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Ciel Voilé

Xavier Bazin sur le COV-19

19 Mars 2020, 09:18am

Gadget offert aux participants à Event 201, le 18 octobre 2019

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Vous êtes nombreux à m’envoyer des questions, surtout après ma dernière lettre qui vous annonçait la bonne nouvelle de l’efficacité de la chloroquine contre le coronavirus !

Alors voici mes réponses, « groupées » :

Question 1 : Tant mieux si la chloroquine est efficace, mais ne pourrait-on pas plutôt utiliser des remèdes naturels à la place ?

La réponse est : probablement « oui » !

Je vais vous dire pourquoi, mais d’abord, je tiens à faire une précision.

Pour moi, ce n’est pas le moment de faire la « fine bouche » : c’est déjà une excellente chose qu’on ait un remède potentiellement efficace contre les dégâts du coronavirus.

Surtout que la chloroquine a beaucoup d’avantages : c’est un médicament dérivé d’une substance naturelle, sur lequel on a un recul de 70 ans, qui ne coûte rien et qui est facile à produire.

Il faut se réjouir de ce qui vient d’être découvert, car c’est le genre de remèdes que nos grands pontes ont tendance à dénigrer, par orgueil et parce qu’ils ont des contrats juteux avec l’industrie pharmaceutique.

Si vous ne me croyez pas, voici comment la chloroquine a été accueillie, il y a quelques semaines :

  • Le Directeur général de la Santé, le 26 février : « Aujourd’hui, la communauté scientifique n’est pas très convaincue » de l’intérêt de la chloroquine ;
  • Martin Hirsch, directeur général de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris, le 1er mars : « La chloroquine n’a jamais marché chez un être vivant » (ce qui était FAUX au moment de cette déclaration, la chloroquine avait déjà été essayée avec succès sur 100 malades chinois).

Quant au Pr Yazdanpanah, chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital Bichat, c’est à cause de lui que la France a perdu 3 semaines dans la lutte contre le coronavirus.

Oui, ce Professeur a refusé de tester la chloroquine dans un large essai clinique officiel !

Pour se justifier, il avait invoqué des « problèmes d’interactions médicamenteuses avec d’autres traitements chez des patients en réanimation, et l’existence d’effets secondaires de la chloroquine »[1].

Pourtant, comme l’avait dit le Pr Raoult à l’époque : « Certes il y a des effets secondaires graves si on ne respecte pas la posologie, mais c’est un médicament que l’on connaît, on sait comment faire ».

En fait, le Pr Yazdanpanah voulait privilégier deux autres médicaments :

  • Le remdesivir, un anti-viral qui n’est même pas encore commercialisé, du laboratoire Gilead ;
  • Et le Kelatra (seul ou avec de l’interferon bêta), un anti-VIH du laboratoire AbbVie

Pourquoi ?

La raison fait froid dans le dos : ce Pr Yazdanpanah est grassement rémunéré par Gilead et AbbVie… ainsi que par 7 autres compagnies pharmaceutiques, dont il est au « board » !

Bref, voilà un homme criblé de conflits d’intérêt, mais c’est lui que les autorités ont choisi d’écouter…

…plutôt que le Pr Didier Raoult, un homme de bon sens et un des plus grands spécialistes au monde des maladies infectieuses !

Heureusement que le Pr Raoult a réussi à tester, tant bien que mal, l’hydroxychloroquine sur quelques patients du Sud de la France !!

On n’est pas passé loin d’une omerta sur l’efficacité de la chloroquine, et il faut s’en réjouir !

Question 2 : D’accord, mais la chloroquine ne comporte-t-elle pas de risques ?

Certes, comme tous les médicaments, la chloroquine peut avoir des effets indésirables.

Mais il y a plusieurs raisons de penser que ce n’est pas un problème majeur ici :

  • Par chance, il apparaît que l’hydroxychloroquine est plus efficace encore que la chloroquine contre le coronavirus : c’est une bonne nouvelle car l’hydroxychloroquine a moins d’effets indésirables que la chloroquine !
  • La chloroquine et l’hydroxychloroquine sont des dérivés de la quinine, qui est elle-même une substance naturelle : c’est une bonne chose car les médicaments chimiques dérivés de substances naturelles sont en général moins toxiques que les autres ;
  • Nous avons 70 ans de recul sur les effets de la chloroquine, qui est un remède très ancien, ce qui est une excellente chose quand on sait que beaucoup d’effets indésirables de médicaments apparaissent au bout de 5, 10 ou 15 ans.

Et généralement, les plus graves effets indésirables des médicaments apparaissent quand on en prend tous les jours, pendant des années[2].

Or contre le coronavirus, le traitement à base d’hydroxychloroquine ne durera que quelques semaines au maximum, ce qui limite les risques.

Je rappelle que nous sommes dans un cas d’urgence médicale, avec des morts possibles si on ne fait rien.

Donc, pour les cas graves, il n’y a pas photo entre le risque de mourir des complications du coronavirus et les effets indésirables possibles de l’hydroxychloroquine.

On est dans la même situation que pour les antibiotiques face à une infection bactérienne très dangereuse : ce n’est pas idéal, mais cela vaut la peine de les prendre !

Au total, ne soyez pas surpris que je me réjouisse du succès d’un médicament non naturel.

Je rappelle que j’ai toujours été favorable à une médecine intégrative, qui rassemble ce qu’il y a de meilleur :

  • dans la médecine moderne, souvent très efficace en cas d’urgence ;
  • et dans les médecines naturelles, souvent plus efficaces contre les maladies chroniques, et en prévention.

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