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Ciel Voilé

Résultat pour “effet secondaire en attente”

Les agriculteurs américains contraints de détruire leurs productions

30 Avril 2020, 07:40am

Les agriculteurs américains contraints de détruire leurs productions

https://dianeravitch.net/2020/04/27/in-america-farmers-destroy-their-crops-while-people-are-starving/

Traduction Ciel voilé

 

Selon le New York Times, les agriculteurs détruisent leurs productions agricoles parce que la demande a chuté en raison de la fermeture de restaurants pour cause de pandémie.

 

Le New York Times rapporte :

 

Dans le Wisconsin et l'Ohio, les agriculteurs déversent des milliers de litres de lait frais dans des lagunes et des fosses à fumier. Un agriculteur de l'Idaho a creusé d'énormes fossés pour enterrer un million de livres d'oignons. Et dans le sud de la Floride, une région qui fournit une grande partie de la moitié Est des Etats-Unis en produits agricoles, des tracteurs sillonnent les champs de haricots et de choux, labourant et détruisant des légumes parfaitement mûrs.

 

Après des semaines d'inquiétude face aux pénuries dans les épiceries et de folles bousculades pour trouver la dernière boîte de pâtes ou le dernier rouleau de papier toilette, nombre des plus grandes exploitations agricoles du pays sont aux prises avec un autre effet épouvantable de la pandémie. Elles sont contraintes de détruire des dizaines de millions de livres de nourriture fraîche qu'elles ne peuvent plus vendre.

 

La fermeture de restaurants, d'hôtels et d'écoles a laissé certains agriculteurs sans acheteurs pour plus de la moitié de leurs récoltes. Et alors même que les détaillants constatent des pics dans les ventes de denrées alimentaires aux américains qui prennent désormais presque tous leurs repas à la maison, ces augmentations ne suffisent pas à absorber la totalité des denrées périssables qui ont été plantées il y a quelques semaines et qui sont destinées aux écoles et aux entreprises.

 

La quantité d'aliments jetés est consternante. La plus grande coopérative laitière du pays, Dairy Farmers of America, estime que les agriculteurs déversent jusqu'à 3,7 millions de gallons de lait chaque jour ( 16,8 millions de litres). Un seul transformateur de poulets écrase 750 000 œufs non éclos chaque semaine.

 

De nombreux agriculteurs disent avoir donné une partie des surplus aux banques alimentaires et aux programmes de repas à domicile, qui ont été submergés par la demande. Mais il n'y a qu'une quantité limitée de denrées périssables que les organisations caritatives disposant d'un nombre limité de réfrigérateurs et de bénévoles peuvent absorber.

 

Et les coûts de la récolte, de la transformation et du transport des produits et du lait vers les banques alimentaires ou d'autres régions dans le besoin mettraient encore plus à contribution les exploitations agricoles qui ont vu disparaître la moitié de leurs clients payants. L'exportation d'une grande partie des excédents alimentaires n'est pas non plus envisageable, selon les agriculteurs, car de nombreux clients internationaux sont également aux prises avec la pandémie et les récentes fluctuations monétaires rendent les exportations non rentables.

 

« C'est déchirant », a déclaré Paul Allen, copropriétaire de R.C. Hatton, qui a dû détruire des millions de livres de haricots et de choux dans ses fermes du sud de la Floride et de la Géorgie.

Dans le Delaware et le Maryland, deux millions de poulets seront « euthanasiés », tués par l'agrobusiness, car de nombreuses usines de transformation sont fermées à cause du virus. Les poulets seront tués et éliminés, sans jamais atteindre les affamés. Si vous êtes déjà allé au Delmarva, la petite région où convergent le Delaware, le Maryland et la Virginie, vous avez vu les unités où les poulets sont éclos et confinés jusqu'à leur abattage. Les pattes des poulets ne touchent jamais le sol. Les lumières de ces unités sont allumées 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, pour accélérer leur croissance. C'est le pire de l'agrobusiness. Une fois que vous aurez vu ces endroits, vous éviterez d'acheter des poulets produits dans ces conditions inhumaines, comme des plantes.

 

Mais en même temps, les habitants des pays pauvres sont proches de la famine en raison de l'absence de réserves alimentaires. C'est ce qu'a également rapporté le New York Times quelques jours après l'article sur la destruction de leurs produits par les agriculteurs :

 

Le chef de l'agence alimentaire des Nations Unies a averti mardi que, alors que le monde est confronté à la pandémie de coronavirus, il est également « au bord d'une pandémie de faim » qui pourrait conduire à « de multiples famines de proportions bibliques » dans quelques mois si des mesures immédiates ne sont pas prises.

 

Le directeur exécutif du Programme Alimentaire Mondial (PAM), David Beasley, a déclaré au Conseil de sécurité des Nations Unies qu'avant même que COVID-19 ne devienne un problème, il disait aux dirigeants mondiaux que « 2020 serait confrontée à la pire crise humanitaire depuis la Seconde Guerre mondiale ». C'est à cause des guerres en Syrie, au Yémen et ailleurs, des essaims de criquets en Afrique, des fréquentes catastrophes naturelles et des crises économiques, notamment au Liban, au Congo, au Soudan et en Éthiopie, a-t-il dit.

 

M. Beasley a déclaré qu'aujourd'hui, 821 millions de personnes se couchent chaque soir le ventre vide dans le monde entier, 135 millions de personnes supplémentaires sont confrontées à « des niveaux de famine ou pire », et une nouvelle analyse du Programme alimentaire mondial montre qu'à cause du COVID-19, 130 millions de personnes supplémentaires « pourraient être poussées au bord de la famine d'ici la fin 2020 ».

 

Il a déclaré lors de la conférence vidéo que le PAM fournit de la nourriture à près de 100 millions de personnes chaque jour, dont « environ 30 millions de personnes qui dépendent littéralement de nous pour rester en vie ».

 

Beasley, qui se remet du COVID-19, a déclaré que si ces 30 millions de personnes ne peuvent pas être atteintes, « notre analyse montre que 300 000 personnes pourraient mourir de faim chaque jour sur une période de trois mois » - et cela n'inclut pas l'augmentation de la famine due au coronavirus.

« Dans le pire des cas, nous pourrions être confrontés à la famine dans une trentaine de pays, et en fait, dans 10 de ces pays, nous avons déjà plus d'un million de personnes par pays qui sont au bord de la famine », a-t-il déclaré.

 

Selon le PAM, les dix pays qui connaîtront les pires crises alimentaires en 2019 sont le Yémen, le Congo, l'Afghanistan, le Vénézuela, l'Éthiopie, le Sud-Soudan, la Syrie, le Soudan, le Nigeria et Haïti.

 

Dans notre propre pays, des millions de personnes souffrent de la faim et se nourrissent dans des banques alimentaires gratuites.

 

Le Washington Post a rapporté il y a quelques jours ce paradoxe des agriculteurs qui détruisent leurs récoltes alors que les gens ont faim :

 

Les agriculteurs du Upper Midwest euthanasient leurs bébés cochons parce que les abattoirs font marche arrière ou ferment, tandis que les propriétaires de laiteries de la région déversent des milliers de litres de lait par jour. À Salinas, en Californie, des rangées de salades à maturité, de laitues romaines et de laitues à feuilles rouges se ratatinent sous le soleil du printemps, attendant d'être remises en terre.

 

Des images de drones montrent une file de voitures de 2,5 km de long attendant leur tour dans une banque alimentaire de Miami. À Dallas, les écoles servent bien au moins 500 000 repas chaque jour de service, les voitures roulant lentement devant des caisses de glace et des sacs isothermes tandis que les employés des services alimentaires, les bénévoles et les enseignants remplaçants passent le lait et les paquets de repas par les fenêtres.

 

Une personne ou une agence brillante pourrait certainement trouver le moyen de faire parvenir nos récoltes et nos produits excédentaires aux américains affamés et aux habitants des nations qui font face à une famine massive.

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FÊTE DE LA TERRE MÈRE 2020 - QUESTIONS À VANDANA SHIVA !

22 Avril 2020, 17:39pm

Publié par PBME

FÊTE DE LA TERRE MÈRE 2020 - QUESTIONS À VANDANA SHIVA !

FÊTE DE LA TERRE MÈRE 2020 - QUESTIONS À VANDANA SHIVA !

 

Mouvement Planétaire pour la Terre Mère www.pbme-online.org – Le 21 avril 2020

 

Pourquoi le Mouvement Planétaire pour la Terre Mère ne signe pas le « Communiqué de la Journée de la Terre - 22 avril 2020 » sur « Faire la paix avec la Terre » par le Dr. Vandana Shiva

 

Le 19 avril 2020, nous, le Mouvement Planétaire pour la Terre Mère, PMME, basé en Autriche, avons reçu une lettre de Vandana Shiva, incluant son communiqué pour la Journée de la Terre du 22 avril, pour signature par notre organisation.

 

Nous n'allons cependant pas signer ce document. Pourquoi ?

 

Le Mouvement Planétaire pour la Terre Mère ne signera pas ce communiqué, parce qu'il ne parle même pas des plus dangereuses des forces qui détruisent la Terre Mère, sans les mentionner en ce qui concerne les technologies les plus agressives utilisées comme armes.

 

Elles ne sont présentes dans aucune partie du communiqué. Pourquoi ?

 

Le Dr. Vandana Shiva les connait depuis longtemps, comme elle me l'a dit. Elle a été l'une des premières à lire le livre du Dr Rosalie Bertell, publié en 2000 sous le titre « Planète Terre, la dernière arme de guerre ». Ce livre retrace l'histoire de 60 ans, aujourd'hui 80 ans, d'invention de technologies de guerre environnementale telles la « géo-ingénierie » qui utilisent, changent et appliquent les énergies de notre planète pour les transformer en armes de destruction massive et en une nouvelle machine de guerre gigantesque au service du complexe militaro-industriel (Bertell 2000). Ce livre contient la description de toutes les méthodes développées pour influencer le temps par des « guerres météorologiques » de toutes sortes, de la chaleur au froid, des sécheresses aux

des inondations, ou au maintien de conditions météorologiques anormales pendant une longue période. Il explique comment produire des catastrophes apparemment naturelles de tous types, et comment utiliser des « armes à plasma » pour les produire. Il parle des systèmes de vie de notre planète, de leur fonctionnement et de la manière dont ils peuvent être influencés par la technologie des « chauffages ionosphériques », etc.

 

Lorsque nous avons pris connaissance de ce livre en 2010, nous avons été profondément choqués par celui-ci et avons fondé le PMME afin de diffuser ces nouvelles connaissances partout sur terre. Nous avons traduit le livre en allemand - puis dans d'autres langues - et avons invité Vandana Shiva, en raison de son engagement, à devenir membre de notre Conseil international et à écrire une préface pour l'édition allemande (Shiva in Bertell 2011-2018). Elle a accepté, bien que je me demande encore pourquoi, car elle n'a jamais réagi officiellement au livre de Bertell avant ou après avoir contribué à sa préface !

 

Les questions à Vandana Shiva

 

1. En tant que physicienne et esprit très clair, vous avez comprises les révélations de Bertell sur la géo-ingénierie et ses effets prévus sur la météo, le climat, l'atmosphère, le sol, les océans, sur les plantes et les animaux ainsi que sur nous, les humains ! Pourquoi n'avez-vous pas abordé ces questions dans votre propre travail ? Le communiqué ne les mentionne pas non plus.

 

 

2. Lorsque le débat sur le changement climatique a touché davantage le grand public, et que l'idée que le CO2 en serait la principale raison a pris de l'ampleur, vous n'avez pas élevé la voix pour dire que vous connaissiez une meilleure explication, à savoir la géo-ingénierie militaire. Au contraire, vous avez rejoint le chœur des combattants du CO2 et de Greta Thunberg, bien que vous sachiez mieux que quiconque que le CO2 est un gaz naturel, nécessaire aux plantes pour fabriquer l'oxygène que nous respirons, et qu'il n'est donc pas du tout notre ennemi ni celui de la nature. Pourquoi avez-vous maintenu l'alerte au CO2 et continué à le faire comme le montrent les différentes parties du communiqué ?

 

 

3.Lors de la réunion du Right Lifelihood Award (RLA), en 2010, en Allemagne, Rosalie et vous étiez présentes, tous deux en tant qu'anciennes lauréates de l'ADFR. Rosalie a lancé une pétition à signer par les gagnants du RLA présents, et tous ont signé, y compris vous. Voici le texte : « C'est moralement répréhensible et cela constitue un crime contre l'humanité et la Terre d'interférer avec le fonctionnement normal du système planétaire - de provoquer ou d'aggraver des tempêtes, des ouragans, des tsunamis, des moussons, des glissements de boue, des courants d'air, des inondations, des tremblements de terre ou des éruptions volcaniques ». Et Rosalie a crié avec colère au sujet du débat sur le CO2, pour que tout le monde l'entende : « Ce n'est pas le CO2, c'est l'armée ! » Alors, pourquoi avez-vous continué à cacher ces connaissances au lieu d'utiliser votre expertise et votre rôle dans le monde pour en parler haut et fort ?

 

 

4. Pourquoi nous avez-vous proposé, à nous, le PMME, de signer le communiqué de 2020, alors que vous saviez que nous étions les plus critiques à l'égard du mouvement du CO2 qui cache la question la plus importante d'aujourd'hui, la géo-ingénierie militaire ? N'avez-vous jamais regardé nos lettres d'information, d'autres documents et les deux lettres ouvertes à Greta Thunberg, bien que vous soyez toujours membre de notre Conseil international ?

 

 

5.Dans le communiqué qui prétend « faire la paix avec la terre » sans parler des horreurs croissantes qui lui sont infligées par la géo-ingénierie militaire alors que vous êtes au courant, vous donnez une image rose d'un autre monde et de l'agriculture sans expliquer comment cela serait possible. Parce que l'atmosphère est manipulée et empoisonnée de nombreuses manières qui appauvrissent, par exemple, la couche d'ozone (cette réalité a déjà été démontrée par Rosalie Bertell) en laissant la chaleur toxique des rayons UV atteindre le sol. Enfin, il y a l'installation de milliers de satellites 5G dans l'espace, ce qui constitue une grande menace pour toute vie sur la planète. Pourquoi n'informez-vous pas les gens en évitant de parler des problèmes réels auxquels ils sont confrontés ?

 

 

6. Vous ne mentionnez pas non plus les énormes intérêts et forces politiques derrière les mouvements de « justice climatique » du CO2 qui ne vont pas du tout dans le sens de l'alternative que vous promouvez. Avec le soi-disant « Green New Deal », les plus grandes coopérations mondiales, les institutions financières, le Forum Economique Mondial en liaison avec l'ONU, le soi-disant « complexe industriel à but non lucratif », sont maintenant sur le point de marchandiser et de détruire l'ensemble du monde naturel sous prétexte de le sauver. La demande de « net-zéro » sera, sous le prétexte de sauver la planète, en pratique responsable de la financiarisation, de la privatisation et de la destruction de celle-ci. De nouvelles technologies, en partie tirées de l'arsenal de la géo-ingénierie et propagées sous la prétention de « restauration du climat », telles que la capture et le stockage du carbone ou la gestion des radiations solaires et d'autres technologies dérivées de la nature ou militaires, sont censées être utilisées, impliquant la pulvérisation de l'atmosphère avec des aérosols métalliques et chimiques de taille nanométrique (Gestion du Rayonnement Solaire), le défrichement des forêts, la prise de contrôle des terres agricoles pour y faire pousser des cultures génétiquement modifiées destinées à produire du carburant, le brûlage des arbres et des cultures comme source d'énergie, et enfin l'enfouissement du dioxyde de carbone dans le sol (séquestration du carbone). Le Green New Deal doit donc être considéré comme un coup d'État pour monétiser toute la nature et la planète entière, en les transformant en capital. Néanmoins, soutenez-vous réellement ce « Green New Deal » ?

 

 

7.Enfin, il se passe la même chose avec le COVID-19, comme s'il s'agissait d'un avertissement de Mère Nature et qu'il n'avait rien à voir avec la politique et les nouvelles technologies génétiques que vous devez connaître. Entre-temps, les politiques COVID-19 ont déjà conduit au blocage de la démocratie et des droits de l'homme partout dans le monde, et vous vous comportez comme si ce blocage ne pouvait pas être utilisé pour empêcher que tout ce qui est raisonnable se produise comme vous le proposez. Le verrouillage de Covid-19 va agir comme un garde-fou pour non seulement imposer la création de nouveaux marchés pour les entreprises, mais aussi, sous le terme de « 4ème révolution industrielle », nous forcer à utiliser des technologies qui vont causer d'énormes dégâts politiques, sociaux, humains et environnementaux afin d'obtenir le contrôle de toute vie sur la planète.

 

 

Alors, pourquoi excluez-vous de votre communiqué les dangers réels pour la société, la nature, la vie et la planète, tant technologiques et économiques que politiques ?

 

Pour le PMME :

Claudia von Werlhof, chef d'équipe, avec Mag. Maria Heibel, Prof. Dr. Dietmar Salamon, Mag. Mathias Weiss, Dr. MMag. Simone Wörer

 

 

Notes

Bertell, Rosalie, 2000 : Planète Terre. The Latest Weapon of War, Londres, The Women's Press

Shiva, Vandana, 2011/2013/2016/2018 : Vorwort, in Bertell, Rosalie : Kriegswaffe Planet Erde, Birstein, J.K. Fischer (4 éditions)

Werlhof, Claudia von (Ed.), 2020 : Alerte mondiale ! La géo-ingénierie détruit notre planète, Talma, Dublin, ( à paraître)

 

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Michael Mann, alarmiste climatique, prix nobel, condamné pour fraude

27 Août 2019, 08:42am

La fraude du réchauffement climatique s'effondre alors que la Cour suprême de Colombie-Britannique a rejeté le procès en diffamation contre le faux «bâton de hockey»de Michael Mann


https://climate.news/2019-08-26-climate-change-hoax-collapses-as-michael-mann-bogus-hockey-stick-graph.html

 

26/08/2019 - Mike Adams - Traduction Ciel voilé
 


Au cours des deux dernières décennies, l'hystérie du réchauffement de la planète - qui a été rebaptisée par la suite «changement climatique» - repose en grande partie sur le graphique dit du «bâton de hockey» produit par Michael Mann. Le graphique, présenté ci-dessous, a été utilisé par le GIEC, les médias et les gouvernements pour propulser l'hystérie du réchauffement climatique au point de provoquer une maladie mentale généralisée, où les candidats démocrates à la présidence prétendent que l'humanité n'a plus que 12 ans avant qu'une apocalypse climatique détruise d'une manière ou d'une autre la planète.


Mais le graphique du bâton de hockey est une fraude. Un algorithme de logiciel fabriqué par l'homme l'a généré, et l'algorithme est conçu pour produire une forme de bâton de hockey, quelles que soient les données saisies. Comme tout ce qui se trouve dans le monde truqué de la «science du climat», le graphe du bâton de hockey était une fraude dès le jour de sa conception.


Michael Mann n’a pas aimé être traité de fraudeur par ses critiques, il les a donc poursuivis en justice pour diffamation. Et en fin de semaine dernière, la Cour suprême de Colombie-Britannique (Canada) a conclu une de ces poursuites, qui a abouti au rejet de l’action de Mann contre le Dr Tim Ball. Mais il y a plus. Selon Principia-Scientific:


Non seulement le tribunal a-t-il accueilli la demande de Ball visant à faire rejeter le procès de neuf ans, qui s’élevait à plusieurs millions de dollars, mais il a également pris la mesure supplémentaire d’octroyer les dépens à Ball. Une déclaration publique détaillée du climatologue sceptique de renommée mondiale est attendue dans les meilleurs délais.


Ce résultat extraordinaire devrait entraîner de graves répercussions juridiques pour le Dr Mann aux États-Unis et pourrait s'avérer fatal à la science du climat, qui prétend que les températures modernes sont «sans précédent».

Michael Mann refuse de communiquer les données de calcul du graphique, insistant sur le secret plutôt que sur la transparence


Cette décision judiciaire aurait découlé du fait que Michael Mann a refusé de remettre au tribunal «les chiffres de la régression R2», ce qui révéle les manipulations de données ayant conduit à la modification du graphique du bâton de hockey. Cette réticence à divulguer l’algorithme du graphique et les points de données révèle le manque total de transparence et d’intégrité scientifique qui entache le travail supposé de «science» de Mann depuis des décennies. Comme l'explique « le penseur américain »:


La vraie science, et non la version «consensuelle» factice, nécessite un accès ouvert aux données, afin que les sceptiques (qui jouent un rôle clé en science) puissent vérifier si les résultats sont reproductibles.


Plus de Technocracy.news:


Le mépris de Mann, maintenant prouvé, pour le tribunal, signifie que Ball a le droit de faire condamner Mann. Les sanctions pour mépris pourraient raisonnablement inclure le juge qui a déclaré que la déclaration de M. Ball selon laquelle Mann «appartenait au tribunal national, et non à l’État de Pennsylvanie » est une affirmation de fait précise et vraie. En effet, sous la "défense de la vérité" unique du Canada, il est maintenant prouvé que Mann a volontairement caché ses données, de sorte que le tribunal peut décider qu'il les a cachées parce que ce sont des faux. En tant que tel, le tribunal doit alors rejeter l’ensemble de la procédure de diffamation de Mann, les dépens étant attribués à Ball et à son équipe.


La montée et la chute spectaculaires de l'ancien golden boy de l'alarmisme climatique est une bataille judiciaire qui comporte encore plus de ramifications que le tristement célèbre Scopes Monkey Trial de 1925. En grande pompe à l'époque, Mann avait poursuivi Ball pour avoir osé publier le commentaire accablant : «  Il appartenait au tribunal national, pas à l’État de Pennsylvanie ». Le Dr Ball a brillamment décrit la fraude du réchauffement climatique, une escroquerie internationale sophistiquée, dans son livre étonnant : « La corruption délibérée de la science du climat » .


Dans ses livres, ses articles, ses apparitions à la radio et à la télévision, M. Ball a été résolu dans sa guerre qui a duré toute une génération contre ceux qui ont corrompu le domaine de la science auquel il avait consacré sa vie de façon désintéressée. Maintenant âgé de 79 ans, Ball est sur le point de faire valoir ses droits. Malgré les tensions qui pèsent lourdement sur lui-même et sur sa famille, Tim est resté à l'avant-garde des scientifiques qui exigent plus d’ouverture et de transparence de la part des chercheurs financés par le gouvernement.


«La communauté scientifique du climat en crise»


Technocracy.news poursuit en expliquant les conséquences ultimes de cette décision de justice:
Une défaite amère et embarrassante pour le soi-disant «prix Nobel» qui a agi comme s’il était l’incarnation de la vertu, ce résultat est une honte non seulement pour Michael Mann, mais pour la communauté scientifique du climat. Plusieurs centaines d’articles examinés par des pairs citent le travail de Mann, qui est maintenant effectivement mis au rebut. Malgré la présence de soutiens très puissants désireux et capables de nourrir son ego en tant que porte-parole attitré contre les sceptiques, la crédibilité de Mann en tant que défenseur de l’écologie est en ruine. Mais cela empire pour le professeur litigieux de Penn State. Le Dr Ball est soutenu par le célèbre écrivain Mark Steyn. Steyn se défend également contre un autre des procès de la courbe du bâton de hockey de Mann - cette fois à Washington DC. Steyn affirme hardiment que Mann « a perverti les normes de la science à l'échelle industrielle ». Judith Curry, éminente climatologue américaine, a présenté à la cour un mémoire en justice « Amicus Curiae » dénonçant Mann. Le monde peut maintenant voir que ses six années de manoeuvres juridiques visant à faire taire ses critiques les plus efficaces et à refroidir le débat scientifique se sont retournées contre Mann de manière spectaculaire.


Principia-Scientific.org indique également qu'une "enquête criminelle" sur Mann est maintenant probable aux États-Unis suite à des allégations selon lesquelles Mann aurait commis une fraude scientifique en simulant sa courbe de bâton de hockey:


« Le spécialiste du climat » de l’état de Pennsylvanie,Michael Mann, «  bâton de hockey », a commis un outrage au tribunal dans le procès du siècle de la science du climat. Un éminent alarmiste défie de manière choquante le juge et refuse de remettre des données à un tribunal. Seule issue possible: l'humiliation de Mann, sa défaite et probablement une enquête criminelle aux États-Unis.


L’inculpé dans le procès pour diffamation, le climatologue canadien âgé de 79 ans, le Dr Tim Ball (ci-dessus, à droite) devrait donner pour instructions à ses avocats de Colombie-Britannique de prononcer des sanctions punitives obligatoires, y compris une décision selon laquelle Mann aurait agi avec une intention criminelle lorsque utilisant des fonds publics pour commettre une fraude sur les données climatologiques. La défaite imminente de Mann est sur le point d’envoyer des ondes de choc dans le monde entier au sein de la communauté scientifique spécialisée dans les sciences du climat, qui se traduira par une justification juridique et scientifique des affirmations du président américain Donald Trump selon lesquelles les histoires alarmistes liées au climat sont un «canular».


Comme on peut le voir sur les graphiques ci-dessous; La version choisie par la science de Mann fait disparaître la période chaude médiévale (MWP) et montre une partie ascendante prononcée à la fin du 20ème siècle (la lame de son « bâton de hockey »). En dessous, le graphique de Ball, qui utilise des données publiques plus fiables et plus largement disponibles, montre une période chaude médiévale avec des températures plus élevées qu’aujourd’hui et des températures actuelles se situant bien dans les variations naturelles.

L’auteur de la plus grande «agression scientifique» criminelle est maintenant démasqué: le Dr Mann, condamné pour son mépris de l’ordonnance de la Cour pour présenter ses données douteuses.


Il ne fait aucun doute que, suite à la décision de la Cour suprême de la Colombie-Britannique selon laquelle Mann aurait commis une fraude sur les données, à Washington DC, Scott Pruitt de l'EPA ressentira une pression intense exercée par les sceptiques pour ouvrir une enquête complète sur Mann, son université et tous ceux qui conspirent pour imposer une taxe sur les émissions de dioxyde de carbone de centaines de milliards de dollars sur les contribuables.

Voir nos vidéos de Mark Steyn ( 6'52'') et Judith Curry ( 4'58'') :

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Pourquoi la France est-elle si concernée par l'accord avec l'Iran ?

13 Mai 2018, 11:41am

Publié par Ciel Voilé

Pourquoi la France est-elle si concernée par l'accord avec l'Iran ?

 

Quelques éclairages sur l'Iran Deal de 2015.

Nous traduisons ici plusieurs messages de Q qui concernent la France.

Pour ceux qui ne connaissent pas Q, voici notre vidéo du 21 février 2018 :

https://www.youtube.com/watch?v=zlx7eJgJg0o&t=59s

 

 

Traduction Ciel voilé


Message N°1315 du 4 mai 2018


Relisez les messages précédents.

 

Aujourd'hui: John Kerry rencontre un officiel iranien. C'est important pour les futures nouvelles.

 

Pourquoi Barack Obama et John Kerry voyagent-ils dans le monde entier et rencontrent-ils des chefs d'Etat étrangers (certains ennemis des Etats-Unis)?

 

Pourquoi Hillary Clinton et Bill Clinton, sans le rendre public, alors qu'ils n'ont plus ni le pouvoir ni l'autorité font-ils de même ? Ils courent le monde avant et après les visites officielles de Trump : pourquoi ? Est-ce SANS PRÉCÉDENT? Le monde est connecté. Le monde regarde.

 

Q

 

Message N° 1318 du 8 Mai 2018


Aujourd'hui, LE MAL a perdu le contrôle / le levier de l'Iran.

Aujourd'hui, Trump a pris le contrôle de l'Iran.

Aujourd'hui, en attendant des sanctions et des actions militaires, Trump obtiendra plus d' informations contre eux.

Suicide en vue.

L'affaire a préservé la paix en Iran.

Le but était de mener Trump à la destitution.

C'est plus gros que ce qu'on peut imaginer.

La trahison est 1/10.

Demandez-vous, pourquoi ils paniquent ?

Demandez-vous, pourquoi le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne sont-ils si impliqués ? Pourquois ces voyages à la Maison Blanche ?

Que cachent-ils ?

Pourquoi Hillary Clinton est-elle en Nouvelle-Zélande?

Est-ce que La Nouvelle-Zélande fait partie du traité des 5 yeux?

(https://en.wikipedia.org/wiki/UKUSA_Agreement)

 

Pourquoi est-ce pertinent ?

Suicide en vue.

Q
 

 

Message N° 1357 du 13 mai 2018


"Un groupe représentant les intérêts commerciaux allemands a déclaré que la décision américaine de se retirer de l'accord frappera les entreprises allemandes et a exhorté l'UE à protéger leurs intérêts. Le commerce entre l'Allemagne et l'Iran a atteint 3,4 milliards d'euros (4 milliards de dollars) l'année dernière, selon BGA, une autre association de commerce extérieur.

 

"Qu'en est-il de Total S.A.?

Total S.A. est une société multinationale française de pétrole et de gaz intégrée et l'une des sept plus grosses sociétés pétrolières au monde monde.

 

http://www.iran-daily.com/News/214793.html

 

Qui a récemment visité la Maison Blanche ?

Quel était leur but ? Coïncidence ?

Qu'en est-il de la sécurité et de la sûreté du monde ?

Qu'en est-il de la prévention des capacités nucléaires en Iran ?

Fausses Nouvelles.

L'Union Européenne aura-t-elle recours à la protection de l'accord pour que le flux d'argent reste en place ?

Pourquoi Kerry est-il en visite en Union Européenne ?

Les États-Unis seront-ils obligés d'interdire et de déclarer certains pays de l'Union Européenne hors limites ?

Qui contrôle les dirigeants élus ?

À qui les dirigeants élus rendent-ils des comptes ?

L'Iran exposera-t-elle les noms des fonctionnaires corrompus ?

Les États-Unis exposeront-ils les noms des fonctionnaires corrompus ?

Nous attendons votre réponse.

Vigilance.
Q

 

https://qanonposts.com/

 

 

Traduction de la première page de l'article de Iran daily :

 

Le retrait de Trump du Plan d'Action Global Conjoint aggrave l'isolement américain


Les grandes entreprises, en particulier en Europe, pourraient voir des milliards de dollars de transactions commerciales annulées en raison de la décision américaine de réinstaurer les sanctions contre l'Iran, bien que l'impact final reste incertain en raison de la possibilité de renégociations et d'exemptions.


La décision du président américain Donald Trump de se retirer de l'accord nucléaire iranien et de réimposer des sanctions à l'Iran signifie que les entreprises du monde entier doivent cesser de faire des affaires avec le pays ou de s'en prendre au gouvernement américain, a rapporté AP.


Les entreprises et les pays ayant des accords commerciaux avec l'Iran auraient 90 ou 180 jours pour liquider ces activités, en fonction du type de produits sanctionnés. Et les entreprises ne seraient pas en mesure de générer de nouvelles affaires.


Certaines exemptions et dérogations peuvent être négociées, mais les États-Unis n'ont pas précisé quels produits ou pays pourraient être admissibles.


Depuis que l'accord nucléaire iranien a été conclu en 2015, ce sont principalement les entreprises européennes qui sont revenues pour conclure des accords avec l'Iran, rendant la décision de Trump particulièrement douloureuse pour la région.


"Les sanctions américaines contre l'Iran frappent à peine les entreprises américaines, mais visent principalement les compagnies européennes", a déclaré Carl Bildt, l'ancien dirigeant de la Suède qui est maintenant coprésident du Conseil européen des relations étrangères, dans un tweet. L'UE a par le passé trouvé cela totalement inacceptable, a-t-il ajouté, bien qu'il soit encore difficile de savoir comment les dirigeants européens réagiraient.


Parmi les entreprises américaines, le constructeur d'avions Boeing a signé les plus grosses transactions, et le secrétaire au Trésor américain Steven Mnuchin a déclaré mardi que ses licences existantes - ainsi que celles de son concurrent européen, Airbus Group - seraient invalidées.


En décembre 2016, Airbus a signé un contrat avec la compagnie aérienne iranienne Iran Air pour lui vendre 100 avions pour environ 19 milliards de dollars au prix catalogue. Boeing a par la suite conclu son propre contrat avec Iran Air pour 80 avions au prix de 17 milliards de dollars, promettant que les livraisons commenceront en 2017 et se poursuivront jusqu'en 2025. Boeing a signé un autre contrat de 30 avions avec l'Iran, Aseman Airlines, pour 3 milliards de dollars des prix.
Boeing n'a pas encore livré d'avion à l'Iran dans le cadre de ces accords et a déclaré qu'il "continuera à suivre l'exemple du gouvernement américain".


Airbus, qui est soumise à la licence américaine parce qu'elle fabrique au moins 10% de ses composants aéronautiques aux États-Unis, affirme qu'elle respectera les nouvelles sanctions américaines, mais qu'il faudra un certain temps pour déterminer l'impact total sur l'industrie. Elle a déjà livré deux A330-200 et un A321 en Iran.


Les Etats-Unis affirment que les sanctions réduiront fortement les ventes de pétrole de l'Iran, qui est actuellement le cinquième producteur mondial de pétrole. Dans le cas des ventes de pétrole, les pays auront une période de 180 jours pour conclure les contrats existants.


Jusqu'à présent, la compagnie pétrolière française Total SA a été la compagnie pétrolière occidentale la plus agressive à retourner en Iran, signant en juillet 2017 un accord de 5 milliards de dollars sur 20 ans avec l'Iran.

 

Une compagnie pétrolière chinoise a également conclu un accord pour développer le gigantesque champ de gaz naturel offshore de South Pars.


Total n'a pas répondu aux demandes de commentaires.


Le prix du pétrole a fortement augmenté mercredi pour atteindre son plus haut niveau depuis 2014.


Dans d'autres secteurs, le constructeur automobile français PSA Peugeot Citroën a conclu un accord en 2016 pour l'ouverture d'une usine produisant 200 000 véhicules par an en Iran. Il a déclaré mercredi qu'il étudiait les implications de la décision américaine et espèrait que l'Union Européenne aura une position commune sur les sanctions iraniennes.


Un groupe représentant les intérêts commerciaux allemands a déclaré que la décision américaine de se retirer de l'accord frappera les entreprises allemandes et a exhorté l'UE à protéger leurs intérêts. Le commerce entre l'Allemagne et l'Iran a atteint 3,4 milliards d'euros (4 milliards de dollars) l'année dernière, selon BGA, une autre association de commerce extérieur.


Le ministre allemand des Finances, Olaf Scholz, a promis mercredi de tenter de protéger les entreprises européennes de tout effet négatif de la décision du président américain.


"Nous essaierons de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour que les entreprises européennes soient le moins affectées possible", a déclaré M. Scholz lors d'une conférence de presse, ajoutant que cela prendrait du temps pour clarifier les conséquences, a rapporté Reuters.

 

 

Traduction de deux tweets de Raman Ghavami : Analyste Moyen-Orient et stratégie Russie.

 

 

Tweet du 11 mai :


Soyons honnêtes ici.

La stratégie de Trump pour repousser l'Iran a fonctionné jusqu'à présent. A.Khameni a dit "Si Trump rejette l'Iran Deal, je vais le brûler." Mais il n'a pas osé se retirer de l'accord.

Le régime iranien peut accepter tout ce que Trump lui demande de faire. Pourquoi ?


Tweet du 8 mai 2018 :


"Si les Européens arrêtent de commercer avec l'Iran et ne font pas pression sur les Etats-Unis, alors nous révélerons quels politiciens occidentaux et combien d'argent ils ont reçu lors des négociations nucléaires de l'IranDeal". Ce serait intéressant.

 

https://twitter.com/Raman_Ghavami

 

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Emprunts toxiques : une solution est possible : alertez vos élus

23 Juillet 2015, 22:21pm

Emprunts toxiques : une solution est possible : alertez vos élus

Le sujet de cet article n'est pas en lien direct avec l'objet du site : la géo-ingénierie clandestine.

Mais la nouvelle est si bonne qu'elle vaut d'être diffusée. Il n'est peut-être pas trop tard pour votre commune, département, région. Transmettez cette information capitale pour vos impôts locaux !

Emprunts toxiques : une solution est possible : alertez vos élus

Grèce, collectivités locales : même Troïka, même combat !

20 juillet 2015 | de Patrick Saurin

http://blogs.mediapart.fr/blog/patrick-saurin/200715/grece-collectivites-locales-meme-troika-meme-combat

Annulons les dettes illégitimes issues d’une escroquerie en bande organisée

Une Troïka « à la française »

Au moment où le peuple grec et son gouvernement se voient imposer un nouveau plan d’austérité par la Troïka et l’ensemble des autres gouvernements de la zone euro, en France, une autre troïka s’attaque aux collectivités locales. Depuis plusieurs mois, cette troïka made in France constituée par la Caisse Française de Financement Local (CAFFIL), la Société de Financement Local (SFIL) et Dexia Crédit Local, propose aux collectivités locales victimes des emprunts toxiques un deal qui présente toutes les caractéristiques d’une escroquerie commise en bande organisée.

Au-delà du caractère anecdotique d’avoir en commun un adversaire sans foi ni loi à trois visages, la Grèce et les collectivités publiques françaises partagent le fait d’être les victimes d’une machination qui opère de part et d’autre selon un scénario identique mettant aux prises des acteurs fort semblables. Ces protagonistes se répartissent en deux camps : d’un côté, un pays et sa population, des collectivités et leurs habitants, de l’autre, des banques privées et des institutions publiques entièrement acquises à la cause des financiers. Le même scénario se répète invariablement : des banques privées consentent des prêts risqués à une entité publique (ici un État, là des collectivités), encaissent de substantiels profits, puis lorsque survient le risque dont elles sont à l’origine, au lieu de le prendre en charge conformément à leur vocation, elles le transfèrent sur la collectivité publique et les contribuables tout comme les pertes qu’elles auraient dû supporter.

Dans le cas grec, l’opération se réalise à travers un massif transfert de prêts à risque des banques privées vers les structures publiques. En 2009, les banques privées détenaient 80 % de la dette publique grecque que l’on savait déjà irrécouvrable, or en 2015, après les deux memoranda de 2010 et 2012, ce sont des institutions publiques et des États qui détiennent 80 % de cette même dette. Les banques privées se sont débarrassées de la « patate chaude ».[1]

En ce qui concerne la dette locale française, ces dernières années, les banques privées ont fait souscrire aux collectivités locales des emprunts structurés beaucoup plus rémunérateurs pour les prêteurs, mais beaucoup plus risqués pour les emprunteurs. La commission d’enquête parlementaire a estimé l’encours de ces emprunts à 43,9 milliards d’euros au 3ème trimestre 2008 et a évalué à 18,8 milliards d’euros l’encours à risque de ces emprunts au 3ème trimestre 2011.[2]

Le 31 janvier 2013, suite à la faillite de DEXIA qui avait commercialisé 70 % du stock des prêts structurés, l’État français a accepté de faire reprendre le véhicule de refinancement de Dexia Crédit Local, DEXIA Municipal Agency (DEXMA rebaptisée CAFFIL à cette occasion), par la SFIL, une structure 100 % publique[3] spécialement créée à cet effet. C’est donc la SFIL qui gère aujourd’hui le stock de 90 milliards d’encours de dette de DEXIA, dont 9,4 milliards d’euros d’emprunts toxiques représentant un risque estimé au moins au double de ce montant.[4]

Aussi bien en Grèce qu’en France, ces massifs transferts de risques et de pertes ont été réalisés à la suite à des décisions prises par les autorités publiques en dehors de tout processus et de tout contrôle démocratiques, avec pour toile de fond des principes de droit bafoués, des mensonges, des malversations et des fraudes. Tout cela au seul profit des banques et au préjudice des populations et des institutions publiques.

Nous allons nous attacher ici au cas des collectivités locales. Mais avant de rentrer dans le détail de la situation présente un petit retour en arrière est nécessaire pour le lecteur qui n’est pas au fait de la question des emprunts toxiques.[5]

Retour vers le passé

Les emprunts toxiques, appelés « emprunts structurés » dans la novlangue libérale, sont apparus à la fin des années 90 et au début des années 2000. Dexia, à l’époque banque leader (et dealer…) sur le secteur des collectivités locales, fut la première à proposer ce type de produits avant d’être suivie par les autres banques. Un emprunt toxique est un montage spéculatif dont l’unique vocation est de permettre à la banque de multiplier sa marge moyennant un risque qu’elle fait supporter par l’emprunteur. Grâce à une communication rassurante et en appâtant le client avec une première courte période de taux bonifié, les banques ont su profiter de l’inertie du législateur et de l’apathie des instances de contrôle pour abuser plus de 5 000 acteurs publics locaux, collectivités, établissements hospitaliers et organismes de logement social. L’opération était tellement rentable pour les banques qu’à la fin des années 2000, elles proposaient ces produits à leurs clients non seulement pour financer leurs investissements nouveaux, mais aussi pour renégocier l’encours de leur dette.

Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes de la finance jusqu’à la crise de 2007-2008. Les prêts structurés révélèrent leur face cachée. Les taux des contrats explosèrent pour atteindre des 15 %, 25 % et même davantage, tandis que les indemnités de sortie atteignaient des montants faramineux, souvent supérieur au capital emprunté, rendant impossible le remboursement anticipé de ces emprunts par les acteurs publics locaux. Une commission d’enquête parlementaire fut mise en place au second semestre 2011, mais elle ne déboucha sur rien de concret. Confrontées à la mauvaise foi des banques et à leur refus de renégocier honnêtement les emprunts risqués, et face à l’inertie des pouvoirs publics, de nombreuses collectivités décidèrent de suspendre le paiement de leurs échéances et d’attaquer les banques en justice, à l’instar de la commune de Sassenage et du Conseil général de Seine Saint-Denis. Dès la fin de 2011, plusieurs décisions donnèrent raison aux collectivités[6]. On estime aujourd’hui à environ 200 le nombre de collectivités engagées dans une action en justice et à plus de 300 le nombre de procès en cours.

La crise de 2007-2008 porta un coup fatal à Dexia dont les pertes furent prises en charge par les contribuables de Belgique, de France et du Luxembourg. En 2011, ces trois États apportèrent au Groupe Dexia une garantie de 90 milliards d’euros. Puis, le 31 janvier 2013, le gouvernement français créa la Société de Financement local (SFIL), dont le capital est détenu à 75 % par l’État, à 20 % par la CDC et à 5 % par la Banque Postale chargée de reprendre le portefeuille de prêts aux collectivités de DEXIA, et notamment un encours « sensible » (comprendre « toxiques ») concernant environ un millier de collectivités. Ainsi, depuis le début de l’année 2013, lorsque les collectivités font condamner Dexia, c’est l’État qui est touché au porte-monnaie.

Plutôt que d’opter pour une solution éthique et juste en faisant payer aux banques le coût de leurs méfaits, le gouvernement socialiste, confondant son propre intérêt avec l’intérêt général, a préféré utiliser un artifice scandaleux pour se dédouaner de ses responsabilités.

La loi de validation : une forfaiture pour exonérer les banques

Cet artifice a consisté à faire voter par le Parlement une pitoyable loi de validation, dont l’objet était de rendre valables rétroactivement les contrats d’emprunt dépourvus de TEG ou dont le TEG était erroné[7], privant ainsi les collectivités de toute possibilité d’action sur cette base. Après une première tentative sanctionnée par le Conseil Constitutionnel le 29 décembre 2013, le gouvernement a fini par faire adopter son texte par le Sénat et l’Assemblée nationale, respectivement le 13 mai et le 10 juillet 2014[8]. Cette loi prévoit la mise en place d’un fonds de soutien pour prendre en charge une partie des pénalités liées au dénouement des emprunts toxiques, mais le recours à ce fonds est conditionné au renoncement des collectivités à agir en justice. En effet, l’Etat qui a repris les encours toxiques de Dexia souhaite dissuader les collectivités d’agir en justice contre les banques… car ce même Etat, endossant les habits de banquier en reprenant les encours de Dexia, se trouve désormais aux premières loges. Mais, même si la scélérate loi de validation empêche désormais les collectivités d’agir en justice sur la base du TEG absent ou inexact, elles disposent toutefois de plusieurs autres voies de droit pour attaquer les banques comme nous le développerons plus loin.

Le gouvernement a initialement doté le fonds de soutien de 1,5 milliard d’euros sur 15 ans (à hauteur de 100 millions d’euros /an) puis l’a doublé le 24 février 2015 lorsque la Banque Suisse a laissé évoluer le franc suisse en-dessous de barre des 1,20 euro (aujourd’hui 1 CHF = 1,04 €). De même le gouvernement a repoussé au 30 avril 2015 (au lieu du 30 mars) la date limite de dépôt des dossiers de demande d’aide. De son côté, La Fédération hospitalière de France qui avait obtenu pour les petits hôpitaux une aide de 100 millions d’euros sur 3 ans en avril 2014, a vu celle-ci complétée le 24 février 2015 par une enveloppe supplémentaire de 300 millions d’euros sur 10 ans.

Mais, les 400 millions d’euros destinés aux hôpitaux tout comme les 3 milliards d’euros alloués aux collectivités sur 15 ans (soit un rythme de 200 M€ par an) seront nettement insuffisants pour compenser les surcoûts des emprunts toxiques. En effet, comme la Commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale l’a indiqué dans son rapport du 8 juillet 2015, les indemnités de sortie de certains emprunts représentent souvent plus de trois fois le montant du capital emprunté.[9] Dans les faits, l’aide ne couvrira qu’une partie des surcoûts. Selon la doctrine d’emploi du fonds de soutien[10], le montant de l’aide ne pourra dépasser 45 % du montant de l'indemnité de remboursement anticipé. La décision tiendra compte de plusieurs critères, notamment l'importance de la dette de la collectivité et la part des emprunts toxiques les plus dangereux dans cet encours total. Le potentiel financier par habitant sera aussi pris en compte. En clair, pour plusieurs spécialistes, la somme ne devrait couvrir en moyenne que 25 % du montant de l’indemnité. Un simulateur est mis à disposition des élus afin de leur permettre de calculer cette aide, mais un courrier préfectoral prend bien soin de leur préciser que « ce simulateur ne saurait engager l’administration sur l’attribution d’une aide, ni sur le montant dont bénéficiera effectivement un demandeur éligible. »[11]Selon Bercy, 676 collectivités sur les 850 potentiellement éligibles auraient déposé un dossier auprès du fonds de soutien[12]. Mais, pour prétendre accéder au fonds de soutien, la collectivité doit renoncer à agir en justice contre la banque prêteuse et conclure avec elle un protocole transactionnel précisant les conditions de sortie de l’emprunt toxique. Il n’est pas superflu de jeter un œil sur ce protocole.

Le protocole transactionnel ou l’escroquerie en bande organisée pour les nuls

Nous avons pu consulter les protocoles proposés à deux collectivités, Mulhouse et Oullins, et nous allons, chiffres à l’appui, démonter le mécanisme de l’escroquerie autour duquel ils s’articulent et chiffrer le coût de cette escroquerie pour les collectivités et leurs contribuables. Ces documents sont rédigés à partir d’un seul et même modèle.

Ces protocoles sont supposés rester secrets car leur article 5 stipule :

« Les Parties s’engagent, pour une durée de deux (2) ans à compter de sa signature, à conserver le caractère strictement confidentiel du présent Protocole, ainsi que de l’ensemble de ses termes et des négociations qui ont conduit à sa conclusion, et, à ce titre, à ne pas communiquer dans les médias sur le présent Protocole. »

Une telle disposition est tout simplement illégale car elle contrevient au droit à l’information des administrés prévu par l’article L. 2121-18 du code général des collectivités territoriales et par la loi n° 78-753 du 17 juillet 1978. Il est même précisé dans l’avis n° 20135325 du 30 janvier 2014 de la Commission d’accès aux documents administratifs :

« les contrats d’emprunt souscrits par une collectivité publique, même s’ils sont en principe soumis à un régime de droit privé, revêtent néanmoins le caractère de documents administratifs librement communicables en vertu de l'article 2 de la loi du 17 juillet 1978 à toute personne qui en fait la demande, dès lors que de tels contrats se rapportent aux ressources de la collectivité publique, ainsi qu'à ses frais financiers et qu’ils doivent être, à ce titre, regardés comme ayant été conclus par celle-ci dans le cadre de sa mission de service public. »

Or, dans la mesure où les protocoles transactionnels énoncent les dispositions contractuelles relatives au nouvel emprunt et précisent les frais financiers de la collectivité, ils ne sont pas confidentiels mais doivent être communiqués librement. Au regard des enjeux financiers que représentent ces conventions, l’information, si ce n’est la consultation des citoyennes et des citoyens, devrait être la règle. On comprend mieux la volonté de secret que veulent imposer les banques si l’on s’attache au contenu de ces protocoles. La vocation essentielle de ces derniers est de faire supporter à la collectivité l’intégralité du coût de sortie des emprunts toxiques, une somme énorme qui peut représenter plusieurs fois le montant des prêts, en faisant en sorte de dissimuler ce scandale. Trois techniques sont utilisées à cet effet. La première consiste à ne pas faire payer cash l’indemnité, mais à en refinancer la majeure partie sur une longue durée pour la rendre « moins visible ». La seconde technique consiste à faire payer l’autre partie de l’indemnité par le biais d’une majoration du taux du prêt sur toute la durée de ce dernier, l’excédent des intérêts payés représentant le complément de cette indemnité. À l’instar du diable qui se cache dans les détails, l’indemnité se cache dans le taux. Enfin, la troisième pratique pour occulter cette indemnité consiste à l’intégrer subrepticement à un financement global, aux côtés du capital restant dû du prêt toxique refinancé et d’une enveloppe de nouveaux emprunts.

C’est précisément ce que l’on relève dans les protocoles proposés à Mulhouse et à Oullins qui prévoient de mettre à disposition de ces collectivités un nouveau financement global dont le total est l’addition de trois montants :

  • Le capital restant dû de l’emprunt toxique remboursé par anticipation.
  • Une partie de l’indemnité due à l’occasion du remboursement anticipé.
  • Une somme destinée à financer les nouveaux investissements.

Une autre partie de l’indemnité de remboursement anticipée est payée tout au long du nouveau financement à travers une majoration du taux de l’emprunt.

Ce montage est pervers sous plusieurs aspects. Il mélange dans un même financement le paiement d’une indemnité, le remboursement anticipé d’un emprunt toxique et le financement de nouveaux investissements. Le but d’un tel montage est de tenter de dissimuler, ou tout au moins d’édulcorer, le montant astronomique de l’indemnité, représentant souvent plusieurs fois le montant du prêt. On essaie de noyer le poisson même si celui-ci a toutes les apparences d’un grand mammifère marin. Si l’on examine dans le détail les financements mis en place par ses protocoles, on met en évidence des choses surprenantes. Le tableau ci-dessous récapitule les données essentielles(en fin d'article).


Au vu de ce tableau, il apparaît que pour son prêt n° 1, Oullins va acquitter, en plus du capital restant dû de son emprunt toxique, une indemnité de 11,5 millions d’euros qui s’élève à près de trois fois ce capital restant dû de cet emprunt ! Cette indemnité pèse lourd dans le budget de la ville. Pour donner un ordre de grandeur, si l’on se réfère au budget primitif de la ville pour 2015, elle représente près de 80 % de la totalité des impôts locaux prévus par la ville, environ la moitié de ses recettes de fonctionnement, et quasiment la totalité des 13 millions d’euros de frais de personnel prévus pour les 319 employés municipaux[13]. Les 12,3 millions d’euros d’indemnité dus au titre des deux prêts permettraient de payer les salaires annuels (cotisations salariales et patronales comprises) de 483 salariés rémunérés au SMIC !

Mulhouse n’est guère mieux lotie avec une indemnité qui représente presque le double du capital restant dû du prêt toxique refinancé. Cette indemnité de 18,8 millions d’euros est équivalente à plus de 82 % des recettes attendues au titre de sa taxe d’habitation et à près du quart de ses dépenses de personnel pour l’exercice 2015[14]. Les 18,8 millions d’euros d’indemnité permettraient de payer les salaire annuels (cotisations salariales et patronales comprises) de 733 salariés rémunérés au SMIC !

Plutôt que d’aller engraisser des banques et les marchés financiers, cet argent aurait été beaucoup plus utile dans les comptes des collectivités pour financer leurs services publics locaux, limiter la pression fiscale et éviter la vente de biens du patrimoine public.

Que faire ?

Le premier geste à faire pour une collectivité, un hôpital, un organisme de logement social ou tout autre acteur public local asphyxié par un ou plusieurs emprunts toxiques est de suspendre immédiatement le paiement de ses échéances. Même si la loi de validation prive à ce jour les acteurs publics locaux d’une action en justice sur la base d’un TEG absent ou inexact dans le contrat, de nombreux moyens de droit sont à leur disposition : manquement au devoir d'information, au devoir de conseil, à l’obligation de mise en garde, caractère spéculatif des contrats, vice du consentement, asymétrie d’informations, perte de chance, contestation du taux conventionnel, dépassement du taux de l’usure, à quoi viennent s’ajouter d'autres vices de forme et de fond. Il peut même être demandé au juge d’écarter la loi de validation au motif que cette loi n’est pas conforme aux traités internationaux, en particulier la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme. Autant de moyens de droit sur la base desquels les acteurs publics peuvent obtenir gain de cause.

Le jugement rendu le 26 juin 2015 par le TGI de Nanterre, condamnant Dexia Crédit Local et la CAFFIL assignées par la commune de Saint-Cast-le-Guildo, en apporte la preuve.[15] Même si les avocats Olivier Poindron et Bruno Wertenschlag en soulignent à juste titre les limites et les incohérences[16], cette décision est intéressante à plusieurs titres. Elle reconnaît que « l’asymétrie d’informations […] était prégnante au moment de la négociation du contrat », que la banque a commis des « manquements à ses obligations d’information et de mise en garde », et en conséquence que « la banque est tenue de réparer le préjudice résultant de ces manquements ». Le tribunal a retenu pour la collectivité un préjudice de perte de chance de 50 % et il a réparti le surcoût des intérêts payés au titre des annuités échues pour moitié à la banque, pour moitié à la commune. Ce surcoût est égal à la différence entre la charge des intérêts contractuels et la charge qu’auraient représentée les intérêts calculés selon le taux fixe bonifié de la première phase de l’emprunt. Le TGI ne s’est pas prononcé sur la prise en charge de l’indemnité de remboursement anticipé au motif que celle-ci n’a pas été payée, mais on peut en déduire que si elle l’avait été, la répartition entre la banque et la collectivité aurait été du même ordre que pour le surcoût d’intérêts, soit 50/50.

Cela signifie qu’en allant devant les tribunaux les collectivités ont plus à gagner qu’en ayant recours au fonds de soutien. Agir en justice peut leur éviter au moins 50 % des surcoûts, là où le fonds de soutien n’en prend en charge qu’environ 25 % (le maximum des 45 % étant très hypothétique). Le dépôt d’un dossier au fonds de soutien ne donne aucune garantie quant à l’attribution de l’aide et à son montant. Relevons qu'en dehors du gouvernement, ce sont les banques qui sont les principales bénéficiaires de ce dispositif, puisque les communes qui sollicitent le fonds s’engagent à renoncer à leurs actions en justice, les collectivités et leurs contribuables étant les dindons de la farce.

En conclusion, tant d’un point de vue financier que d’un point de vue éthique, il est préférable d’attaquer les banques en justice que d’aller mendier auprès du fonds de soutien une aide ridicule et hypothétique.

Si c’est pas de l’escroquerie en bande organisée… ça y ressemble…

L’expression « escroquerie en bande organisée » utilisée dans le titre de cet article, ne doit pas être comprise au second degré, car nous rendons compte d’une situation réelle, nous relatons des faits. Selon l’article 313-1 du code pénal, « L'escroquerie est le fait, soit par l'usage d'un faux nom ou d'une fausse qualité, soit par l'abus d'une qualité vraie, soit par l'emploi de manœuvres frauduleuses, de tromper une personne physique ou morale et de la déterminer ainsi, à son préjudice ou au préjudice d'un tiers, à remettre des fonds, des valeurs ou un bien quelconque, à fournir un service ou à consentir un acte opérant obligation ou décharge. L'escroquerie est punie de cinq ans d'emprisonnement et de 375 000 euros d'amende. » Selon l’article 132-71 de ce même code, « Constitue une bande organisée au sens de la loi tout groupement formé ou toute entente établie en vue de la préparation, caractérisée par un ou plusieurs faits matériels, d'une ou de plusieurs infractions. »

La proposition de protocoles transactionnels par la Caisse Française de Financement Local (CAFFIL), la Société de Financement Local (SFIL) et Dexia Crédit Local, aux collectivités locales réunit toutes les conditions d’une escroquerie en bande organisée. Les éléments constitutifs de l’escroquerie sont bien présents :

  • L’élément légal est attesté par les articles 313-1 et 132-171 du code pénal.
  • Les trois composantes constitutives de l’élément matériel se retrouvent également. Nous relevons tout d’abord des manœuvres frauduleuses des banques visant à faire croire à la collectivité qu’il lui appartient de payer la totalité de l’indemnité attachée au coût de sortie lors du remboursement anticipé de l’emprunt. La production d’un protocole, présenté comme officiel et incontestable, est destiné à entraîner l’assentiment de la collectivité. Ensuite, la collectivité accepte non seulement le paiement de sommes considérables au titre d’une indemnité contestable, mais elle consent également à une perte de chances en renonçant à son droit d’agir en justice. Enfin, le préjudice est indiscutable et son montant correspond à celui de l’indemnité de sortie et des surcoûts payés par la collectivité sous la forme des intérêts excessifs.
  • L’élément moral, c’est-à-dire la mauvaise foi et l’intention de tromper, est incontestablement présent. La volonté de la banque de conserver le caractère strictement confidentiel du protocole, ainsi que de l’ensemble des termes et des négociations qui ont conduit à sa conclusion, de ne pas communiquer dans les médias sur ce sujet, démontre l’intention de dissimuler la volonté de tromper, en faisant en sorte que les administrés ne soient pas informés de l’opération et ne puissent s’y opposer. Dans certaines collectivités, le fait que les négociations et la conclusion du protocole aient été le fait du seul maire, agissant sur délégation du conseil municipal, constitue une circonstance aggravante à nos yeux car elle accroît la vulnérabilité de la collectivité.

Si l’on considère que derrière la CAFFIL et la SFIL nous trouvons des personnes dépositaires de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public, nous serions même en présence d’une escroquerie aggravée. Un deuxième degré d’aggravation tient au fait que cette escroquerie est commise en bande organisée, ainsi que l’atteste le protocole proposé par la CAFFIL, la SFIL et DEXIA Crédit Local, trois entités ayant les même intérêts et poursuivant les mêmes buts. Ce trio de « Rapetou » peut s’enorgueillir d’avoir ajouté « l’escroquerie protocolaire » à la longue liste des délits d’escroquerie, entre l’escroquerie aux bonnes œuvres et l’escroquerie au fakir.

Aujourd’hui, il appartient aux citoyennes et aux citoyens dont les collectivités ou les établissements publics sont impactés par des emprunts toxiques de faire pression sur leurs représentants pour qu’ils cessent de payer les échéances de ces emprunt et refusent les protocoles transactionnels.

Tous ensemble, en France comme en Grèce, exigeons l’annulation des dettes illégales, illégitimes, odieuses et insoutenables issues de ce qui n’est rien d’autre qu’une escroquerie en bande organisée.

* À Oullins et à Mulhouse, des collectifs locaux se sont emparés de la question de la dette et demandent des comptes à leurs élus. Les habitants de ces villes désireux de participer à une action citoyenne peuvent se rapprocher de ces collectifs sur place. À Oullins, c’est le Comité d’audit du 69 qui s’occupe de ce dossier (contact : http://www.audit-citoyen69.org/ ). À Mulhouse, c’est le Conseil Populaire 68 pour l’abolition des dettes publiques et l'Alterpresse 68 qui se chargent d’interpeller les élus et d’informer les citoyens (contacts : postmater@lalterpresse.info ou L’Alterpresse 68 BP 12123 68060 Mulhouse Cedex 2 ; informations sur le site : http://lalterpresse.info/?p=888).

[1] Sur le cas grec, voir le rapport préliminaire réalisé par le Comité pour la Vérité sur la Dette publique grecque : http://cadtm.org/IMG/pdf/Report.pdf

[2] Commission d’enquête, Rapport n° 4030, Emprunts toxiques du secteur local : d’une responsabilité partagée à une solution mutualisée, pp. 36-41, http://www.assemblee-nationale.fr/13/pdf/rap-enq/r4030.pdf http://www.assemblee-nationale.fr/13/pdf/rap-enq/r4030.pdf

[3] Le capital de la Société de Financement Local (SFIL) est détenu à 75 % par l’État, 25 % par la Caisse des dépôts et consignations (CDC) et 5 % par la Banque Postale.

[4] Sur le scandale Dexia, voir le rapport thématique de la Cour des Comptes, Dexia : un sinistre coûteux, des risques persistants, juillet 2013, https://www.ccomptes.fr/Publications/Publications/Dexia-un-sinistre-couteux-des-risques-persistants

[5] Sur la question des emprunts toxiques, voir : Patrick Saurin, Les Prêts toxiques, une affaire d’État, Demopolis & CADTM, Paris, 2013 et les différents articles de l’auteur postés sur son blog de Mediapart et sur le site du CADTM.

[6] Voir notamment : l’ordonnance du 24 novembre du TGI de Paris en faveur de Saint-Etienne face à Royal Bank of Scotland sur la base du caractère spéculatif des contrats et du manquement de la banque à son obligation de conseil, décision confirmée par la Cour d’appel de Paris le 4 juillet 2012 ; les 3 jugements du 8 février 2013 du TGI de Nanterre en faveur du Département de la Seine-Saint-Denis, opposé à Dexia, motivés par le défaut de la mention du TEG dans les méls de confirmation des contrats ; le jugement du TGI de Paris du 28 janvier 2014 qui établit que Royal Bank of Scotland a manqué à son obligation d’information et à son devoir de conseil à l’égard de l’établissement public de coopération intercommunale Lille Métropole Communauté Urbaine ; enfin la décision du 7 mars 2014 du TGI de Nanterre dans un litige mettant aux prises Saint-Maur-des-Fossés à Dexia Crédit Local et à la SFIL qui confirme sa jurisprudence du 8 février 2013.

[7] Le taux effectif global ou TEG a pour objet de refléter le coût total du crédit. Sa mention est obligatoire dans les contrats d’emprunts.

[8] Aujourd’hui, plusieurs procédures auraient été engagées devant les juridictions européennes par l’association « Acteurs publics contre les emprunts toxiques » (APCET), mais cette association ne communique pas sur ces actions (peut-être ne les a-t-elle pas engagées ou envisage l'a-t-elle fait en envisageant de les retirer en en faisant un simple chantage à l’égard du gouvernement) ; de plus, le site de l’association n’est pas à jour et est incapable de nous renseigner. Mais des juristes de premier plan estiment que la loi de validation du gouvernement peut être abrogée. Sur la question de la loi de validation, voir mes articles : http://blogs.mediapart.fr/edition/lagora-des-caisses-d-epargne-des-banques-populaires-et-de-natixis/article/181013/larticle-60-du-projet-de-budget-20,
http://blogs.mediapart.fr/edition/lagora-des-caisses-d-epargne-des-banques-populaires-et-de-natixis/article/311213/prets-toxiques-une-premiere-victoi,
http://blogs.mediapart.fr/blog/patrick-saurin/280514/la-forfaiture-du-senat-ou-la-honte-de-la-republique, http://blogs.mediapart.fr/blog/patrick-saurin/040614/allez-les-verts-encore-un-effort-si-vous-voulez-etre-republicains,
http://blogs.mediapart.fr/blog/patrick-saurin/130714/une-nouvelle-loi-laxiste-envers-les-delinquants,

[9] Commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, Rapport d’information n° 2944, p. 86, http://www.assemblee-nationale.fr/14/pdf/rap-info/i2944.pdf

[10] Service ce pilotage du dispositif de sortie des emprunts à risque, « Doctrine d’emploi approuvée par le C.N.O.S. du 13 novembre 2014 »,
http://www.collectivites-locales.gouv.fr/files/files/finances_locales/doctrine.pdf

[11]http://www.herault.gouv.fr/content/download/14486/92781/file/Modificatif%20-%20Circulaire%20sur%20mise%20en%20oeuvre%20du%20fonds%20de%20soutien%20aux%20collectivit%C3%A9s%20du%2013%20janvier%202015.pdf

[12] Sur les 1 163 prêts que les collectivités souhaitent renégocier, 293 reposent sur la parité euro/franc suisse et 143 sur la parité dollar/franc suisse. Les 1 163 prêts représentent 6,7 milliards d’euros. 21 départements (soit environ 1 sur 5) et 6 régions (soit environ 1 sur 4) ont déposé un dossier auprès du fonds de soutien.

[13] Voir le site de la ville d’Oullins : http://www.ville-oullins.fr/uploads/media/Profil_172_avril_2015.pdf

[14] Voir sur le site de la ville de Mulhouse :
http://www.mulhouse.fr/medias/mairie/mulhouse-en-chiffres/Mulhouse_En_chiffres_2014.pdfhttp://www.mulhouse.fr/medias/mairie/budget/Rapport-presentation%20Budget-primitif-2015.pdf http://www.mulhouse.fr/medias/mairie/budget/1%20BP%202015.pdf

[15] Voir le texte de cette décision : http://www.lagazettedescommunes.com/telechargements/EUI_1200138038_1_Saint-Cast_Jugement-rendu-le-26-juin-2015.pdf

[16] Poindron Olivier, Wertenschlag Bruno, « Jugement Saint-Cast-le-Guildo contre Dexia sur les emprunts toxiques : on ne s’emballe pas ! », Lalettreducadre.fr, 10 juillet 2015,
http://www.lettreducadre.fr/11822/jugement-saint-cast-le-guildo-contre-dexia-sur-les-emprunts-toxiques-on-ne-semballe-pas/

Voir aussi : une autre introduction de l'article de Patrick Saurin :

http://lesmoutonsenrages.fr/2015/07/22/voici-la-solution-pour-lutter-contre-les-emprunts-toxiques-qui-ruinent-les-collectivites-francaises/

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Les armes à énergie dirigée de Wayne Hall

29 Octobre 2015, 06:34am

Publié par Wayne Hall

Les armes à énergie dirigée

W. Hall Journées d’Études, Toulouse, 19 juin 2011

Étant donné que je n’ai qu’un temps limité pour parler, j’aimerais noter que je perçois la discussion sur les armes à énergie dirigée comme une occasion de renforcer le mouvement antinucléaire en générale.

Des accusations affreuses ont été portées sur le rôle des armes à énergie dirigée - c’est à dire les armes qui utilisent des fortes impulsions électromagnétiques ciblées - dans la catastrophe qui a eu lieu au Japon et qui maintenant irradie la planète entière. S’il s’avère que le désastre de Fukushima est le résultat d’une telle action criminelle délibérée, cela devrait mobiliser à la fois le mouvement antinucléaire et toute la société. S’il s’avère simplement que les actions criminelles de ce genre se sont déjà passées en certaines occasions récentes et pourraient ainsi avoir lieu aujourd’hui, à n’importe quel moment et n’importe où, c’est quelque chose aussi que le mouvement anti-nucléaire ne devrait pas ignorer.

Cela fait maintenant 20 ans que les armes à énergie dirigée ont été un sujet discuté au sein du mouvement anti-nucléaire. La discussion sur le programme de Guerre des Étoiles, également connu comme l’Initiative de Défense Stratégique, a attiré l’attention de tout le mouvement anti-nucléaire. On a conclu que les propositions de Guerre des Étoiles étaient extrêmement coûteuses et vraisemblablement difficiles à mettre en œuvre techniquement, si leur but était d’abattre des missiles balistiques. Certains commentateurs soviétiques ont posé la question à l’époque si le programme de Guerre des Étoiles a été réellement conçu pour servir un autre but, étant donné qu’il était si peu pratique et peu plausible en tant que programme antimissile.

A Reykjavik le président Ronald Reagan a tenté d’assurer, à l’aide d’une proposition étrange et contradictoire orientée vers le désarmement nucléaire total, le consentement soviétique à l’Initiative de Défense Stratégique, mais il a échoué. Après cela, la “Guerre des Étoiles” a disparu des médias et de la conscience des mouvements anti-nucléaires.

Le sujet d’un système d’armes à énergie dirigée sur le terrain connu comme HAARP (Programme de Recherche Boréale Active à Haute Fréquence) a été introduit dans un rapport remarquable en 1999 au Parlement Européen. Il portait “sur l’environnement, la sécurité et la politique étrangère” et a été réalisé sous la direction de la député européenne suédoise Maj Britt Theorin. Il a été cependant peu remarqué par le mouvement anti-nucléaire, et il n’a pas été accepté par la Commission Européenne qui a affirmé que de tels sujets sont l’affaire de l’OTAN et non pas de la Commission Européenne. Cette décision de la Commission est par elle-même une confirmation du système HAARP comme étant un système d’armement et non pas simplement un programme de recherche, comme l’affirmait le gouvernement américain.

Le livre sur “La Stratégie du choc” de Naomi Klein a porté à la conscience du monde le fait que les catastrophes naturelles, ou prétendues naturelles, peuvent ouvrir des nouvelles perspectives étonnantes au profit des entreprises et peuvent rendre possibles des changements politiques favorables aux entreprises multinationales. Si Naomi Klein n’est pas allée jusqu’à porter des allégations spécifiques de production délibérée de catastrophes, d’autres cependant l’ont fait. Le jeune chercheur Américain Dutchsinse qui dirige une enquête sur le fonctionnement de HAARP, a non seulement porté de telles allégations mais a aussi prédit avec précision les catastrophes dites naturelles comme le terrible cyclone qui a détruit Joplin dans le Missouri le 22 mai 2011.

La scientifique Américaine Leuren Moret a caracterisé la catastrophe de Fukushima comme une “guerre nucléaire tectonique”. Sa déclaration est contestée par d’autres chercheurs tels que le major Douglas Rokke, qui a milité avec Mme Moret contre l’uranium appauvri. Le major Rokke affirme que l’épicentre du tremblement de terre du 11 mars est située en trop grande profondeur pour que le désastre ait pu être provoqué par une arme.

Ce qui est le plus inacceptable dans cette discussion et dans d’autres comme celle-ci, c’est qu’elles ont eu lieu in vitro, dans un ghetto, dans un milieu stigmatisé par les médias internationaux et par le monde de la politique comme le milieu de la théorie du complot.

Les débats sur les armes à l’énergie dirigée à l’époque des discussions au sujet de la Guerres des Étoiles étaient inscrits dans les débats du courant politique dominant. Aujourd’hui ils sont la spécialité d’une partie de la société appelée les “théoriciens du complot”. Ces “théoriciens du complot” incluent les militants “chemtrails” (trainées chimiques) qui essaient depuis longtemps de persuader l’opinion publique et le système politique qu’une campagne planétaire est en marche pour répandre des aérosols par avion dans le but d’atteindre un certain nombre d’objectifs : pas seulement la réduction des niveaux d’ensoleillement afin de réagir au réchauffement global mais aussi l’augmentation de la conductivité de l’atmosphère, précisément pour faciliter le fonctionnement des armes à énergie dirigée. (Ceci sans compter de nombreuses autres accusations faites en relation avec les trainées chimiques.)

Malheureusement, le débat a été rendu plus compliqué et confus par l'introduction d’un autre débat qui est venu à la mode dans le début des années 1990 en même temps que le débat nucléaire, et plus encore le débat sur les armes nucléaires, devenaient démodés. C’est le débat sur le changement climatique. Les militants du changement climatique ont pris l’habitude de citer les catastrophes de toutes sortes, des cyclones aux séismes et aux tsunamis, comme preuve des effets catastrophiques d’un changement climatique d’origine anthropique, et dont la réalité est niée par les soi-disant sceptiques du changement climatique. Le débat tel qu’il est reproduit dans les médias brouille une distinction importante: la distinction entre les conservateurs

sceptiques du changement climatique qui se moquent des militants du changement climatique, les traitant de prophètes de malheur, et de l’autre côté, les radicaux sceptiques du changement climatique, dont la critique vient de l’autre direction et qui accusent les militants du changement climatique d’ignorer le facteur de guerre délibérée de l'environnement.

Dans le débat, les deux types de sceptiques sont confondus, avec pour résultat que les discussions sur les centrales nucléaires ou les catastrophes environnementales peuvent très facilement être transformées en arguments pour ou contre l’origine anthropique du changement climatique.

Ce qui a été construit est un scénario très efficace permettant de “diviser pour régner”. D’une part les mouvements anti-nucléaires ignorent les discussions des “théoriciens du complot” pour savoir si les catastrophes “naturelles” successives d’aujourd'hui, sont produites délibérément. D’autre part, les soi-disant théoriciens du complot sont de plus en plus préoccupés par la question de savoir si les catastrophes dites naturelles ont été causées par les Américains, les Chinois, les Russes, les Européens, ou quelqu’un d'autre. Cette préoccupation est renforcée par des interventions des nationalistes comme le politique russe Vladimir Jirinovski, qui prétend à la télévision russe que les Russes possèdent des “armes météorologiques secrètes” qui peuvent détruire une partie de la planète et “tuer des millions de personnes”.

Heureusement, certains ont réussi à échapper à ces scénarios de division. Les Verts de Chypre, qui sont membres des Verts européens et représentés au parlement de Chypre, mènent activement et au niveau du leadership une campagne à la fois contre HAARP, qui selon eux opère également à Chypre, et d’autre part contre les trainées chimiques. Ils sont une exception remarquable parmi les partis verts de l’Europe et même du monde, et leur exemple devrait être suivi par les autres partis verts.

D’autre part, au sein de la société civile, et dans les mouvements anti-nucléaires, devront être réactivés le mouvement pour une Europe libérée d’armes nucléaires et de centrales nucléaires qui a été si puissant en Europe avant l'effondrement de l’Union Soviétique. La dénucléarisation de notre région ne doit pas être l’otage des évènements politiques à l’échelle mondiale ou des scénarios de “division pour mieux régner” de la politique américaine. L’appel de Saintes “pour une Europe sans armes ni centrales nucléaires” doit être soutenue par tout le monde. Le rapport de 1999 de Maj Britt Theorin au Parlement européen “sur l’environnement, la sécurité et la politique étrangère” doit devenir la base d’un nouveau mouvement anti-nucléaire européen, et même d’une nouvelle Europe des citoyens.

Massimo Greco au sujet des traînées chimiques (video) http://www.youtube.com/watch?v=2f6emAvUtag&feature=channel_video_title

Jean-Marie Matagne au sujet des traînées chimiques (video) http://www.youtube.com/watch?v=oCedLpEQJ8A&feature=relmfu

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Un médecin de 36 ans meurt après une deuxième dose de vaccin Covid

13 Février 2021, 13:10pm

Un médecin de 36 ans meurt après une deuxième dose de vaccin Covid

Un médecin de 36 ans meurt après une deuxième dose de vaccin COVID


Les médias ont attribué la mort du Dr Barton Williams au syndrome inflammatoire multisystémique (MIS-A) causé par une COVID asymptomatique, bien qu'il n'ait jamais été testé positif pour le virus.


L'équipe de défense de la santé des enfants Le 12 février 2021

Les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) enquêtent sur la mort d'un médecin de 36 ans au Tennessee, décédé le 8 février, environ un mois après avoir reçu la deuxième dose d'un vaccin COVID.


Selon les médias, le Dr Barton Williams est mort de la forme adulte du syndrome inflammatoire multisystémique (MIS-A), une maladie causée par l'attaque du système immunitaire contre l'organisme, entraînant une défaillance de plusieurs organes. Le MIS-A est considéré comme extrêmement rare.


Le Daily Memphian et d'autres sources d'information ont rapporté que les personnes impliquées dans l'enquête pensent que Williams a développé le MIS-A en réponse à un cas asymptomatique de COVID-19, et non au vaccin.


Le Dr Stephen Threlkeld, un spécialiste des maladies infectieuses qui a traité Williams et qui travaille avec le CDC pour enquêter sur le décès, a déclaré à une filiale de Memphis ABC News que Williams avait été testé négatif pour le COVID pendant son séjour à l'hôpital et que Williams lui avait dit qu'à sa connaissance, il n'avait pas le virus.


Cependant, M. Threlkeld a déclaré que les tests ont révélé "deux types d'anticorps dans le système de Williams - un type d'anticorps qui résulte d'une infection naturelle par le COVID, et un second type d'anticorps provenant du vaccin".


A la question de savoir si le vaccin, plutôt qu'un cas asymptomatique de COVID, aurait pu provoquer le développement de MIS-A chez Williams, M. Threlkeld a répondu : "Tous ceux qui ont eu [MIS-A], ont eu l'infection. Aucun cas n'a encore été publié concernant une personne ayant été vaccinée dans le passé et pour laquelle ce problème a été documenté".


Threlkeld a également déclaré : "Ce n'est pas une raison pour ne pas se faire vacciner. C'est une raison pour se faire vacciner, parce que seules les personnes qui ont eu l'infection ont eu ce problème".


Mais Lyn Redwood, RN, MSN, présidente émérite de Children's Health Defense, a remis en question les conclusions préliminaires qui excluaient le vaccin au profit d'une réaction rare à un cas asymptomatique de COVID.


Mme Redwood a mis en avant des recherches qui décrivent les associations temporelles entre la maladie de Kawasaki (KD), une maladie qui présente des symptômes similaires à ceux de la MIS-C, tels que des fièvres élevées, des éruptions cutanées et une inflammation des vaisseaux sanguins, et une grande variété de vaccins, dont l'hépatite A et B, le rotavirus, la grippe, le DPT ou le DTaP, les vaccins anti-pneumococciques et la fièvre jaune.


"Les scientifiques qui ont étudié les "caractéristiques distinctives du système immunitaire" des enfants atteints de la maladie de Kawasaki, une maladie très similaire à la MIS-C, reconnaissent que la "stimulation antigénique" déclenchée par les vaccins et autres produits biologiques a la capacité de créer une "interférence immunologique", a déclaré M. Redwood. "Est-il possible que les MIS-C et MIS-A soient le résultat d'une "amorce pathogène", un mécanisme que d'autres chercheurs décrivent par euphémisme comme un "renforcement immunitaire" ?


"L'amorçage de l'agent pathogène peut se produire lorsque les protéines des vaccins viraux sont si similaires ("homologues") aux protéines humaines qu'elles déclenchent ensuite des réactions d'auto-immunité ou d'hypersensibilité incontrôlables telles que le syndrome de choc et l'anaphylaxie retardée", a déclaré M. Redwood.


Comme l'a rapporté M. Redwood en début de semaine, les recherches ont montré que la protéine de pointe du SRAS-CoV-2 seule - sans le virus - est un puissant inducteur de dysfonctionnement endothélial, ce qui suggère que "les manifestations du syndrome de choc COVID-19 chez les enfants peuvent être au moins partiellement attribuées à son action".


Le MIS-C, la version infantile du syndrome inflammatoire multisystémique, est également rare, mais plus fréquent chez les enfants que chez les adultes. Les enfants atteints du MIS-C présentent souvent des symptômes similaires à ceux de la maladie de Kawasaki.


Dans son article du 10 février, Mme Redwood fait référence à un commentaire public soumis en décembre à la Food and Drug Administration américaine par le Dr J. Patrick Whelan, un rhumatologue pédiatrique, qui met en garde contre le risque que les vaccins à ARNm conçus pour créer une immunité contre la protéine de pointe du SRAS-CoV-2 ne provoquent des accidents.


Les vaccins Pfizer et Moderna, les deux seuls à ce jour à avoir été approuvés pour une utilisation d'urgence aux États-Unis, utilisent tous deux la technologie de l'ARNm.


La formation de Whelan (à Harvard, au Texas Children's Hospital et au Baylor College of Medicine) comprend des diplômes en biochimie, en médecine et en rhumatologie. Pendant 20 ans, il a travaillé comme rhumatologue pédiatrique. Il se spécialise actuellement dans le traitement des enfants atteints du syndrome inflammatoire multisystémique (MIS-C), qui a été associé à des infections à coronavirus.


Dans ses commentaires à la FDA, M. Whelan a écrit :


"Je suis préoccupé par la possibilité que les nouveaux vaccins visant à créer une immunité contre la protéine de pointe du SRAS-CoV-2 aient le potentiel de causer des lésions microvasculaires au cerveau, au cœur, au foie et aux reins d'une manière qui ne semble pas être actuellement évaluée dans les essais de sécurité de ces médicaments potentiels".

  1. Whelan faisait référence au fait que les vaccins à ARNm fonctionnent en incorporant le schéma génétique de la protéine de pointe clé à la surface du virus dans une formule qui - lorsqu'elle est injectée à l'homme - ordonne à nos propres cellules de fabriquer la protéine de pointe.


En théorie, l'organisme fabriquera alors des anticorps contre la protéine de pointe pour protéger contre l'infection par le SRAS-CoV-2.


"Le problème avec ce scénario", a déclaré M. Redwood, "est que la protéine de pointe seule - que les vaccins à ARNm donnent l'ordre au corps de fabriquer - a été impliquée comme une cause clé d'accident et de décès dans les infections COVID-19".


Sur la base des recherches menées jusqu'à présent, M. Redwood a déclaré qu'il est très probable que certains receveurs de vaccins à ARNm à base de protéines de pointe présentent les mêmes symptômes et accidents que ceux associés au virus.


Toujours selon M. Whelan, "le potentiel de causer des lésions microvasculaires (inflammation et petits caillots sanguins appelés microthrombus) au cerveau, au cœur, au foie et aux reins... n'a pas été évalué dans les essais de sécurité".


L'année dernière, des chercheurs canadiens ont identifié la maladie de Kawasaki comme une "maladie d'intérêt" pour la surveillance de l'innocuité des vaccins pédiatriques, en citant les rapports en cours sur la maladie de Kawasaki aux systèmes passifs de surveillance des effets indésirables après la vaccination (AEFI).
Deux études - l'une menée à Singapour et l'autre aux États-Unis - ont mis en évidence une association entre le vaccin conjugué antipneumococcique 13-valent (PCV13) et la maladie de Kawasaki :


Les chercheurs de Singapour ont examiné tous les jeunes enfants (moins de deux ans) hospitalisés pour la maladie de Kawasaki dans leur hôpital entre 2010 et 2014, en tenant compte des enfants chez qui la maladie de Kawasaki est apparue dans le mois suivant la vaccination par le PCV13. Dans un article paru dans Nature en 2019, les auteurs ont nié toute augmentation du risque global, mais ont signalé "un risque environ deux fois plus élevé de maladie kystique complète dans l'intervalle de 28 jours suivant la réception de la première dose de PCV13". Les chercheurs ont conclu par un appel "urgent" à confirmer leurs conclusions.


L'étude américaine, une analyse de la liaison de données sur la sécurité des vaccins de 2013 réalisée par les chercheurs de Kaiser Permanente dans huit organismes de soins gérés, a également examiné les enfants de deux ans et moins, comparant ceux qui ont reçu le PCV13 de 2010 à 2012 aux enfants du même âge qui ont reçu le vaccin Prevnar-7 (PCV7) au milieu des années 2000. Pour les nourrissons et les enfants en bas âge vaccinés par le PCV13, la probabilité de développer une maladie coronarienne était 1,94 fois plus élevée que pour ceux qui avaient reçu le PCV7 - ce qui représente une fois de plus un résultat qui mérite d'être "approfondi".

https://childrenshealthdefense.org/defender/doctor-dies-second-dose-covid-vaccine/?utm_source=salsa&eType=EmailBlastContent&eId=e6b37aec-89c0-44b5-be90-d2376c84bfcb

 

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SUR LE CLIMAT, LES RADIATIONS ET LE MOUVEMENT ECOLOGIQUE

25 Février 2021, 15:49pm

SUR LE CLIMAT, LES RADIATIONS ET LE MOUVEMENT ECOLOGIQUE

Arthur Firstenberger - Le 23 février 2021

https://www.cellphonetaskforce.org/wp-content/uploads/2021/02/The-River-of-Life.pdf

 

 

LE 10 FÉVRIER 2021, la neuvième Cour d'appel à San Francisco, a refusé de reconsidérer sa décision dans l'affaire Juliana contre États-Unis. Les enfants plaignants dans cette affaire exigent que les États-Unis cessent de permettre, d'autoriser et de subventionner la combustion de combustibles fossiles. Les enfants exigent que les États-Unis ne disposent plus de leur avenir. Ayant perdu devant la neuvième Cour, ils se préparent à faire appel de leur cause devant la Cour suprême des États-Unis.

 

IL Y A QUELQUES SEMAINES, une autre affaire tout aussi importante a été plaidée devant la dixième Cour d'appel à Denver. Dans cette affaire, Santa Fe Alliance contre la ville de Santa Fe, nous demandons qu'une loi fédérale qui interdit à la ville de protéger ses résidents des radiations des tours de téléphonie cellulaire soit déclarée inconstitutionnelle. Nous aussi, nous exigeons qu'on nous rende notre avenir. Que nous gagnions ou perdions, notre affaire aussi finira probablement devant la Cour suprême.

 

La Terre se meurt rapidement, et à un certain niveau, tout le monde le sait. Mais au cours des 50 dernières années, le mouvement écologique s'est fragmenté et doit être reconstitué si nous voulons avoir une chance de survie. Nous devons défendre non seulement les oiseaux, les amphibiens, les baleines, les éléphants, les chauves-souris, les abeilles, les arbres et la santé humaine, chacun séparément, comme le fait le monde aujourd'hui, mais aussi tous ensemble, car ils ne font qu'un. Nous devons travailler non seulement contre le changement climatique, les radiations, les pesticides, la destruction des habitats, les plastiques, la pollution de l'air, des eaux souterraines et la déforestation, chacun séparément, comme le fait le monde aujourd'hui, mais aussi contre tous ensemble, parce que la cause première est la même.

 

Les travailleurs, des millions d'entre eux, partout sur la planète, tentent frénétiquement de boucher des milliers de trous dans le barrage dans une tentative futile d'empêcher sa rupture, au lieu de reconnaître que c'est le barrage lui-même qui nous détruit, et qu'il doit être démantelé afin que la rivière puisse à nouveau couler librement. La rivière est la vie, avec ses bienfaits et ses dangers. Le barrage, de plus en plus grand, est notre effort pour multiplier les bienfaits et éliminer tous les dangers. Les trous sont dus à la pression exercée par la rivière pour qu'elle se libère. Avons-nous la sagesse d'arrêter, de commencer à enlever le barrage, petit à petit, de laisser l'eau de la vie couler à nouveau par-dessus, avant que le barrage que nous nous efforçons tant d'entretenir ne soit détruit par une inondation qui nous tuera sûrement tous ?

 

J'ai passé les deux derniers mois à compiler des listes d'adresses électroniques pour le personnel, les responsables, les scientifiques et les membres du conseil d'administration de toutes les grandes organisations environnementales du monde, et je suis maintenant prêt à constituer une équipe pour leur écrire à tous. Je suis maintenant prêt à réunir une équipe pour leur écrire à tous. Pour les inciter à recommencer à travailler ensemble. Et d'entamer une discussion qui aboutira à la création de programmes sur les rayonnements au sein de chacune de leurs organisations -- des programmes visant à stopper les rayonnements qui proviennent des téléphones portables, des tours de téléphonie mobile et des satellites ; des radiations dont le monde a jusqu'à présent prétendu qu'elles n'existaient pas.

 

Veuillez signer la lettre à Elon Musk et SpaceX

 

Stop 5G International recueille les signatures de personnes et d'organisations sur une lettre ouverte à Elon Musk et SpaceX demandant l'arrêt du programme de satellite. "Nous vous écrivons aujourd'hui", dit la lettre, "pour vous demander d'arrêter le projet Starlink parce qu'il est si destructeur". La lettre énumère quelques-unes des conséquences du remplissage du ciel par des dizaines de milliers de satellites jetables :

 

- le rayonnement

- la pollution visible du ciel nocturne

- les interférence avec l'astronomie et la météorologie

- l'échappement des fusées, qui contribue à l'appauvrissement de la couche d'ozone et au changement climatique

- la pollution des sols et des eaux due à l'utilisation intensive d'un nombre croissant d'aéroports spatiaux

- l'accumulation de débris spatiaux

- la sortie d'orbite et la combustion continues de satellites vieillissants, polluant l'atmosphère de poussières et de fumées toxiques

- une probabilité de plus en plus grande de collision

- un risque accru de syndrome de Kessler

 

La lettre et le formulaire de signature sont publiés sur le site web de Stop 5G International : https://www.stop5ginternational.org/open-letter-to-elon-musk-spacex

 

 

Manifestation prévue le 19 mars au siège de SpaceX

 

Le vendredi 19 mars 2021, de 10h00 à 14h00, il y aura un rassemblement de protestation contre le programme de satellite devant le siège de SpaceX au 1 Rocket Road à Hawthorne, en Californie. Cet événement donnera le coup d'envoi et sera la pièce maîtresse de la journée de protestation mondiale 5G qui est prévue le lendemain, 20 mars 2021, dans des pays du monde entier.

 

Conférence "5G et notre santé", 10-12 septembre 2021

 


Les 23 et 24 janvier 2021, j'ai été invité à présenter la conférence annuelle « Reprenez votre Santé en mains » qui s'est déroulée cette année en ligne et a réuni 2 500 participants du monde entier. En raison de l'intérêt que ma présentation a suscité sur les effets de la technologie sans fil sur la santé et l'environnement, une conférence axée uniquement sur cette question -- 5G, WiFi et radiations sans fil -- a été programmée du 10 au 12 septembre 2021. Il s'agira également d'une conférence virtuelle. Intitulée "La 5G et notre santé", l'annonce de la conférence commence :

"Nous sommes plus connectés, et pourtant plus malsains et malheureux que jamais. Les scientifiques et les médecins spécialistes de l'environnement établissent des liens entre les radiations sans fil, les maladies chroniques et nos crises environnementales. Nous voulons répondre aux questions urgentes suivantes : "Avons-nous poussé la technologie des radiations Wi-Fi trop loin ? et "Pouvons-nous trouver un moyen plus sûr d'utiliser l'internet pour nous connecter ?

Les détails et les informations relatives à l'inscription sont disponibles ici :
https://5g.takebackyourhealthconference.com/



Correction

 


Dans mon dernier bulletin d'information, "La mauvaise pandémie", j'ai rapporté qu'après que quelques visons aient été testés positifs au COVID-19, le Danemark a décidé de détruire les 17 millions de visons de toutes les fermes à visons de ce pays. J'ai également signalé que "la raison a éclaté" et que la campagne d'éradication a été arrêtée après que seulement 2,5 millions de visons ont été tués. Un abonné au Danemark m'a écrit pour me dire que le sursis n'était que temporaire et que la quasi-totalité des 17 millions de visons ont été abattus. Elle m'a envoyé un article daté du 24 novembre 2020, avec le titre "Mellem 100.000 og 300.000 danske mink er stadig i live" ("Entre 100.000 et 300.000 visons danois sont encore en vie").

"La mauvaise pandémie" a suscité des sentiments intenses chez les abonnés. La majorité d'entre eux ont exprimé leurs remerciements les plus sincères : "Soyez bénis d'avoir essayé de rendre le monde meilleur". "J'aime quand quelqu'un écrit avec bon sens comme vous le faites !" "Comme c'est rafraîchissant de lire un peu de bon sens et de réalité pour une fois." "Vous l'avez parfaitement réussi." "Merci pour la vérité !" "Enfin un message qui n'évite pas la vérité." Une petite minorité a ressenti tout aussi fortement l'inverse, par exemple : "Vous êtes un psychopathe fou." Quelques-uns ont été tellement offensés par ce que j'ai écrit sur les masques et COVID-19 qu'ils se sont désinscrits, et un membre de notre conseil d'administration a même démissionné.

Je continuerai à rapporter la vérité telle que je la trouve, en tant que scientifique et en tant qu'être humain travaillant au nom de toute vie sur Terre.

 



Arthur Firstenberg

P.O. Box 6216

Santa Fe, NM 87502
USA
phone: +1 505-471-0129

info@cellphonetaskforce.org
February 23, 2021

 

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L'urgence d'une réforme : placements abusifs d'enfants

27 Novembre 2019, 20:37pm

En complément à cette interview de Maître Amas : lettre de l'association de la ligue des droits de l'enfant :
 

 

NOTRE LETTRE OUVERTE AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

 

Fontenay aux roses, le 27 septembre 2017

 

Monsieur le Président,

 

Parmi les nombreuses et complexes difficultés auxquelles notre pays est confronté, la question des droits de l’enfant est l’une des plus cruciales, si ce n’est, finalement, la plus importante de toutes. D’elle découle l’évolution et l’avenir de la France. Comme l’écrivit le général de Gaulle, en préambule de l’ordonnance de 1945 :

 

« Il est peu de problèmes aussi graves que ceux qui concernent la protection de l’enfance, et parmi eux, ceux qui ont trait au sort de l’enfance traduite en justice. La France n’est pas assez riche d’enfants pour qu’elle ait le droit de négliger tout ce qui peut en faire des êtres sains. »

 

La Ligue française des droits de l’enfant a pour objet de veiller au respect et à l’application de la Convention internationale des droits de l’enfant sur le territoire national. À ce titre, il est de son devoir de vous alerter sur le scandale des placements abusifs et les graves atteintes à la CIDE qu’il nous est donné de constater depuis de nombreuses années. De partout à travers le pays, des dossiers nous parviennent, démontrant que nous sommes confrontés à un problème majeur : profitant de leur place au sein des institutions qu’ils dévoient, des personnels dévolus à leur mission de service public font placer des enfants qui ne sont pas en danger afin d’encaisser les subsides de l’État et des conseils départementaux.

 

Si le coût financier de ce système organisé en réseau au détriment de la cohésion sociale et des deniers publics est absolument considérable, il n’est rien en comparaison de la destruction individuelle et familiale qu’il engendre. En effet, ces sont des dizaines de milliers de familles et d’enfants qui sont ainsi laminés, terrorisés, et finalement exclus de tout système de droits sociaux et juridiques, lorsque la machine des placements abusifs se met en place.

 

La violence criminelle de l’assistance éducative, lorsqu’elle est détournée de l’esprit de la loi, crée des enfants maltraités au sein des institutions, ou volontairement laissés à l’abandon aux mains de leurs parents bourreaux. Elle participe ainsi au meurtre quotidien de deux enfants chaque jour, tandis que d’autres, bien plus nombreux, sont illégalement arrachés à une famille aimante en l’absence totale de danger. Un récent article du parisien relatait justement qu’un bébé de deux mois et demi avait été placé suite une fausse expertise affublant sa mère d’une grave pathologie mentale inexistante. Bien que ce rapport mensonger fût démenti par une véritable contre-expertise, l’enfant, à la date de parution de l’article, n’était toujours pas rendu à sa famille. Ce cas de figure, loin d’être un cas isolé, est malheureusement le quotidien de trop nombreuses associations dans la protection de l’enfance.

 

Autre conséquence, les parents victimes de ces crimes impunis et odieux finissent par perdre tout repère, toute confiance en la justice et en l’État, pourtant censé faire respecter le droit et la loi, et protéger les plus faibles. Plus choquant encore est-il de constater que tous les terroristes ayant agi au cours de ces dernières années sur le territoire national étaient d’anciens enfants passés par l’ASE. C’est un constat d’échec cinglant, qui doit poser question sur le devenir de cette institution et son inadaptation à notre société.

 

Nous observons, dans les dossiers qui nous parviennent, toujours les mêmes ressorts à l’œuvre : des magistrats qui violent impunément les lois et les procédures, des services sociaux qui mettent en place, autour des parents ciblés, les méthodes bien connues de harcèlement en réseau afin de les détruire socialement et les empêcher ainsi de pouvoir récupérer leurs enfants. Car tel est bien l’objectif final : placer les enfants et ne jamais les rendre. Selon les chiffres avancés par l’ONED, 80 % des enfants placés le restent jusqu’à leurs 18 ans. En tout état de cause,  il n’est plus acceptable de laisser faire, sachant qu’un placement coûte, en moyenne, entre 6 et 7000 euros par mois à la collectivité.

 

En 2016, une réforme a été engagée afin de pallier, au moins en partie, à ces abus. Force est de constater qu’en dépit de quelques avancées législatives, rien n’a changé ni dans l’esprit ni dans les pratiques : la même barbarie est toujours à l’œuvre dans les tribunaux pour enfants et au sein des service sociaux. Les nouvelles dispositions législatives, pas plus que les précédentes, ne sont appliquées ou respectées.

 

À cela, la raison est simple : une impunité totale sévit dans les services de justice et parmi les travailleurs sociaux, qui n’hésitent d’ailleurs pas à faire appel, le cas échéant, à des professionnels de santé complices et tout autre auxiliaire ou fonctionnaire en capacité de fournir un faux en écriture afin de valider un placement injustifié, et  dans 80% des cas injustifiable. Lesquels seront tout autant protégés. Des procédures judiciaires fabriquées de toutes pièces sont ensuite mise en œuvre, diffamation, outrage à magistrats, violences imaginaires, afin de faire taire les parents récalcitrants ou les associations qui travaillent à la défense de leurs droits. Fréquents sont les cas où les victimes se retrouvent condamnées par les coupables avec la complicité du tribunal.

 

Le crime de forfaiture a disparu du code pénal. C’est une grave erreur, car la loi et nos institutions sont aujourd’hui détournées avec cynisme pour faire continuer à tourner la machine à cash du placement abusif.

Des sanctions doivent pouvoir être prises, rapides, exemplaires et effectives, contre tous les intervenants impliqués dans le placement abusif, des travailleurs sociaux aux magistrats, des professionnels de santé aux directeurs d’école complices, car il y en a parfois. Aujourd’hui, il est impossible de poursuivre et moins encore de sanctionner un magistrat, quelle que soit la gravité des actes qu’il commet dans l’exercice de sa fonction.

 

Des années de travail sur les dossiers de placements abusifs, d’analyse et de compilation, ont permis d’entériner ce chiffre effarant : 100 % des plaintes des parents contre les services sociaux et/ou les magistrats sont classées sans suite, ou, pire encore, disparaissent dans la nature, certaines n’étant même jamais enregistrées par les bureaux d’ordre pénal.

 

Nous demandons la création d’un tribunal arbitral indépendant afin de rendre justice sur ces affaires, passées, en cours, et à venir, dont vous, Monsieur le Président, en tant que premier magistrat de France, ne pouvez que connaître de la gravité.

 

Il nous apparaît également qu’une refonte en profondeur de la protection de l’enfance est nécessaire, puisque deux réformes successives, en 2007 et 2016, n’ont absolument rien changé. Deux choses sont très sérieusement à envisager d’urgence : la suppression de l’ASE, inefficace, coûteuse et archaïque, dangereuse, même, pour la jeunesse de notre pays. Et la démonétisation de la protection de l’enfance en danger. J’écrivais il y a quelques temps dans un article :

 

« Nous disons :

 

« Si vous avez des enfants en danger, nous vous donnerons de l’argent pour les protéger. » 

 

En conséquence de quoi nous trouvons des gens pour nous répondre :

 

« J’ai des enfants en danger, donnez-moi l’argent, je les protègerai. » 

 

Quand ces enfants n’existent pas, ou quand il n’y en a pas assez pour assurer des revenus conséquents permettant de nourrir tous les réseaux participants à cette forfaiture, ils sont créés de toute pièce… »

 

Enfin, les conséquences du harcèlement criminel en réseau mis en place autour des parents et de leurs accompagnants laissent présager de nombreuses failles dans notre système sécuritaire. Il est évidemment intolérable que les forces vives du pays soient détruites par de telles pratiques, sournoises et sophistiquées, destinées à l’assassinat social des personnes ciblées.  Mais il est également très inquiétant de savoir que ce type d’agents actifs, à la solde d’intérêts privés, soient capables de bloquer tous les moyens de communications entre les citoyens et les fonctionnaires de l’État ou les administrations.

 

Ne laissez pas l’État perdre davantage le contrôle de ses institutions, dont certaines fonctionnent aujourd’hui en roue libre à ses propres dépens.

 

Au nom des dizaines de milliers d’enfants et de familles concernées, nous espérons, Monsieur le Président, que vous agirez dans les plus brefs délais afin de mettre un terme à ces agissements indignes de notre grande nation. Vous rétablirez ainsi la confiance et la justice dans notre République rudement mise à l'épreuve. .

 

Veuillez agréer, Monsieur le président, l’expression de notre plus haute considération.

 

Le Président,


Sylvain MORAILLON

 

 

Et au Royaume-Uni, notre sous-titrage de juillet 2016 :

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Nouvelles de Lynda Thyer et David Noakes

13 Décembre 2019, 21:23pm

La Cour d'Appel de Paris, le lundi 16 décembre 2019, a renvoyé Lynda Thyer en prison.

Scott Tips - Le 13 décembre 2019

Lynda Thyer  et ses 400 cartes de soutien - Le vendredi 13 décembre 2019

Lynda Thyer et ses 400 cartes de soutien - Le vendredi 13 décembre 2019

La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) - dont le siège est au Luxembourg et qui est, soit la plus haute, soit l'une des deux plus hautes autorités judiciaires (de son point de vue) - a rendu sa décision hier matin et a évidemment décidé que les procureurs français peuvent, après tout, émettre des mandats d'arrêt européens (MAE). Pourquoi était-ce important pour nous ?


Parce que c'était un problème dans les dossiers Lynda Thyer et David Noakes où leurs soi-disant MAE avaient été délivrés et signés non pas par un juge indépendant mais par un juge du parquet. La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) basée à Strasbourg, en France, a jugé à plusieurs reprises que de tels mandats d'arrêt étaient illégaux et invalides. Pourtant, sans tenir compte de ces jugements de la CEDH, la Cour de justice de l'UE a ignoré de tels précédents et toute morale légale évidente en décidant que de tels mandats étaient effectivement valables.


Cela signifie qu'à la fois David et Lyn devront se défendre sur les faits - qui sont toujours extrêmement en leur faveur - au lieu de pouvoir rejeter l'affaire pour vice de procédure, ce qui aurait été plus rapide et plus facile, et moins cher pour notre équipe juridique NHF, dirigée en justice par la formidable avocate Chloé Arnoux.


Pour les lecteurs qui ne connaissent pas la situation, David Noakes et Lynda (Lyn) Thyer ont fait l'objet d'une enquête - et David a été poursuivi - en Grande-Bretagne pour avoir guéri des personnes atteintes d'un cancer, grâce au GcMAF, un facteur d'activation des macrophages glyco-protéiques que tout être humain en bonne santé produit naturellement. Et contrairement aux misérables taux de « guérison » de la médecine conventionnelle, à un seul chiffre, les injections de GcMAF ont enregistré des taux de réussite de 75 à 100% - à 1% du coût des traitements conventionnels!


Eh bien, ce type de concurrence avec l'industrie du traitement conventionnel du cancer de 200 milliards de dollars par an, ne pouvait pas se poursuivre, de sorte que les gros laboratoires pharmaceutiques ont lancé leurs chiens de garde, comme l'Agence de régulation du médicament et de la médecine (MHRA ) et son homologue français, pour abattre ces intrus. David a été contraint par le système judiciaire britannique injuste de purger une peine de prison là-bas, tandis que Lyn n'y a jamais été inculpée. Elle a cependant été kidnappée en Angleterre, extradée en France l'été dernier et jetée dans une prison parisienne. L'équipe juridique de NHF a obtenu sa libération dimanche dernier (8 décembre) après une incroyable plaidoirie, digne d'un oscar, faite par Chloé Arnoux.

Événements en cours dans ces dossiers


Maître Arnoux a déposé une requête devant le tribunal aujourd'hui pour laisser Lyn Thyer en liberté. Au même moment, Lyn devait comparaître ce matin devant le juge Jean-Luc Gadaud pour un nouvel interrogatoire. Sans doute encouragé par la décision de la CJUE; mais il a dû annuler l'interrogatoire d'aujourd'hui parce que le traducteur parisien n'a pas pu traverser les grèves dans la capitale, alors que Lyn, une étrangère dans Paris, a pu le faire et est même arrivée tôt.

 

 

 

 

 

 

Lynda Thyer au tribunal à Paris le 13 décembre 2019

Lynda Thyer au tribunal à Paris le 13 décembre 2019

Lundi 16 décembre à Paris, la Cour d'appel française entendra et statuera sur la poursuite de l'appel du gouvernement dans l'affaire Lyn Thyer. Compte tenu de la décision de la CJUE d'hier, il est fort probable que cette Cour d'appel méconnaîtra également la Cour européenne des droits de l'homme et suivra plutôt la décision de la CJUE, confirmant les mandats d'arrêt français. Cependant, grâce à notre requête en cours pour laisser Lyn en liberté, et espérons-le, déjà entendue lundi matin, une Cour d'appel honorable serait réticente à renvoyer Lyn Thyer en prison.


 

Une justice anglaise sans foi ni loi


Pendant ce temps, en Angleterre, David Noakes a évité un accident mercredi dernier, lorsque la police des frontières a tenté de le bloquer et d'appliquer une ordonnance d'extradition manifestement illégale qui aurait envoyé David en France cette semaine par bateau, train ou avion. Dans un remake humoristique involontaire de la police de Sandford, du film Hot Fuzz de 2007, les policiers ont raté David, et attrapé du vent. Malheureusement, les autorités refusent toujours d'attendre une décision de la Cour suprême sur sa décision d'extradition illégale, laquelle méconnaît le principe de longue date de la non-double peine.
 

 

 

 Lyn Thyer, Ian Crane et David Noakes en Angleterre

Lyn Thyer, Ian Crane et David Noakes en Angleterre

Interrogé sur son cas, David Noakes a déclaré: « La Haute Cour a refusé unilatéralement de me permettre de faire appel contre l'extradition de la Cour de justice de Westminster lundi. Il y a au moins sept raisons pour lesquelles je ne peux pas être extradé, mais le franc-maçon en chef du tribunal a illégalement écrit le verdict, enfreignant la loi en toute impunité, et l'a transmis au juge pour lecture. Mercredi, la police a violemment frappé à ma porte d'entrée en disant « Police, extradition ». Comme la Haute Cour a refusé d'autoriser mon appel, je dois disposer de 28 jours pour faire appel à la Cour suprême. Mais le tribunal a clairement dit à la police de désobéir à la loi. Les 27 membres du personnel d'Immune Biotech Ltd craignent que la police frappe à leur porte, après 14 descentes de police, 33 persécutions, 20 affaires judiciaires, quatre peines de prison et plusieurs cas de police nous mettant dans des fourgons avec de minuscules cellules à l'intérieur. L'avocat John Smith a soumis mon appel à la Cour suprême mercredi, 28 jours plus tôt et nous demanderons au tribunal de rappeler ses chiens policiers. »

 


En savoir plus sur la décision de la Cour de Justice de l'Union Européenne


De l'avis de plusieurs commentateurs chevronnés, la décision du 12 décembre de la Cour de Justice de l'UE n'a vraiment aucun effet sur les décisions de 2008 et 2010 (Affaire Medvedyev Et Autres c. France, Requête n ° 3394/03) rendues par la Cour Européenne des droits de l'homme, dans la mesure où, à la fois,la CJUE et l'UE doivent respecter les traités de Lisbonne et de Nice dont la base constitutionnelle est la « Convention européenne des droits de l'homme »  à laquelle tous les États membres de l'UE doivent se conformer. Le précédent juridique, qui a clairement déclaré que le procureur français n'était pas une autorité judiciaire et n'était donc pas habilité à émettre de tels mandats d'arrêt, a été légalement jugé par la Cour européenne des droits de l'homme et est un jugement contraignant pour la CJUE. Par conséquent, sa décision d'hier n'est pas seulement illégale et inconstitutionnelle, mais viole les traités mêmes sur lesquels l'UE a été construite. Pour ces commentateurs, la première décision du juge français dans l'affaire Thyer est toujours valable.


Il semble maintenant que ce soit une bataille entre les droits de l'homme universels défendus par la Cour européenne des droits de l'homme, d'une part, et le corporatisme effréné adopté par la Cour de justice des Communautés européennes. Autrement dit, il est désormais plus difficile de voir quels précédents juridiques régissent l'une et l'autre Cour et laquelle des deux Cours aura le dernier mot. La lutte contre la validité juridique des mandats d'arrêt non démocratiques n'est en aucun cas terminée. Et il sera intéressant de voir comment la Cour d'appel de Paris statuera sur cette question lundi après-midi 16 décembre 2019.


Notre combat pour la justice et la santé se poursuit. Et NHF vous remercie TOUS pour votre soutien financier et moral continu ! Croyez-moi, nous en avons encore besoin.


Merci d'aider Lyn et David. Faites un don pour leur défense sur :

https://thenhf.com/join-us/make-a-donation/

 

Scott Tips

Voir aussi à ce sujet :

Notre publication du 24/11/19 :

http://www.cielvoile.fr/2019/11/sauvez-lynda-thyer.html

Notre publication du 1/12/19 :

http://www.cielvoile.fr/2019/12/liberation-prochaine-de-lynda-thyer.html

 

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