conséquences potentielles.» dit-il.


La perspicacité de Kleidon et Renner vient de l’observation des processus qui réchauffent et refroidissent la surface de la Terre et comment ils changent lorsque la surface se réchauffe. L'évaporation en surface joue un rôle clé, mais les chercheurs ont également pris en compte la façon dont l'eau qui s’évapore, est transportée dans l'atmosphère. Ils ont combiné les conditions d'équilibre énergétique simples avec une hypothèse physique sur la façon dont la vapeur d'eau est transportée, et ils ont séparé les contributions de réchauffement de la surface par le rayonnement solaire et par l'augmentation des gaz à effet dans l'atmosphère afin d'obtenir les deux sensibilités. Un des référents pour l’article a commenté: « C'est un résultat étonnant qu'une analyse si simple donne les mêmes résultats que les modèles climatiques. »


Ce communiqué de presse est basé sur les documents fournis par l'Institut Max Planck de bio-géochimie. Cette recherche est présentée dans le document « Une explication simple pour la sensibilité du cycle hydrologique de la température de surface et le rayonnement solaire et de ses incidences sur le changement climatique mondial », publié dans l'EGU revue à accès libre Système Dynamique de la Terre le 05 Décembre 2013.

http://www.earth-syst-dynam.net/4/455/2013/esd-4-455-2013.html

 

Le site internet de la revue : (http://www.earth-system-dynamics.net). 

 


La citation complète : Kleidon, A. et Renner, M.: Une explication simple de la sensibilité du cycle hydrologique de la température et du rayonnement solaire et de ses incidences sur le changement climatique mondial, la Terre Syst surface. . Dynam, 4, 455-465, doi: 10.5194/esd-4-455-2013 2013. L'équipe est composée de Axel Kleidon et Maik Renner de l'Institut Max Planck pour la bio-géochimie (Jena, Allemagne.)


Le syndicat européen des géosciences ( www.egu.eu ) est le premier syndicat des géo-sciences d’Europe, consacré à la poursuite de l'excellence dans les sciences de la Terre, de la planète, et de l'espace, pour le bénéfice de l'humanité, dans le monde entier. C’est une association interdisciplinaire de scientifiques, à but non lucratif, fondée en 2002. L' EGU dispose actuellement d'un portefeuille de 15 revues scientifiques diverses, qui utilisent un format d'accès ouvert et innovant, et organise un certain nombre de réunions thématiques, et des activités d'éducation et de sensibilisation. Son assemblée générale annuelle est le plus grand et le plus important événement de géosciences européen, attirant plus de 11 000 scientifiques du  monde entier. Les séances de la conférence couvrent un large éventail de sujets, y compris la volcanologie, l'exploration planétaire, la structure interne de la Terre et de l'atmosphère, le climat, l'énergie et les ressources. L’assemblée générale de l’EGU en 2014 se déroulera à Vienne en Autriche, du 27 Avril au 2 mai 2014.
 

Liens :
Contact

Axel Kleidon
Max Planck Institute for Biogeochemistry
Jena, Germany
Tel.: +49-3641-576217
Email:
akleidon@bgc-jena.mpg.de

Bárbara Ferreira
EGU Media and Communications Manager
Munich, Germany
Tel: +49-89-2180-6703
Email:
media@egu.eu

 

 

 

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Géo-ingénierie : la vraie menace pour le climat

21 Février 2013, 12:35pm

Publié par Ciel Voilé

 

 

                                                       

James Corbett, le 13 février 2013

 

http://www.corbettreport.com/geoengineering-the-real-climate-change-threat/ 


Depuis des décennies, on nous dit de craindre les effets à long terme sur le climat du dioxyde de carbone émis par l'homme. Apparemment tous les jours une nouvelle tempête, sécheresse, vague de chaleur ou de froid est annoncée aux informations. Et des scientifiques financés par notre gouvernement, nous avertissent que ce genre de choses se produira à l’avenir si notre production de CO2 ne diminue pas.


Le problème, bien sûr, c'est que ce canular scientifique se propage parce que le public est ignorant de la science qu’il implique, ou plutôt de son inconsistance scientifique. Les modèles et les prévisions utilisées pour effrayer le public en lui faisant croire que le CO2 est le moteur du climat et continuera de l’être d’une façon de plus en plus dangereuse, ont en commun d'être universellement faux, leurs prévisions de tendances sur les 15 dernières années sont fausses, pourtant, on nous demande toujours de croire à la validité à long terme de ces mêmes modèles falsifiés.


Comme Robinson et al. le remarquent dans leur étude de 2007, « Les effets environnementaux d’une hausse du dioxyde de carbone dans l’atmosphère », publié par l'Institut de sciences et de médecine de l’Oregon, « Les prédictions d’effets climatiques nuisibles dûs aux utilisations futures en hausse des hydrocarbures et des gaz à effet de serre comme le CO2 ne sont pas conformes à la connaissance expérimentale actuelle. »


Toujours en 2007, J. Scott Armstrong, chercheur à l'Université de Pennsylvanie et auteur de « Prévision à longue échéance », un manuel de référence sur les principes de la prévision, co-auteur d'un audit des procédures utilisées par le GIEC pour prédire le réchauffement planétaire, estime que ces procédures violent 72 des 89 principes pertinents de la prévision scientifique


L'an dernier, le Journal de la recherche en géophysique de l’atmosphère, a publié une étude montrant que l'examen des modèles de prévision climatique des périodes de moins de 30 ans à l'échelle géographique des continents sont truffés d'inexactitudes.


Plus tôt cette année, le bureau Met du Royaume-Uni a été contraint de revoir à la baisse les prévisions de hausse de la température pour les quatre prochaines années après avoir constaté  que les températures mondiales annuelles n’avaient pas augmenté depuis 15 ans. Ironiquement, cet écart par rapport aux augmentations de température en continu qui avaient été prédites par les alarmistes du CO2 est désormais attribué à la «variabilité naturelle», y compris « les cycles de variations de l'activité solaire», qui se sont échappés des ébauches du rapport du GIEC AR5 pour l’année prochaine, car ils ont été largement sous-estimés. »


Malheureusement, les prédictions alarmistes, le battage médiatique trompeur sur cette question sont devenus tellement intériorisés qu’une partie de la population  est maintenant prête à se demander si chaque événement dans notre galaxie n’est pas le résultat du dioxyde de carbone, même le passage d’astéroïdes près de la Terre.

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Que tant de gens focalisent autant de temps et d'attention sur ce problème du dioxyde de carbone, un gaz trace dans l'atmosphère, dont la présence n’est que très partiellement due à l'homme, est dans l’ordre des choses. Des scientifiques, des experts, des écrivains et des hommes d'affaires ne font que répondre aux incitations du marché qui sont en jeu. Les gouvernements et les universités du monde entier déversent désormais des milliards de dollars par an en subventions pour financer la recherche liée à la menace supposée de CO2, et des industries entières telles que le commerce du carbone et la séquestration du carbone, se développent en réponse à cet intérêt. Tout simplement, trop d'argent et de pouvoir politique potentiel sont en jeu face à la menace du réchauffement climatique pour que l’on révèle que ce n’est qu’une fausse alerte.


Cependant, une des possibilités les plus inquiétantes qui ressort de cette tendance, est la légitimation politique d'un concept qui, ironiquement, peut devenir une véritable menace pour notre environnement: la géo-ingénierie.


La pratique de la géo-ingénierie date maintenant de plus d'un demi-siècle. Dès les années 1940, le mathématicien américain John Von Neumann faisait des recherches sur la modification du climat et ses utilisations potentielles dans la guerre climatique pour le ministère américain de la Défense. Dans les années 1950 les premières expériences pour faire tomber la pluie ont été réalisées par Wilhelm Reich et, en 1956, le Dr Walter Russell écrivait sur la possibilité de contrôle total de la météo.


Dans les années 1960, le docteur Bernard Vonnegut, frère du célèbre écrivain, a considérablement amélioré les techniques alors en usage en employant des cristaux d'iodure d'argent dans le mélange de l'ensemencement de nuages. Les qualités hygroscopiques de l’ iodure d'argent et sa structure cristalline assurent la liaison rapide des particules d'eau ( Il devient agent de nucléation). Comme le souligne le récent documentaire Skywatcher, le processus d'ensemencement des nuages ​​est désormais si largement et couramment employé qu'il a des effets profonds sur notre climat.


Comme le CO2 n'est pas le problème, on l’associe à  l'avènement des technologies modernes de modification artificielle du temps dans les programmes de recherche du Département de la Défense. Il est impossible de ne pas enquêter sur les liens possibles entre l’emballement actuel pour la géo-ingénierie et le complexe militaro-industriel. L'année dernière, j'ai eu la chance de parler au professeur Michel Chossudovsky du Centre de recherche sur la mondialisation, sur le passé, le présent et l'avenir de la technologie de guerre climatique.


Les avantages militaires potentiels en temps de guerre du déploiement de technologies de modification du climat sont évidents. En fait, ils vont tellement de soi que, comme le note le professeur Chossudovsky, l'ONU a été contrainte d'introduire une convention en 1977, interdisant l'utilisation de la technologie de modification de l'environnement en temps de guerre. Les Etats-Unis ont ratifié cette convention en 1980.


D'autres avantages potentiels du déploiement de cette technologie semblent s'imposer dans la sphère monétaire. Tant d'événements dans le cadre de l'activité humaine peuvent être prévus à  court terme sur les phénomènes météorologiques et à long terme sur les phénomènes climatiques que la capacité à les déterminer (ou même à les influencer) pourrait s’avérer extrêmement précieuse. Les compagnies d'assurance, par exemple, risquent de perdre des milliards (et le secteur de la reconstruction risque de les gagner) à chaque fois qu’une forte tempête touche des zones peuplées.

 

Donc, il n’est pas surprenant qu’un marché des « produits dérivés climatiques» se soit développé, permettant effectivement à de grandes institutions financières de spéculer sur la météo. Et ce n’est pas une surprise que ce marché ait été en grande partie lancé par cette entreprise frauduleuse que fut Enron.


L'année dernière, j'ai eu l’opportunité de discuter avec un chercheur, Peter Kirby, de la participation d'Enron aux « produits dérivés climatiques » et des sommes énormes investies dans des projets de géo-ingénierie sans que le public en soit informé.


Même en supposant que les technologies de modification du climat ne soient pas actuellement utilisées aux fins de guerre climatiques ou à des manipulations du marché, les risques potentiels de tels abus, à eux seuls, devraient être amplement suffisants pour nous dissuader de poursuivre ces technologies. Plus inquiétantes encore, peut-être, sont les véritables  répercussions inconnues à ce jour des effets à long terme de ces technologies sur notre environnement.


Ironie du sort, ceux qui nous avertissent des conséquences potentiellement désastreuses du changement climatique d'origine humaine pourraient avoir raison dans leur évaluation après tout. Mais au final, il se pourrait bien que le vrai coupable du réchauffement climatique ne soit pas le CO2 d'origine humaine dont ils s’inquiètent, mais la géo-ingénierie proposée comme « solution » à ce problème.

 

 

 

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La guerre des climats - article de Science et Vie de mars 1958

3 Septembre 2019, 18:42pm

La guerre des climats - article de Science et Vie de mars 1958

Science et Vie n° 286, mars 1958 -https://archive.org/details/SV486 - Open source

 

La guerre des climats

 

Coup sur coup, les grands empires de la nature capitulent devant la science de l’homme. Cette année pourrait être l’année critique où les forces de l’atmosphère elles-mêmes devront se soumettre. Que fera l’homme de cette nouvelle conquête ?

Il y a quelques années, notre collaborateur Camille Rougeron, révélait dans son ouvrage, La prochaine guerre, les conditions de ce qu’il appelait déjà la guerre des climats. « Il suffirait, écrivait-il alors, que le Soudan décide l’irrigation intensive de son territoire au moyen de l’eau emmagasinée dans les barrages du Nil, pour que le régime de l’Égypte avec ses 34 mm d’eau annuels au Caire devienne celui de la plupart des territoires du Sud. L’ensemencement systématique en neige carbonique ou en iodure d’argent des formations nuageuses entre l’Islande et les Açores permettrait de transformer l’Ukraine en steppe semi-désertique en ramenant ses précipitations de 500 mm à 250 ou 162 mm qui sont les « taux » habituels de Stalingrad et d’Astrakan. Le même contrôle océanique étendu à décembre et janvier réduirait à presque rien l’enneigement de l’Europe orientale et, renforçant ainsi l’action du gel dans les régions continentales, interdirait toute possibilité de culture hivernale au-delà du rideau de fer. Seules les îles et presqu’îles étroites de la zone tropicale échapperaient aux risques d’une guerre météorologique... » Les dangers d’un tel conflit sont donc bien pensés. Formons le vœu que rien n’y conduise dans les années à venir et donnons aujourd’hui la parole aux techniciens américains qui, selon notre confrère Newsweek se sont penchés sur ces problèmes.

 

Avec des Si et des Mais...

 

Si l’Espagne avait réussi à calmer la tempête qui décima l’invincible Armada dans la Manche en 1588 les deux Amériques ne parleraient pas espagnol ?

Si les fières Légions napoléoniennes avaient su paralyser l’Allié secret de la Russie, le « Général hiver » comment se présenterait la carte de l’Europe ?

Si les Allemands avaient pu commander à l’ouragan de démembrer les forces alliées d’invasion au large de la Normandie, le 6 Juin 1945, quelle aurait été l’issue de la deuxième guerre mondiale ?

C’est un genre de spéculations qui a toujours agité les stratèges du « Café du commerce ». Avec des si et des mais, on dispose du sort des batailles et on refait l’histoire.

Jusqu’ici l’homme était à la merci de la Nature, les caprices du temps commandaient. Il semble que cela va changer. Les techniciens américains et russes ont engagé un « sprint » effréné pour la conquête de la météorologie bouton. Qui arrivera le premier dans cette course périlleuse à la domestication des climats ?

-Une nation ennemie des USA ? Ce serait une catastrophe, a déclaré l’autre semaine, le capitaine Orville qui préside le comité consultatif sur le contrôle climatique à la Maison Blanche. La guerre atmosphérique serait plus redoutable qu’un conflit atomique !

Et, de son côté, Le professeur Houghton de l’institut de technologie du Massachussetts, a affirmé :

« Je frémis à la pensée que les russes pourraient découvrir avant nous un moyen efficace de contrôler le temps. Même pacifique, une tentative de leur part d’améliorer le climat de la Russie se traduirait par des modifications désastreuses de notre propre « régime » et déséquilibrerait notre économie. »

 

Propos en l’air ? Pas du tout

 

Le temps qu’il fait sur la planète est fonction de ce qui se passe dans une couche relativement mince de notre basse atmosphère épaisse de 14 kms seulement et est déterminé par l’équilibre extrêmement délicat qui existe entre certaines forces terrestres et cosmiques.

On sait que les rayonnements solaires ont pour effet d’entretenir la vie à la surface du globe; certains réchauffent le sol d’autres, réfléchis, réchauffent l’air, d’autres encore provoquent l’évaporation de l’eau des océans, des lacs et des rivières. Au-dessus de nos têtes, tel le toit de verre d’une gigantesque serre chaude, l’atmosphère retient la chaleur du jour et empêche le rayonnement diurne de se dissiper pendant la nuit. Cet équilibre calorifique, s’alliant à la rotation terrestre, anime les puissants courants marins et les formidables mouvements d’air qui décident du temps présent.

Or, voilà que l’heure est venue pour l’homme de mettre à profit ces phénomènes en utilisant des techniques de plus en plus perfectionnées.

Première tentative les américains envisagent d’améliorer les méthodes actuellement connues d’ensemencement des nuages (pour obtenir artificiellement de la pluie) afin de camoufler leurs voies aériennes, en cas de guerre, et de « masquer » les territoires ennemis sous un voile opaque de précipitations diverses.

 

Une mer imperméable

 

Second projet plus pratique. De vastes régions enneigées pourraient être récupérées en saupoudrant leur surface de suie ou de noir de fumée. Elles absorberaient ainsi davantage de chaleur solaire, entreraient en fusion et pourraient être rendues aux travaux agricoles.

Autres desseins. Dans un monde où l’eau est en train de devenir une « denrée » de plus en plus précieuse, il est du plus grand intérêt de pouvoir contrôler la balance d’humidité entre l’air, la terre et la mer. Le laboratoire expérimental d’études géophysiques de Denver a mis au point une substance inoffensive et insipide (l’hexadécanol, que l’on trouve dans le rouge à lèvres) dont l’effet, si on l’étend sur les masses d’eau comme une pellicule, est de réduire leurs évaporations. En imperméabilisant ainsi la surface on pourrait priver les régions littorales de toute humidité !

On a également beaucoup parlé d’utiliser la bombe à hydrogène pour briser les ouragans. Mais les experts pensent maintenant que d’autres moyens seraient plus efficaces et que la bombe H a de meilleurs emplois ! L’été prochain, la météo américaine essaiera pour la première fois de détourner la furie des vents par des courants ascendants d’air chaud; elle versera de l’huile à des points stratégiques de la mer, et y mettra le feu, créant de la sorte de vastes brasiers marins qui serviront à créer des courants ascendants formant barrage.

 

H pourrait « souffler » les monts

 

Quant à la bombe H, elle pourrait servir à décapiter les montagnes et dévier la route des vents. L’Atomic Energy Commission étudie le moyen de redessiner d’un seul coup des kilomètres carrés de paysage, en utilisant la bombe « propre » qu’on essaie de mettre au point. Les habitants de Los Angeles qui sont littéralement asphyxiés par les poussières industrielles, prévoient déjà qu’une fois rasées, les crêtes de montagnes des alentours de nouveaux vents apporteraient l’air pur et chasseraient les fumées.

 

Mais les projets les plus spectaculaires sont l’Arctique et l’Antarctique, les « chambres frigorifiques » du monde où sont fabriqués les grands froids de la Terre. Les météorologistes n’ignorent pas qu’en modifiant le volume et la forme des calottes glaciaires des pôles, on changerait le reste du monde. Si on arrivait à dégeler la région du pôle Nord le niveau des océans monterait, estime-t-on, de 15 à 30 m, inondant New York, Londres, Le Havre et différents autres ports de l’hémisphère Nord.

 

Deux moyens ont été préconisés pour agir sur les masses polaires, le premier consiste à utiliser l’énorme effet de torche à souder que représenteraient des dizaines et des dizaines d’explosions atomiques sous lesquelles les épais glaciers fondraient, le second est représenté par un système de barrages, de canaux, de digues qui permettraient d’orienter les courants chauds de l’océan vers les champs de glace de l’Arctique.

 

Ne jouons pas avec la glace !

 

Les Russes s’intéressent depuis longtemps à la partie septentrionale du monde pour des raisons stratégiques et aussi parce que leur territoire donne largement sur le cercle polaire. Le docteur Harris Wexler, chef de la recherche à la météo américaine, a récemment mis en lumière les effets soviétiques : «  Leur point fort est la météorologie polaire. Le nombre d’atterrissages qu’ils ont fait dans l’Arctique est phénoménal, ils ont littéralement couvert chaque pouce du bassin arctique jusqu’à 160 km du continent nord-américain. Nos efforts sont insignifiants en comparaison. Les Russes ont également réalisé d’excellents travaux en climatologie et en physique des nuages. Ils possèdent de bien meilleures installations que nous pour étudier le temps.

 

L’alarme est donnée…

 

Le capitaine Orville, dans son rapport, demande avec insistance que le gouvernement apporte tout son appui aux recherches météorologiques fondamentales. Il suggère qu’on s’intéresse en priorité aux secteurs particulièrement critiques : étude des effets solaires sur le temps, des courants d’air, des mouvements de nuages, de l’origine des orages. Parfaitement convaincu que le temps pourra être contrôlé par l’homme d’ici vingt ans au plus tard, Orville juge qu’une coopération internationale est indispensable dans ce domaine.

 

Cependant de nombreux savants paraissent moins décidés à aller de l’avant. Ils estiment qu’en dépit de tous les instruments que la science et la technique ont mis à sa disposition - les fusées, les radars, les cerveaux électroniques - la météorologie est restée une science très imprécise. Avant d’intervenir pour augmenter l’absorption des rayons solaires avec du noir de fumée ou arrêter l’évaporation des mers, l’homme devrait être bien sûr des effets qu’il obtiendra.

 

François HALLOUET

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