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Ciel Voilé

Vincent Courtillot : modélisations du changement climatique, questions ouvertes

31 Octobre 2018, 11:49am

Publié par Vincent Courtillot

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Filaments aéroportés : le test du feu

30 Octobre 2018, 07:37am

Publié par Ciel Voilé

Les fils d'araignée brûlent en crépitant et produisent un peu de cendre.

Les filaments artificiels fondent et forment une boule comme du plastique.

Filaments aéroportés : le test du feu
Filaments aéroportés : le test du feu
Filaments aéroportés : le test du feu

Notez le peu de visibilité due à la pollution. Filmé en Suisse

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Climats en images

22 Octobre 2018, 13:03pm

Publié par Ciel Voilé

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Feux de forêts et Géo-ingénierie

21 Octobre 2018, 10:19am

Publié par Marvin Herndon

Journal of Geography, Environment and Earth Science

International

 

17(3): 1-18, 2018; Article no.JGEESI.44148

ISSN: 2454-7352

 

 

 

Feux de forêts en Californie : Rôle de la géo-ingénierie et de la manipulation de l'atmosphère gardées secrètes

 

J. Marvin Herndon et Mark Whiteside

 

Transdyne Corporation, 11044 Red Rock Drive, San Diego, Californie 92131, États-Unis.

Florida Department of Health in Monroe County, 1100 Simonton Street, Key West, FL 33040, États-Unis.

 

Contributions des auteurs

Ce travail a été réalisé en collaboration entre les deux auteurs. Les deux auteurs ont lu et approuvé le manuscrit final.

 

Informations sur l'article

DOI: 10.9734/JGEESI/2018/44148

Editor(s):

(1) Dr. Kaveh Ostad-Ali-Askari, Department of Civil Engineering, Isfahan (Khorasgan) Branch, Islamic Azad University, Iran.

Reviewers:

  1. Antipas T. S. Massawe, University of Dar es Salaam, Tanzania.

    1. (2) Kingsley Eghonghon Ukhurebor, Edo University Iyamho, Nigeria.

    2. (3) Eric S. Hall, USA.

(4) R. Cuneyt Erenoglu, Canakkale Onsekiz Mart University, Turkey.

(5) Njoku, Chukwudi Gbadebo, University of Calabar, Nigeria.

 

Historique complet des revues par les pairs: http://www.sciencedomain.org/review-history/26490

 

Article de recherche inédit Reçu le 14 juillet 2018

Accepté le 27 septembre 2018

Publié le 1er octobre 2018

Traduction française : Béatrice Wright et Association Ciel voilé

 

Résumé

 

Dans cet article, nous voulons révéler une cause non reconnue qui provoque l'intensification, la combustibilité et l'expansion des incendies de forêt en Californie, États-Unis d'Amérique, et les dommages qui en découlent pour la santé humaine et l'environnement. Nous passons en revue la littérature, entre autres scientifique et médicale, ainsi que les preuves, notamment photographiques, des pulvérisations de particules dans l'atmosphère, par des avions, presque quotidiennes, presque mondiales, liées aux incendies de forêt. Nous examinerons les preuves selon lesquelles la manipulation atmosphérique utilisant des cendres volantes de charbon en aérosols est un facteur principal dans l'étendue et la gravité des incendies de forêt en Californie et ailleurs. Les effets néfastes comprennent l’exacerbation de la sécheresse, l'assèchement et la mort des arbres et de la végétation, ainsi que le réchauffement artificiel de l’atmosphère et des surfaces terrestres. Les particules pulvérisées absorbent l'humidité, augmentent la combustibilité des forêts, endommagent la couche cireuse des feuilles et des aiguilles d'arbres, réduisant ainsi leur tolérance à la sécheresse. La manipulation aérienne du climat à l'aide de cendres volantes de charbon accroit gravement l'embrasement des forêts par la foudre. Les feux de forêt aggravent dramatiquement la pollution de l'air ambiant, émettant des gaz nocifs ainsi que des composés organiques volatiles, lesquels ensemble concentrent et réémettent des éléments toxiques et des nucléides radioactifs sur une vaste zone.

 

Le type de pollution de l'air induit par les incendies de forêt accroît la mortalité, toutes causes confondues, et a un impact majeur sur les maladies respiratoires et cardiovasculaires. Des études ont montré que les cendres volantes de charbon en aérosols constituent un facteur de risque important pour les maladies pulmonaires chroniques, le cancer du poumon et les maladies neurodégénératives. À notre avis, le fait de ne pas reconnaître les multiples conséquences néfastes des pulvérisations de particules, par avion, dans l'atmosphère, favorisera l'accélération des catastrophes écologiques.

 Mots-clés: feux de forêt; modification du climat; modification de l'atmosphère; risques sanitaires liés aux incendies de forêt, cendres volantes de charbon; géo- ingénierie.

 

  1. INTRODUCTION

 

Les incendies de forêt en Californie, aux États-Unis (Fig. 1), sont symptomatiques de phénomènes anthropiques beaucoup plus graves qui affectent la flore et la faune, y compris les humains, dans le monde entier [1]. Les incendies de forêt en Californie (USA) constituent donc un microcosme des incendies de forêt dans le monde entier [2]. Le changement climatique, en particulier l'augmentation des températures et l'augmentation des déficits de pression de vapeur d'eau [3-6], est considéré comme un facteur déterminant de l'augmentation des incendies, en Californie, dans les régions et dans le monde. Nous approuvons l'affirmation [7] : « Le changement climatique causé par l'homme est maintenant un facteur-clé de l'activité des feux de forêt dans l'ouest des États-Unis », mais l'explication fournie est nettement insuffisante. Bien que les incendies de forêt soient dans une certaine mesure des phénomènes naturels [8], les manipulations artificielles et secrètes de l’atmosphère et de l’hydrosphère de notre planète, que nous décrivons dans le présent article, réchauffent l’atmosphère, exacerbent la combustibilité et provoquent des ravages environnementaux anthropiques d’une ampleur sans précédent.

 

 

 

Fig. 1. Image de la NASA du 7 août 2018 [9] des incendies de forêt en Californie,  les plus importants de l'histoire de l'État [9].

 

Le 12 décembre 2017, le US Forest Service a signalé que 27 millions d'arbres supplémentaires, principalement des résineux, sont morts en Californie depuis novembre 2016, portant ainsi le nombre total d'arbres morts à un record historique de 129 millions sur 8,9 millions d'acres [10]. Les disparitions de forêt, et les incendies de forêt qui les accompagnent [11], ne se limitent pas à la Californie, mais se produisent dans le monde entier [12]. Les raisons habituellement données pour expliquer ces extinctions combinent le réchauffement climatique, la sécheresse et les scolytes [13,14]. Ces explications, cependant, ne sont que les conséquences d’une attaque plus fondamentale des fonctions naturelles de la Terre causée par l’homme, que les scientifiques universitaires n'abordent pas [15], mais qui fait l’objet du présent article.

 

Les nombres sans précédents d’arbres morts, qui fournissent un combustible sur place aux incendies de forêt, ne sont qu’une conséquence négative des manipulations artificielles de l'environnement qui exacerbent le risque d’importants incendies de forêt destructeurs dont le nombre augmente en Californie et même dans le monde [16,17]. Nous examinons ici les conséquences de ces manipulations climatiques artificielles et secrètes, particulièrement leurs implications négatives sur les feux de forêt et la santé humaine.

  1. PARTICULES PULVÉRISÉES DANS LA RÉGION OU SE FORMENT LES NUAGES

 

Ceux qui ont vécu dans le sud de la Californie pendant de nombreuses années, comme l'auteur JMH, se souviennent peut-être du temps où le ciel était d’un bleu d'azur, souvent dépourvu de nuages, et où, peu après le coucher du soleil, la température de l'air chutait [18]. Aujourd’hui, le ciel californien est rempli de traînées de particules laissées par les avions, l’état [californien] fait l'expérience de son propre « réchauffement planétaire » et la température de l’air s’abaisse très lentement peu après le coucher du soleil. Les températures nocturnes augmentent plus rapidement que les températures diurnes [19]. Celles-ci sont la conséquence des traînées de pollution aux particules délibérément pulvérisées par les avions [20]. Une fois expulsées de l'avion, ces traînées s’étalent, ressemblant brièvement à des cirrus, avant de former une brume blanchâtre dans le ciel [21]. Des pulvérisations aériennes intensives peuvent rendre le ciel artificiellement couvert, parfois de teinte brunâtre. La figure 2 montre des exemples des conséquences de telles pulvérisations aériennes de particules à San Diego, Californie, États-Unis, des jours sans nuages ​​naturels.

 

Un article publié le 6 décembre 1958 dans le journal The Bulletin (Bend, Oregon, États-Unis) fait état de la plainte d’un membre du Congrès auprès de l’US Air Force et décrit des traînées d’avion dans le ciel de Palm Springs, Californie, États-Unis, « si épaisses qu'elles commencent à masquer le soleil » et elles ne « disparaissent pas mais se dissolvent dans une brume et créent une apparence nuageuse dans le ciel » [23]. Par la suite, des milliers de citoyens inquiets, de Californie et du monde entier, ont observé de plus en plus fréquemment des traînées similaires pulvérisées par des avions. [21,24,25] Vers 2010, les pulvérisations aériennes de particules sont devenues une activité quasi quotidienne et quasi mondiale, vraisemblablement par un accord international secret [1].

 

Initialement,aux Etats-Unis, ce sont les avions de l'US Air Force qui ont effectué ces pulvérisations aériennes de particules, comme l'avion illustré Fig. 3, sur Palm Springs, Californie (États-Unis). À mesure que leur intensité, leur durée et leur étendue géographique augmentaient progressivement, des contractants non révélés ont été impliqués dans cette pollution aérienne.

 

 

La figure 4 est une séquence chronologique de photographies illustrant la traînée de particules évoluant depuis sa pulvérisation par avion jusqu'à sa dispersion naturelle et son étalement avant de devenir une brume blanche dans le ciel. Toutes les images ont été prises avec le même agrandissement. La photographie « t = 0 min.» a été prise à Coronado, Californie (USA) à 10h59 (HAP) le 19 août 2018 et montre une traînée particulaire qui vient d'être pulvérisée; 13 minutes plus tard, la traînée s’est élargie; à « t = 31 min » une seconde traînée apparaît; et, à « t = 105 min » les deux traînées se sont considérablement étalées pour former une brume blanche dans le ciel.

 

Cette brume est spécifique des particules pulvérisées et ne présente absolument aucune caractéristique de traînées de condensation de cristaux de glace, qui peuvent éventuellement se former dans certaines conditions très inhabituelles, par exemple, si les gaz d'échappement de l'appareil contiennent une certaine humidité, que l'atmosphère est très froide et très humide, et que l’avion vole à des altitudes plus basses où les pressions atmosphériques sont plus élevées et le temps d’évaporation des cristaux de glace réduit [26,27]. Dans les circonstances habituelles et notamment avec les avions à réaction modernes, si des traînées de condensation de cristaux de glace se forment, elles s’évaporent rapidement pour devenir un gaz vaporeux invisible. Les traînées de cristaux de glace qui proviennent d’échappement de moteurs à réaction ne créent pas de longues traînées dans le ciel et ne produisent pas de brume blanche dans le ciel.

 

Les particules pulvérisées par avion absorbent le rayonnement et réchauffent l'atmosphère [20,28], tout en empêchant les pluies jusqu'à ce que les nuages deviennent surchargés et libèrent leur humidité lors de déluges et de tempêtes [29]. Une fois tombées au sol, elles absorbent la chaleur et modifient l'albédo de la glace et de la neige, provoquant ainsi un réchauffement [30,31].

 

 

Fig. 2. Exemples de pollution délibérée par pulvérisations de particules par avion

à San Diego, Californie (États-Unis) dans un ciel sans nuages naturels.

Photos de l'auteur JMH à partir de [22] avec autorisation

 

 

Fig. 3. Un avion de l'US Air Force pulvérise des traînées de particules dans l'air

au-dessus de Palm Springs, Californie (Etats-Unis). Photos de Dan Dapper avec son aimable autorisation

 

 

 

Fig. 4. Séquence chronologique de photographies prises au même agrandissement, d'une traînée de particules s'étalant dans le ciel au-dessus de Coronado, Californie (États-Unis). Photos de l'auteur JMH

 

  1. Présentation systématiquement déformée des pulvérisations aériennes de particules

 

Une partie du document AFD-0561013-001 de l'US Air Force de 2005 concernant les pulvérisations aériennes et intitulée « The Chemtrail Hoax » indique notamment ce qui suit: « Une chose telle qu'une traînée chimique ( ou chemtrail) n'existe pas » [un terme que certains utilisent pour décrire les pulvérisations aériennes] … « Les traînées de condensation ( ou contrails) [cristaux de glace provenant de l'humidité des gaz d'échappement des avions] sont sans danger et constituent un phénomène naturel. Elles ne présentent aucun risque pour la santé » [32].

 

Le général américain en retraite, Charles Jones de l’armée de l’air, aurait déclarer, à propos des traînées d'avion observées dans le ciel [33]: « Quand les gens regardent le bleu du ciel et voient les traînées blanches parallèles et entrecroisées, peu savent qu'ils ne voient pas des traînées de condensation des réacteurs d'avion, mais qu'au lieu de cela, ils sont les témoins d’une crise climatique délibérément créée par l'homme, que subissent tous les êtres humains et tous les animaux sur la planète Terre. Des aérosols atmosphériques toxiques sont utilisés pour modifier les conditions météorologiques, créant des sécheresses dans certaines régions, des inondations et des déluges dans d’autres et même des froids extrêmes dans d'autres circonstances.... »

 

Des citoyens inquiets ont pris de nombreuses photos montrant que les traînées de particules observées ne peuvent physiquement pas être des traînées de condensation de cristaux de glace [25]. La figure 5 comprend quatre photographies d'un avion de ligne Qantas prises en un intervalle de moins de deux minutes. Ces quatre images démontrent de manière concluante qu'il est impossible que l'activité de pulvérisation de particules effectuée par cet avion de ligne commercial survolant Palm Springs, en Californie, soit des traînées de condensation de cristaux de glace.

 

 

Fig. 5. Photographies d'un avion de ligne Qantas pulvérisant des traînées de particules irrégulières et interrompues, absolument incompatibles avec des traînées de condensation de cristaux de glace, puisque l'avion ne s’écrase pas, suite à une panne du moteur. Photos prises à Palm Springs, Californie (États-Unis) par Dan Dapper avec son aimable autorisation

 

La photographie en haut à gauche, à fort agrandissement, montre l’avion de ligne de Qantas engagé dans la pulvérisation aérienne de particules. La photographie en haut à droite, à faible agrandissement, montre la très longue traînée de particules, mais remarquez que la densité de particules n'est pas uniforme le long de la traînée. Une partie de la traînée particulaire semble manquer ou est fortement réduite, ce qui devrait indiquer un dysfonctionnement. La photo en- bas à gauche, comme celle se trouvant en haut à gauche, toutes les deux prises à environ une minute d'intervalle, montre que le mécanisme de pulvérisation de particules est toujours opérationnel. Mais moins d'une minute plus tard, le mécanisme de pulvérisation de particules cesse de fonctionner, comme le montre la photo en bas à droite. Une telle occurrence serait impossible s’il s’agissait de traînées de condensation. S'il s'était agi de traînées de condensation de cristaux de glace, la pause aurait indiqué une panne de moteur et l'avion de ligne se serait écrasé.

 

Fig. 6. Un avion de fret de FedEx disperse une traînée de particules qui ne s'échappe pas d'un réacteur et qui n’est donc pas une traînée de condensation. Photos prises à Palm Springs, Californie (États-Unis) par et avec l'aimable autorisation de Dan Dapper

 

La figure 6 montre deux images du même avion de fret de FedEx pulvérisant des traînées de particules dans le ciel au-dessus de Palm Springs, en Californie. Notez que l'une des traînées ne vient pas d’un réacteur. Les buses de pulvérisation sont généralement situées près des réacteurs de manière à donner l'illusion trompeuse que les traînées proviennent des réacteurs. Dans l'exemple illustré à la Fig. 6, l’une des traînées ne vient pas d'un réacteur, ce qui démontre que la traînée ne peut pas être une traînée de condensation; les véritables traînées de condensation, qui sont rares pour les moteurs à réaction modernes, doivent s'échapper du réacteur et ne peuvent se former que dans des conditions spécifiques très froides et humides, si tant est qu'elles puissent se former.

 

Aucune information n'est rendue publique sur la ou les substances pulvérisées. En l'absence d'informations fiables, des citoyens ont prélevé des échantillons d'eau de pluie après pulvérisations et les ont faits analyser par des laboratoires certifiés. Dans la plupart des cas, ils ont uniquement demandé une analyse de l'aluminium, parfois aussi de baryum et parfois également de strontium. On a supposé à tort que la présence de ces éléments dissous dans l'eau de pluie signifiait que ces trois éléments étaient pulvérisés dans l'air sous forme de métaux. Les données signifient que l’humidité de l'air dissout et absorbe certains éléments de la principale substance pulvérisée.

 

Pour comprendre par analogie le processus chimique impliqué, faisons l'hypothèse de pulvériser des feuilles de thé réduites en fine poudre, dans la région où se forment les nuages. L'humidité atmosphérique « infuserait » le thé, absorberait du tanin et d'autres produits chimiques qui tomberaient sous forme de pluie, comme signatures chimiques du thé. La pluie serait en fait du thé, mais du thé très dilué.

  1. PREUVES QUE LES PULVÉRISATIONS AÉRIENNES SONT DES CENDRES VOLANTES DE CHARBON

 

Comme les pulvérisations aériennes sont devenues une activité quasi quotidienne à San Diego (États-Unis), l'un d'entre nous (JMH) a entamé une série de recherches visant à déterminer la composition des particules pulvérisées. La comparaison entre des analyses de trois éléments contenus dans de l’eau de pluie publiées sur Internet et des analyses expérimentales effectuées sur un échantillon d'eau d'aérosols a fourni la première preuve scientifique que les cendres volantes provenant de la combustion du charbon correspondent à la principale substance polluante pulvérisée dans l'atmosphère par des avions[34]. Par la suite, la comparaison avec 11 éléments extraits de manière similaire a validé ce résultat [35]. En outre, la correspondance a été démontrée en comparant les analyses de cendres volantes de charbon aux 14 éléments mesurés de particules extérieures piégées, puis recueillies sur un filtre à air [29] et aux 23 éléments mesurés dans des particules en aérosols, tombées lors d'une chute de neige et libérées lors de la fonte [35,36].

 

Au cours de sa formation, le charbon piège divers éléments chimiques présents dans l'environnement, dont beaucoup sont nocifs pour la santé humaine et pour l'environnement [37]. Lorsque le charbon est brûlé par les services publics de production d’électricité, il reste environ 10% de cendres. La combustion du charbon concentre ainsi les éléments nocifs dans les cendres. Les cendres lourdes qui se forment tombent sous le brûleur. Les cendres légères, appelées cendres volantes de charbon (CVC), se forment en se condensant et en s'accumulant, généralement sous forme de minuscules sphères (Fig. 7), dans les gaz chauds situés au-dessus des brûleurs [38,39]. Il s'agit d'un environnement artificiel qui n’a pas d’équivalent dans la nature, sauf dans les incendies de gisements de charbon [40]. Par conséquent, on peut facilement extraire de nombreux éléments présents dans les CVC, y compris l'aluminium, par exposition à l'humidité [41]. Les cendres volantes de charbon nouvellement formées au-dessus du brûleur, sortiraient des cheminées industrielles si elles n'étaient pas piégées et enfermées, comme l'exigent les pays occidentaux.

 

Étant l’un des plus importants déchets industriels produits au monde, la production mondiale annuelle de CVC en 2013 était estimée à 600 millions de m3 [42]. Les cendres volantes de charbon sont des déchets bon marché qui nécessitent peu de traitement supplémentaire pour être utilisés comme aérosols pulvérisés par les avions, car les dimensions de leurs particules vont de 0,01 à 50 microns de diamètre [43]. De plus, la capacité des CVC à être partiellement solubles dans l’humidité atmosphérique,qui rend ainsi les gouttelettes d’humidité plus conductrices électriquement [41] est à la fois unique et hautement désirable pour atteindre certains objectifs.

 

D'autres substances peuvent être utilisées de temps en temps à des fins spécifiques ou ajoutées aux CVC, par exemple pour diminuer les agglomérats causés par les forces de van der Waals. Néanmoins, l'omniprésence d'éléments solubles des CVC présents dans les eaux de pluie en Californie et dans le monde indique que la principale substance pulvérisée dans les régions où se forment les nuages ​​correspond aux CVC. Les cendres volantes de charbon - peu coûteuses, largement disponibles et dotées de propriétés utiles - constituent donc un aérosol idéal, si l’on ne se préoccupe ni de santé humaine ni d’environnement.

 

 

Fig. 7. Coupe transversale polie de cendres volantes de charbon ASTM C 618 classe C incorporées dans de l'époxy. L'image a été obtenue à partir d'électrons rétrodiffusés qui montrent des différences de densité atomique représentées par des nuances de gris. Photo avec l’aimable autorisation de Wabeggs: CC BY-SA 3.0

 

4. CONSÉQUENCES DES PULVÉRISATIONS AÉRIENNES DE PARTICULES

 

Les objectifs des pulvérisations aériennes, tout comme la composition des particules d’aérosol, sont des secrets bien gardés. Le comportement physique des particules en aérosols est cependant connu ou peut être déduit. Ainsi, même sans connaître leurs intentions, on peut révéler les conséquences des pulvérisations aériennes.

 

4.1 Empêcher les pluies

 

Les particules pulvérisées en aérosols dans les régions où se forment les nuages sont en réalité des particules de pollution. En 2003, la NASA [44] a créé une animation de page Web intitulée : « Effet des particules sur les pluies » contenant l’explication suivante : « La formation de gouttelettes normales de pluie implique la condensation de vapeur d’eau sur les particules dans les nuages. Les gouttelettes finissent par fusionner pour former des gouttes suffisamment grosses qui tombent sur Terre. Cependant, au fur et à mesure que le nombre des particules de pollution (aérosols) augmente et pénètre dans un nuage de pluie, la même quantité d’eau s’éparpille. Ces gouttelettes d’eau plus petites flottent dans l’air et ne parviennent pas à fusionner pour devenir des gouttes suffisamment larges qui tombent en pluie. Ainsi, le nuage produit moins de pluies au cours de sa durée de vie qu’un nuage propre (non pollué) de même taille ». La NASA donne donc une explication simpliste d’une des principales conséquences des pulvérisations aériennes, à savoir empêcher les pluies, mais il s’agit là d’une explication incomplète car elle ne mentionne pas les averses, les pluies torrentielles ni les tempêtes qui peuvent survenir lorsque les nuages sont surchargés d’humidité.

 

Les particules ultrafines dans les cendres volantes de charbon sont des précurseurs efficaces de noyaux de condensation dans le nuage. Ces particules modifient la microphysique des nuages, l'intensité des précipitations et leur distribution. Ces changements dans le bilan des précipitations pourraient entraîner le passage de pluies régulières et fréquentes à de très fortes averses occasionnelles et à une réduction régionale des précipitations annuelles [45].

 

  1. 2 Réchauffer l'atmosphère

 

Entre autres raisons, la vie sur Terre est possible parce que ses fonctions naturelles maintiennent un équilibre thermique très délicat. Notre planète reçoit continuellement une grande quantité d'énergie solaire sur un large spectre d'énergie, tout en produisant elle même de l'énergie thermique. L'essentiel de cette énergie doit rayonner en permanence vers l'espace sous forme de chaleur (rayonnement infrarouge). Les particules de pollution pulvérisées dans la région où se forment les nuages ​​peuvent refléter une partie du rayonnement solaire, mais elles absorbent également du rayonnement, se réchauffent puis transfèrent cette chaleur à l'atmosphère par collision avec des molécules atmosphériques. Les cendres volantes de charbon sont connues pour absorber efficacement le rayonnement [28]. La conséquence en est que l'atmosphère ambiante est chauffée, sa pression augmente et la Terre ne parvient pas à perdre la quantité de chaleur requise, ce qui conduit ainsi au réchauffement planétaire.

 

Certains membres de la communauté scientifique et universitaire, tout en ignorant les épandages aériens de particules en cours, défendent l’idée fallacieuse qu’à un moment donné dans l’avenir, il pourrait s’avérer nécessaire de placer des particules dans l’atmosphère pour bloquer la lumière du soleil, des « pare-soleils pour la Terre », pour contrecarrer le réchauffement planétaire supposé dû aux gaz à effet de serre [15,46]. Cette proposition est trompeuse et incorrecte, comme de vouloir arroser un feu avec de l'essence pour l'éteindre. Au lieu d'un refroidissement global, les pulvérisations aériennes de particules en cours provoquent le réchauffement planétaire. Même l'augmentation du trafic aérien exacerbe le réchauffement planétaire[47].

 

      4.3 Réchauffer la surface des terres

 

Les particules pulvérisées en aérosols, par avion, dans l'atmosphère où les nuages ​​se forment, n'y restent pas, mais circulent sous l'effet des courants de convection atmosphériques pour finalement se déposer au sol où elles absorbent le rayonnement solaire [30,31]. Si elles se posent sur la glace ou la neige, elles changent leurs propriétés réfléchissantes (albédo) entraînant un réfléchissement moindre de la lumière et une absorption accrue de celle-ci, contribuant ainsi au réchauffement planétaire [48].

 

  1. 4 Rendre l'eau de l'atmosphère plus conductrice électriquement

 

Lorsque les cendres volantes de charbon, qui se sont formées dans un environnement artificiel au-dessus des brûleurs à charbon, sont exposées à l'eau, la plupart de ses éléments chimiques se dissolvent jusqu’à un certain point. Des études de laboratoire ont montré que pas moins de 38 de ces éléments sont dissous dans une certaine mesure et rendent l'eau électriquement conductrice [41]. Rendre l'humidité atmosphérique plus conductrice électriquement pourrait potentiellement être utilisé pour chauffer davantage l'atmosphère avec des micro-ondes, comme chauffer de l'eau dans un four à micro-ondes, ou en utilisant de l'énergie électromagnétique pour faciliter le mouvement des masses météorologiques.

 

  1. 5 Provoquer la sécheresse en Californie

 

Notre planète tourne et une partie de son énergie de rotation est transférée à l'atmosphère; c'est le mouvement principal des masses d'air météorologiques. De plus, les masses d'air météorologiques se déplacent, conduites par des différences de pression, des régions de haute pression vers les régions de basse pression. Les épandages aériens de particules quasi quotidiens, année après année, le long de la côte californienne et au large de l'océan Pacifique est, réchauffent l'atmosphère. L'atmosphère chauffée presque continuellement entraîne des pressions atmosphériques élevées presque en continu. La zone de haute pression créée artificiellement le long de la côte californienne agit comme un mur empêchant le déversement des masses nuageuses humides de l'océan Pacifique (Fig. 8) de venir sur les terres. La conséquence en est une sécheresse artificielle persistante sur la Californie. Comme l’a observé l’un des auteurs (JMH), parfois, après une prévision météorologique annonçant de la pluie pour les jours suivants, les avions intensifient leurs pulvérisations, empêchant souvent la pluie prévue.

 

4.6 Provoquer la mort des arbres

L'aluminium est l'un des éléments principaux de la croûte terrestre, mais il est étroitement lié à d'autres éléments, notamment à l'oxygène. Par conséquent, ni les plantes ni les animaux n’ont développé la capacité de bien vivre dans un milieu où l’aluminium est utilisé sous une « forme chimiquement mobile » dans laquelle il est dissous dans l’eau [49]. L’une des conséquences des pulvérisations aériennes de CVC est que l’humidité atmosphérique absorbe l’aluminium sous une « forme chimiquement mobile » [41]. Les arbres, en particulier les conifères, tout au long de la côte californienne, baignent dans un brouillard contaminé par l’aluminium dissous et d’autres toxines. L'eau du brouillard se condense sur les aiguilles, où l'évaporation partielle concentre les toxines. Finalement, l'eau du brouillard contenant les toxines, tombe goutte à goutte sur le sol et empoisonne lentement les arbres, affaiblissant ainsi leurs défenses contre les scolytes et autres agents pathogènes [50]. La figure 9 montre la silhouette de deux pins de Torrey morts sous un ciel chargé de toxines pulvérisées, lequel est une cause principale de la mort des arbres le long de la côte californienne [50]. Les pulvérisations aériennes de particules observées à la figure 9 sont fréquentes le long de la côte californienne et visent vraisemblablement à créer une zone artificielle de haute pression pour empêcher les nuages ​​chargés d'humidité du Pacifique oriental d'entrer sur les terres (Fig 8).

 

 

 

Fig. 8. Vue satellite de la NASA de la côte californienne, le 11 décembre 2017. Les masses météorologiques de l'océan Pacifique est tournent généralement dans le sens inverse des aiguilles d'une montre en raison des forces de Coriolis associées à la rotation de la Terre, quand elles se dirigent vers l'est. Au fur et à mesure que les masses météorologiques se déplacent vers l'est, elles apportent des nuages chargés d'humidité sur les terres, sauf si des pulvérisations aériennes de particules les en empêchent.

 

 

Fig. 9. Pins de Torrey morts, en voie d'extinction à San Diego, sur fond de ciel pollué par des pulvérisations aériennes toxiques. De [50], avec autorisation.

 

Les cendres volantes de charbon, pulvérisées par avion dans l’atmosphère, contiennent des substances telles que le chlore, qui peuvent endommager la couche d'ozone qui protège la surface de la Terre des rayons ultraviolets du soleil. L’exposition des arbres à des niveaux plus élevés de rayons ultraviolets est susceptible d’affaiblir davantage leurs défenses naturelles [50-53].

 

Non seulement les pulvérisations par avion, dans l'atmosphère, de CVC facilitent la mort à grande échelle des arbres, mais elles pourraient aussi être une cause principale du déclin mondial, dramatique et spectaculaire des populations d'abeilles et d'insectes ainsi que de leur diversité[54]. La mortalité des pollinisateurs et des arbres a des effets négatifs majeurs sur les industries de l’agriculture et de la forêt.

 

 

  1. LES PULVÉRISATIONS AÉRIENNES DE PARTICULES EXACERBENT LES INCENDIES DE FORÊT

 

Les circonstances suivantes favorisent les incendies de forêt en Californie. Les épandages aériens persistants de cendres volantes de charbon qui ont lieu presque quotidiennement, année après année, le long de la côte et dans le Pacifique est, au large de la Californie, provoquent:

 

- Une sécheresse artificielle à long terme en empêchant les pluies et les fronts météorologiques chargés d'humidité de l'océan Pacifique de pénétrer le mur côtier de zones de haute pression artificielles [55].

- Outre la sécheresse provoquée par les épandages aériens de particules polluantes qui endommagent les arbres et aggravent les risques d'incendies de forêt, il existe une autre conséquence adverse. Les cendres volantes de charbon, et peut-être probablement d'autres substances pulvérisées, ont la propriété d'absorber l'humidité. On a montré que les particules absorbant l'humidité endommagent la couche cireuse des feuilles et des aiguilles des arbres, réduisant ainsi leur tolérance à la sécheresse [56]. L'ampleur actuelle de la mortalité des arbres est si vaste qu'il existe une probabilité accrue d'incendies à grande échelle dans les décennies à venir, en raison de la quantité et de la présence permanente de bois mort produit par les grands incendies [57].

- Les pulvérisations aériennes de particules ont considérablement augmenté les températures en Californie en réchauffant l’atmosphère et en réduisant la perte de chaleur naturelle et nécessaire à la Terre. L'air chaud accompagné de températures artificiellement élevées augmente le risque d'incendies de forêt [16,17].

- L'accroissement des coups de foudre dû à des charges électrostatiques de particules aériennes anormalement sèches augmente le nombre des incendies de forêt [58].

- Une hypothèse : il est possible que les particules en suspension se déposant sur les arbres et la végétation puissent, dans certaines conditions, devenir pyrophoriques et s'enflammer [59-62].

 

  1. CONSÉQUENCES NÉGATIVES DES INCENDIES DE FORÊT SUR LA SANTÉ HUMAINE

 

La fumée des incendies de forêt est un risque important et croissant pour la santé publique [63]. L'examen systémique montre une corrélation entre l'exposition à la fumée des incendies de forêt (y compris les particules PM2.5) et toutes les causes de mortalité, en particulier les maladies respiratoires, y compris la pneumonie, l'asthme et la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) [63]. Les populations vulnérables comprennent les personnes atteintes de maladies respiratoires et cardiovasculaires, les personnes âgées, les enfants et les femmes enceintes [63]. L'analyse d'une longue saison d'incendies de forêt en Californie (2015) a montré des risques élevés de maladies cardiovasculaires et cérébrovasculaires, en particulier chez les adultes de plus de 65 ans [64]. Une étude pluriannuelle de l’exposition aux incendies aux États-Unis (2008-2012) a mis en évidence d’importants problèmes de santé publique et d’économie, certains sous-groupes de population étant affectés de manière disproportionnée [65]. Outre les effets négatifs sur les maladies respiratoires et cardiovasculaires, les incendies de forêt présentent des risques généraux pour la santé, notamment l'inhalation de fumée, les brûlures, les maladies induites par la chaleur, les maladies ophtalmiques (oculaires) et les problèmes psychiatriques [66].

 

La fumée des incendies de forêt contient des particules fines et des produits de combustion gazeux [66]. Les particules PM10 (capables de traverser les voies respiratoires supérieures et de s'y déposer), et les plus fines particules PM2,5 (pouvant pénétrer plus profondément dans les poumons) sont émises par la végétation en feu [66]. Des émissions gazeuses, notamment de monoxyde de carbone, dl'oxyde nitreux et de benzène, sont produites, ainsi que des hydrocarbures aromatiques polycycliques (souvent présents dans les particules), des aldéhydes et des composés organiques volatiles [66]. Plusieurs études ont documenté la remobilisation des métaux résultant d'incendies et des niveaux importants de métaux toxiques (plomb/mercure, par exemple) et non toxiques qui sont relâchés dans l'environnement lors d'incendies [67]. Les cendres des incendies de Californie contenaient des niveaux toxiques de métaux lourds, notamment d'arsenic, de cadmium et de plomb [68]. Les feux de forêt concentrent les radionucléides émetteurs de particules alpha que l'on trouve dans les CVC, en particulier le polonium 210, atteignant des niveaux radiotoxiques de 7 255 ± 285 Bq/kg [69].

 

En raison de la nature sporadique et imprévisible des incendies de forêt et de la tendance à placer les appareils de mesure de la pollution de l'air dans les centres urbains, peu d'études ont été menées sur la toxicité des particules fines de fumée d'incendie [70]. Cependant, une étude sur la toxicité des grosses particules et des particules fines des feux de forêt en Californie en 2008 a montré que les particules fines des feux de forêt étaient plus toxiques pour les poumons que des doses égales de particules dans l'air ambiant de la même région pendant une saison comparable [70]. Les grosses particules des incendies de forêt sont environ quatre fois plus toxiques pour les macrophages alvéolaires que les particules de même taille provenant de l'air ambiant normal (sans feux de forêt). La majorité des effets toxiques (cytotoxicité) des particules fines d'incendies de forêt dans les poumons sont le résultat d'un stress oxydatif [71]. Les composants actifs des grosses particules émises par les incendies de forêt comprennent des composés organiques thermolabiles [71]. En Californie, les pesticides sont très utilisés dans l'agriculture, y compris en zone urbaine. Lors d’incendies de forêt, ces produits chimiques et leurs produits de combustion se volatilisent dans l'air et peuvent être inhalés par les êtres humains. Les composants toxiques de la fumée et des cendres des incendies de forêt sont transportés généralement sur de longues distances loin de la source du feu [72].

 

7. CONSÉQUENCES NÉGATIVES DES PULVÉRISATIONS AÉRIENNES SUR LA SANTÉ

 

  1. Problèmes de santé liés à la pollution de l'air

 

La pollution de l'air est déjà la principale cause environnementale de maladie et de mort dans le monde, et elle augmente à un rythme alarmant [73]. L'exposition aux particules fines ambiantes (PM2,5) est un facteur de risque important pour les morts prématurées, y compris les cardiopathies ischémiques, la maladie pulmonaire obstructive chronique et les infections respiratoires [74]. Aux États-Unis, l'exposition cumulée à long terme aux particules fines est associée à la mortalité toutes causes confondues, aux maladies cardiovasculaires et au cancer du poumon [75]. Au cours des dernières années, de nouvelles preuves obtenues d' études cliniques d’observation, épidémiologiques et expérimentales, suggèrent fortement que la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson et l’attaque thrombotique sont associées à la pollution de l’air ambiant [76]. Les enfants vivant dans des environnements urbains très pollués ont des déficits cognitifs, et la majorité d'entre eux montre des anomalies cérébrales à l'IRM [77].

 

  1. Problèmes de santé liés aux cendres volantes de charbon en aérosols

 

La manipulation du climat utilisant des cendres volantes de charbon en aérosols (CVC) constitue une forme de pollution de l'air délibérée, non divulguée et mondiale. Les cendres volantes de charbon constituent également une forme de pollution de l'air extrêmement dangereuse, qui a de profondes répercussions sur la santé humaine et sur l'environnement. Les cendres volantes de charbon contiennent des particules P2,5, des particules ultrafines (0,1-1 um) et des particules de taille nanométrique (<100 nm) [78]. Les particules ultrafines figurent parmi les particules les plus toxiques en raison de leur plus grand nombre, de leur teneur plus importante en composés d’oxydo-réduction, de leur rapport surface/masse plus élevé et de leur capacité à pénétrer les parois cellulaires [79]. La caractérisation des particules des CVC au microscope électronique révèle des sphérules souvent intégrées à une matrice de silicium contenant des métaux, notamment du fer et de l'aluminium [78]. Le fer biodisponible, associé aux espèces réactives de l'oxygène et au stress oxydatif, est dérivé de la fraction vitreuse d'alumino-silicate des particules des CVC [80]. Les cendres volantes de charbon contiennent de nombreux oligo-éléments toxiques, dont l'arsenic, le cadmium, le chrome, le plomb, le mercure, le nickel, le sélénium, le strontium, le thallium et le titane [81]. Les cendres volantes de charbon contiennent également de petites quantités de nucléides radioactifs et leurs produits dérivés [82], et des hydrocarbures polycycliques tels que le benzopyrène qui est connu pour être cancérogène [83].

 

Nous avons démontré que les cendres volantes de charbon en aérosols utilisées dans les opérations de géo-ingénierie atmosphérique constituaient un facteur de risque important pour la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) [84], le cancer du poumon [85] et les maladies neurodégénératives [86]. Les particules ultrafines et les nanoparticules dans les CVC sont inhalées dans les poumons et produisent de nombreux effets toxiques, notamment un affaiblissement du système immunitaire, une inflammation des tissus, une modification de l'équilibre d'oxydoréduction cellulaire vers l'oxydation et une génotoxicité. Le stress oxydatif et l'inflammation contribuent aux maladies pulmonaires aiguës et chroniques [84]. Les cendres volantes de charbon contiennent diverses substances cancérogènes, notamment la silice, l'arsenic, le cadmium, le chrome hexavalent, et des radionucléides émetteurs de particules alpha. La génération de radicaux catalysés par les métaux de transition associés à la matière particulaire dans les CVC entraîne la signalisation cellulaire, l'activation du facteur de transcription, la libération de médiateur et l'inflammation chronique [85].

 

Un de ces métaux de transition, le fer, induit des cellules souches cancéreuses et des phénotypes agressifs dans le cancer du poumon [87]. La découverte récente de nanoparticules sphériques de magnétite (Fe3O4) exogènes (pollution) dans les tissus du cerveau de personnes atteintes de démence [88] suggère une origine de la pollution de l'air produite par des particules de CVC généralement sphériques. Les composants primaires des CVC (Al, Fe et Si) sont tous présents dans les protéines anormales qui caractérisent la maladie d'Alzheimer, et la présence de ces éléments entraîne un stress oxydatif et une inflammation chronique. L'énergie absorbée par les particules de pollution de magnétite provenant de champs électromagnétiques externes peut contribuer à la neuropathologie humaine [86].

 

  1. CONCLUSIONS

 

Comme le montre notre étude, les incendies de forêt en Californie sont exacerbés par les pulvérisations par avion, non divulguées et en grande partie non reconnues, de matière particulaire dans la région où se forment les nuages, et qui est une activité quasi quotidienne et quasi mondiale. Les incendies de forêt en Californie représentent donc un microcosme des catastrophes mondiales similaires.

 

Le public a été trompé par le gouvernement et les responsables militaires, par les Nations-Unies et par des membres de la communauté scientifique qui soit ferment les yeux sur les pulvérisations aériennes, soit prétendent à tort que les particules pulvérisées dans l'atmosphère proviendraient de l'échappement des réacteurs d'avions et seraient d’inoffensifs cristaux de glace. Polluer délibérément l'atmosphère avec des particules est non seulement dépourvu de raison, mais également désastreux pour la santé humaine, car la pollution de l'air est déjà la principale cause environnementale de maladie et de mort dans le monde et elle augmente à un rythme alarmant.

 

Nous passons en revue les preuves selon lesquelles la manipulation atmosphérique qui utilise des cendres volantes de charbon en aérosols est un facteur principal non divulgué et en grande partie non reconnu, de l'étendue et de la gravité des incendies de forêt en Californie, à l'ouest de l'Amérique du Nord et ailleurs. Les effets négatifs de ce type de manipulation du climat comprennent l’exacerbation de la sécheresse, l'extinction et le dessèchement des arbres et de la végétation, et le réchauffement artificiel de l’atmosphère et des surfaces de la Terre.

 

La combustibilité des arbres et de la végétation au niveau de la canopée et du sol est amplifiée par la propriété des particules pulvérisées d'absorber l'humidité et elles endommagent la couche cireuse des feuilles et des aiguilles, réduisant ainsi leur tolérance à la sécheresse. Alors que les humains déclenchent la plupart des incendies de forêt, la manipulation atmosphérique utilisant des cendres volantes de charbon et éventuellement d'autres substances augmente considérablement la probabilité d'inflammation naturelle des incendies de forêt par la foudre.

 

Les feux de forêt aggravent dangereusement la pollution de l'air ambiant, émettant des gaz nocifs et des composés organiques volatiles. Ils concentrent et réémettent des éléments toxiques et des nucléides radioactifs sur une vaste zone. Le type de pollution de l'air créé par les incendies de forêt est associé à une mortalité accrue, toutes causes confondues, avec un impact plus grand sur les maladies respiratoires et cardiovasculaires. Outre les effets négatifs sur la santé liés à la pollution par les incendies de forêt, des études ont montré que les cendres volantes de charbon en aérosols constituent un facteur de risque important pour les maladies pulmonaires chroniques, le cancer du poumon et les maladies neurodégénératives.

 

Les citoyens inquiets devraient reconnaître ces multiples conséquences négatives et prendre des mesures pour arrêter les pulvérisations de particules par avion, dans l'atmosphère. Sinon, selon nous, la progression accélérée des catastrophes écologiques et sanitaires continuera.

 

INTÉRÊTS CONCURRENTS

Les auteurs ont déclaré n'avoir aucun conflit d'intérêts.

 

 

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© 2018 Herndon et Whiteside; Ceci est un article en libre accès distribué selon les termes de la licence Creative Commons Attribution (http://creativecommons.org/licenses/by/4.0), qui autorise une utilisation, une distribution et une reproduction sans restriction sur tout support, à condition que l'œuvre originale soit correctement citée.

 

 

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18 Octobre 2018, 20:17pm

Publié par Ciel Voilé

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Les chasseurs vont absorber l’Agence française pour la biodiversité et les Agences de l’eau

16 Octobre 2018, 17:12pm

Publié par Marc Laimé

Les chasseurs vont absorber l’Agence française pour la biodiversité et les Agences de l’eau
 
de Marc Laimé, 16 octobre 2018

http://www.eauxglacees.com/Les-chasseurs-vont-absorber-l?var_mode=calcul

 

Point d’orgue d’une entreprise de démolition qui va mettre à bas un demi-siècle de politique environnementale en France, le gouvernement s’apprête à légiférer par ordonnance pour fusionner l’AFB et l’ONCFS. Eaux glacées publie en exclusivité le projet de loi organique, l’exposé des motifs et le projet de loi qui vont signer ce coup de force sans précédent, dont les conséquences seront cataclysmiques.

Le nouvel établissement, provisoirement dénommé AFB-ONCFS, va fusionner les Agences de l’eau et l’ex-Onema, déjà noyé dans l’AFB, avec l’Office de la chasse qui va se voir, on le vérifiera sans peine dans les documents que nous publions, conférer tous les pouvoirs sur l’ensemble des politiques environnementales. Voir ci-après les différents collèges du futur organisme après fusion...

Demain ce sont donc les chasseurs qui auront notamment la haute main sur les polices de l’environnement…

Et disposeront bien sur des finances des Agences de l’eau, puisque toute l’opération initiée depuis des années par la bande à biodiv et climat, comme nous l’avons déjà longuement évoqué, ne vise qu’à s’approprier la manne financière constituée par les deux milliards d’euros prélevés chaque année par les Agences sur la facture d’eau de l’usager domestique du service public de l’eau et de l’assainissement.

Ce coup de force sans précédent s’inscrit dans le contexte délétère qui vient de voir, sans que cela ne dérange personne, le même gouvernement enterrer la Directive cadre européenne sur l’eau.

http://www.eauxglacees.com/Le-gouve...

En même temps, après l’Onema (le retour du refoulé ?), l’Agence française pour la biodiversité (AFB), connaît une gestion des plus alarmante, surtout suite au blocage de paiement par l’agent comptable d’environ 70 marchés pour des raisons de conformité.

Il s’avère aussi que le département des systèmes d’information (DSI) a dépensé son budget de fonctionnement depuis le mois de juillet dernier et une partie du budget de certaines directions sans que personne ne constate cette dérive.

Des agents se retrouvent sans matériel de terrain pour réaliser leurs missions.

Une note sur mesure est rédigée ne respectant pas les textes en vigueur et qui concerne la prime informatique afin de permettre à la Dsi de gonfler ses rémunérations.

Voici venu le temps de l’écologie des catacombes.

La suite et les documents téléchargeables sur le site de Marc Laimé

 

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Privatisation de l'eau : la commission européenne y tient

16 Octobre 2018, 11:35am

Publié par Ciel Voilé

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Communiqué de presse d'ETC group : Ne touchez pas à Mère Nature !

14 Octobre 2018, 19:18pm

Publié par ETC group

Communiqué de presse d'ETC group : Ne touchez pas à Mère Nature !

Ne touchez pas à Mère Nature!

110 organisations et mouvements civils demandent l’arrêt immédiat de la géo-ingénierie climatique.
 
http://www.etcgroup.org/fr/content/ne-touchez-pas-mere-nature
 

5 Octobre 2018

 

Document collectif de ETC Group, Indigenous Environmental Network, Friends of the Earth International, La Via Campesina, Climate Justice Alliance et BiofuelWatch.

Dans un Manifeste ayant reçu un grand appui et qui a été diffusé aujourd’hui, 23 organisations internationales, 6 récipiendaires du prix Nobel alternatif et 87 organisations nationales provenant de 5 continents ont appelé à un arrêt des tests et à la prise en compte des effets politiques de la géo-ingénierie climatique. Parmi les signataires figurent notamment des mouvements issus des peuples autochtones, des agriculteurs ainsi que des réseaux se consacrant à la justice climatique et à la protection de l’environnement.

Le Manifeste a été diffusé en même temps que la rencontre du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) en Corée du Sud, laquelle visait à débattre du nouveau rapport portant sur la manière de limiter le réchauffement climatique à 1.5 degrés Celsius. Plusieurs prédisent que le rapport va promouvoir l’usage controversé et non-éprouvé de techniques de géo-ingénierie climatique.  

La géo-ingénierie climatique fait référence à une série de solutions techniques et théoriques s’appliquant à grande échelle et visant à réduire les changements climatiques, ce qui pourrait avoir des effets dévastateurs sur l'environnement, les écosystèmes et les communautés du monde entier. Les défenseurs de ces pratiques affirment que la géo-ingénierie atténuerait les symptômes du changement climatique en abaissant les températures de la Terre soit en bloquant une partie des rayons du soleil ou en réfléchissant la lumière du soleil dans l’espace, ou encore en capturant le dioxyde de carbone dans l’atmosphère pour le stocker indéfiniment sous terre ou dans les océans.

Le concept est largement promu par un petit groupe de gouvernements, de corporations et de scientifiques parmi les pays les plus puissants et les plus polluants, lesquels ont mené la recherche dans le domaine de la géo-ingénierie ainsi que le lobbying afin de faire de la géo-ingénierie la réponse politique au changement climatique, menant plus récemment à des expériences à ciel ouvert pour tester ces technologies. 

Les signataires du manifeste contestent les bénéfices proclamés issus de la géo-ingénierie et souhaitent mettre en évidence le grand risque posé par ces technologies, dont le fait que leur déploiement pourrait empirer les impacts des changements climatiques. Les signataires appellent à :

·      Bannir toutes les expériences de géo-ingénierie et leur déploiement.

·      Un arrêt de toutes les expériences en plein air, y compris: le projet SCoPEx à Tucson, en Arizona, qui propose d’injecter des particules de sulfate et d’autres matériaux dans l’atmosphère pour tester leur efficacité à bloquer le soleil; le projet Ice911 en Alaska, qui viserait à disperser des millions de minuscules bulles de verre sur la glace arctique pour ralentir la fonte et réfléchir la lumière du soleil; le Marine Cloud Brightening Project à Monterey Bay en Californie, qui injecterait de l'eau salée dans les nuages pour les blanchir et réfléchir la lumière du soleil; et le projet de fertilisation des océans Oceanos au Chili. Les trois expériences américaines sont planifiées sur des territoires autochtones ancestraux et traditionnels.

 

·      Un arrêt de tous les projets de séquestration géologique du dioxyde de carbone et du captage direct de l'air à grande échelle, car ils perpétuent l'extraction et la combustion de combustibles fossiles, et l’arrêt de tous les projets de bioénergie avec captage et stockage du carbone, qui en plus d'être non prouvés et techniquement irréalisables auraient de graves conséquences sur l'utilisation des terres, la sécurité alimentaire, l'environnement et la biodiversité.

·      Soutenir la diversité des solutions pour répondre au changement climatique, solutions déjà éprouvées et moins risquées, mais qui restent marginalisées dans les délibérations sur le changement climatique.

 

Le mouvement contre la géo-ingénierie est né en 2010, lorsque plus de 35 000 organisations et mouvements populaires pour la justice climatique se sont réunis à la Conférence mondiale des peuples sur le changement climatique et les droits de la Terre Mère à Cochabamba, Bolivie, et ont déclaré leur opposition à la géo-ingénierie, lançant la campagne " Hands Off Mother Earth " (HOME Campaign) contre la géo-ingénierie. Le mois dernier, à San Francisco, à l'occasion de la Semaine de la solidarité pour des solutions (Solidarity to Solution Week) consacrée aux solutions locales aux changements climatiques, une vaste alliance, dont l'Alliance pour la justice climatique et le Réseau environnemental autochtone, a promis d'amplifier et de revigorer la campagne HOME. Cela a été jugé essentiel en raison de la présence croissante de la géo-ingénierie climatique dans les négociations et parmi les universitaires, y compris les propositions d'essais en plein air des technologies. Une nouvelle impulsion a été donné au mouvement international pour stopper la géo-ingénierie et être solidaire des communautés et des organisations qui résistent aux expériences de géo-ingénierie.

Téléchargez le manifeste: Anglais, Français et Espagnol

 

Contact médias:

Trudi Zundel, ETC Group, trudi@etcgroup.org, cell +1 (226) 979 0993

 

Avertissement de l'Association Ciel voilé : L'ETC group nie que la géo-ingénierie soit déjà en cours : extrait de leur site :

"Chemtrails: la méfiance conduit à la spéculation


http://www.geoengineeringmonitor.org/chemtrails/

La croissance et la popularité des discussions en ligne sur les «chemtrails» indiquent un niveau de méfiance existant vis-à-vis des pouvoirs en place. Beaucoup pensent que la géo-ingénierie est déjà en cours. Un effet secondaire malheureux de cette méfiance est que bon nombre des documents disponibles en ligne concernant la géo-ingénierie sont basés sur de vastes spéculations plutôt que sur des recherches et des faits.


Alors que le discours sur les chemtrails reflète un malaise légitime concernant la transparence, il a pour effet de promouvoir une opposition à la géo-ingénierie basée sur des affirmations non fondées, discréditant l’opposition à ces pratiques aux yeux de beaucoup.


Les faits vérifiés et les recherches que nous connaissons concernant la géo-ingénierie ne manquent pas. Nous devrions tous commencer par là."

 

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Manifeste contre la géo-ingénierie

14 Octobre 2018, 18:18pm

Manifeste contre la géo-ingénierie

Bas les pattes ! Ne touchez pas à notre Terre-Mère

 

Nous, organisations de la société civile, mouvements populaires, peuples autochtones, organisations paysannes, chercheurs et chercheuses, intellectuel-le-s, écrivain-e-s, travailleurs, travailleuses, artistes et autres citoyen-ne-s concerné-e-s du monde entier, nous nous opposons à la géo-ingénierie en ce qu’elle est une proposition dangereuse, absolument inutile et injuste pour lutter contre le changement climatique. Le terme géo-ingénierie fait référence aux interventions technologiques destinées à atténuer certains symptômes du changement climatique en agissant à grande échelle sur les océans, les sols et l’atmosphère de la planère Terre.

 

Elle perpétue les fausses croyances selon lesquelles le modèle industriel actuel de production et de consommation, injuste et dévastateur tant écologiquement que socialement, ne peut être transformé et que nous avons par conséquent besoin de solutions technologiques pour maîtriser ses effets. En réalité, les changements et transformations dont nous avons vraiment besoin pour affronter la crise climatique sont surtout d’ordre économique, politique et social.

 

Notre Terre-Mère est notre maison commune et son intégrité ne doit en aucun cas être violée par les expérimentations de la géo-ingénierie ou par la mise en œuvre de cette dernière.

 

Nous nous engageons à protéger la Terre Mère et à défendre nos droits, nos territoires et nos peuples contre toute tentative de mainmise sur le thermostat de la planète ou sur les cycles naturels vitaux des fonctions et écosystèmes de la planète.

 

Les écosystèmes sains, la diversité culturelle et biologique sont essentiels au bien-être de tous les peuples, de toutes les sociétés et de toutes les économies. La géo-ingénierie — qu’elle vise la terre, les océans ou encore l’atmosphère — menace, de par ses effets secondaires et impacts dévastateurs, les écosystèmes, la biodiversité et les communautés humaines.

 

Nous rejetons toute nouvelle stratégie des économies basées sur les carburants fossiles et rejetons également la géo-ingénierie en tant que tentative visant d’une part à maintenir un statu-quo que l’on sait irrecevable et d’autre part à détourner l’attention des réductions d’émissions de gaz à effet de serre et des vraies solutions à la crise climatique.

 

Les effets des projets de géo-ingénierie d’élimination du dioxyde de carbone (y compris les monocultures d’arbres et les plantations de biomasse à grande échelle) sont extrêmement nocifs pour la terre, l’eau, la biodiversité, la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance traditionnels. La capture et stockage du CO2 (CCS) vise à servir l’industrie des combustibles fossiles et à la perpétuer. De plus, la bioénergie avec captage et stockage du carbone (BECCS) amplifierait énormément les plantations, disputant les terres nécessaires à la production alimentaire, menaçant la sécurité alimentaire et la biodiversité. D’autres techniques d’élimination du dioxyde de carbone, telles que la fertilisation des océans perturberaient la chaîne alimentaire marine et créeraient dans les océans des zones « mortes », privées d’oxygène.

 

Les technologies de la géo-ingénierie risquent de bouleverser les équilibres météorologiques locaux et régionaux et de perturber encore plus le climat. Leurs effets pourraient être catastrophiques pour certaines régions, en particulier en ce qui concerne la disponibilité des ressources en eau et la production alimentaire. Des conflits régionaux et internationaux liés aux effets secondaires et aux impacts indésirables de ces technologies auront très probablement lieu.

 

La géo-ingénierie menace la paix et la sécurité mondiales. Certaines technologies visant à manipuler le climat et les conditions météorologiques ont des origines militaires et pourraient très probablement être utilisées comme des armes. Le déploiement des technologies de Gestion du Rayonnement Solaire en particulier pourrait dépendre d’infrastructures militaires et entraîner de nouveaux déséquilibres géopolitiques (en termes de gagnants et de perdants) dans la course à la mainmise sur le thermostat de la Terre.

 

Nous nous unissons donc pour nous opposer aux expérimentations sur le terrain et au déploiement de ces technologies et appelons les organisations et les citoyenne-s concerné-e-s à se joindre à cette campagne.Etant donné la gravité des risques que la géo-ingénierie fait peser sur la biodiversité, l’environnement et les modes de vie et moyens de subsistance, en particulier dans le cas des communautés autochtones et paysannes, nous exigeons :

 

• L’interdiction des expérimentations et du déploiement de la géo-ingénierie

 

• La création d’un système de gouvernance multilatéral des Nations Unies qui soit international, transparent, participatif et qui se charge de faire respecter ces interdictions. Le moratoire sur la géo-ingénierie de la Convention sur la Diversité Biologique et l’interdiction par le Protocole de Londres de la fertilisation des océans en sont des points de départ.

 

• La cessation immédiate de toutes les expériences prévues en plein air, y compris :

Le projet SCoPEx, une expérience visant à injecter des aérosols dans la stratosphère dans le cadre du programme de géo-ingénierie solaire de Harvard, prévu en 2018 en Arizona, tout près de la frontière mexicaine.

 

L’expérience d’éclaircissement de nuages marins (The Marine Cloud Brightening Project) prévue dans la baie de Monterrey, en Californie

 

Le projet Ice911, qui vise à épandre des microbilles de verre sur la glace et la mer en Alaska

 

Les projets Oceaneos de fertilisation des océans au Chili et au Pérou

 

• La suspension de tous les projets de grande envergure et des financements de projets qui visent à capturer le CO2 avec des moyens technologiques et à le « séquestrer » dans des formations géologiques et/ou dans les océans, et/ou à l’utiliser pour la récupération assistée du pétrole et/ou d’autres applications industrielles telles que la capture et stockage du CO2 (CCS), les technologies de bioénergie avec capture et stockage du CO2 (BECCS, Bio-energy with carbon capture and storage) et de capture directe de CO2 dans l’air (DAC, Direct air capture). Nous nous opposons à toute forme de CSC, y compris au traitement du gaz, aux centrales au charbon, à la bioénergie ou aux procédés industriels, fracturation hydraulique y compris. Les projets de CCS et de capture, utilisation et stockage du CO2 (CCUS en anglais) tels que PetraNova au Texas, Boundary Dam en Saskatchewan, Decatur en Illinois, Drax au Royaume-Uni ne font que perpétuer une industrie polluante.

 

• La suspension de toutes les monocultures à grande échelle

 

• Le refus de tout financement public pour ce type de projet

 

• La reconnaissance des modes de vie et et de la vision cosmique des peuples autochtones, y compris le droit de libre détermination à défendre leurs communautés, les écosystèmes et la vie dans son ensemble contre les techniques et pratiques de la géo-ingénierie qui violent les lois naturelles, les principes créatifs et l’intégrité territoriale de la Terre Mère et du Père Ciel.

• La mise en place et le respect du droit du droit des peuples autochtones et des communautés locales à un consentement libre, préalable et en connaissance de cause pour toute expérience ou projet de géo-ingénierie.

 

• Le respect des droits des paysans, des terres et des territoires, qui passe par le fait de reconnaître que leurs moyens de subsistance — y compris ceux des peuples autochtones, des communautés habitant les forêts, des bergers et pêcheurs artisanaux — constituent une source vitale d’alimentation pour la majorité de la population mondiale, qu’ils ouvrent la voie à la souveraineté alimentaire et contribuent à atténuer les émissions de gaz à effet de serre et à récupérer les sols et les écosystèmes. Leurs terres sont particulièrement susceptibles d’être accaparées et exploitées pour le déploiement de la géo-ingénierie, et leur agriculture menacée par ses effets secondaires.

 

• Le soutien et le renforcement de recherches significatives pour définir des moyens justes, durables et transformateurs de limiter le réchauffement planétaire à 1,5° C, en envisageant sérieusement des modèles et des scénarios différents à ceux utilisés actuellement dans les négociations sur le climat et en incluant aux débats et à la prise de décisions d’autres types de savoirs et d’expériences — y compris les savoirs des peuples autochtones et les propositions des mouvements paysans.

 

• Les communautés, les activistes et les chercheurs du monde entier construisent et développent actuellement les éléments constitutifs de chemins transformateurs et fondés sur la justice qui nous mèneraient vers un monde où le réchauffement global ne dépasserait pas les 1,5° C. Les solutions seront multiples, diverses et soucieuses des contextes locaux et régionaux. Elles incluent l’élimination des infrastructures de combustibles fossiles — non seulement du charbon, mais aussi du pétrole et du gaz — ; l’expansion d’une démocratie énergétique alimentée par les énergies renouvelables éolienne et solaire ; la réduction de la consommation globale d’énergie et de matériaux ; une transition juste pour les travailleurs et vers une économie féministe et régénératrice ; le soutien à l’agroécologie paysanne et à la souveraineté alimentaire pour la justice climatique au sein du système alimentaire; la restauration ample mais soignée des écosystèmes vitaux de la planète, et des forêts avant tout.

 

Tout cela en intégrant et en respectant les droits des peuples autochtones et des communautés locales. La justice climatique ne sera possible que si nous nous basons sur des solutions respectueuses de l’environnement et justes socialement, plutôt que sur des rafistolages technologiques très risqués qui font le jeu des pollueurs, des industries extractives et du complexe militaro-sécuritaire.

 

Notre maison, nos terres et territoires ne sont pas un laboratoire de technologies de modification de l’environnement à échelle planétaire.

 

Nous disons donc à la géo-ingénierie : Bas les pattes ! ne touchez pas à notre Mère la Terre !

 

Si vous souhaitez signer ce manifeste, envoyez votre signature à :

 

manifesto@geoengineeringmonitor.org

 

Qu’est-ce que la géo-ingénierie ?

 

Le terme géo-ingénierie fait référence à toute une série de technologies qui ont été proposées pour manipuler et altérer délibérément les systèmes terrestres à grande échelle — c’est-à-dire à l'échelle planétaire. Ce type d’interventions peut globalement prendre deux directions : il existe tout d’abord une série de technologies visant à réduire la quantité de rayons solaires qui atteignent l’atmosphère terrestre dans le but de refroidir artificiellement le climat. Ces méthodes dites de gestion du rayonnement solaire consisteraient à épandre des aérosols dans la stratosphère pour imiter les effets d’une éruption volcanique ou encore éclaircir les nuages ou la surface des océans afin de les rendre plus réfléchissants. La deuxième catégorie d’interventions des systèmes terrestres concerne l’absorption et la séquestration du dioxyde de carbone ou encore l’élimination des gaz à effet de serre ; elles prétendent absorber à grande échelle le CO2 présent dans l’atmosphère et le stocker dans de vastes monocultures d’arbres ou encore l’enfouir sous terre, dans les océans. Globalement, les techniques de la géo-ingénierie peuvent comprendre des interventions terrestres, marines, ou encore atmosphériques, qui impliquent des risques et des effets néfastes pour les communautés humaines, les écosystèmes et les processus naturels, ainsi que pour la paix et la sécurité internationales.

 

Pourquoi la géo-ingénierie est-elle si dangereuse ?

 

Méga échelle : pour qu’une technique de la géo-ingénierie ait un impact sur le climat, elle devra être déployée à très grande échelle. Les effets inattendus sont susceptibles d’être très lourds et irréversibles, en particulier pour les pays du Sud.

 

Pas fiable : La géo-ingénierie intervient sur des systèmes complexes et encore mal compris tels que le climat et l’écologie marine. Ces interventions pourraient mal tourner à cause de défaillances mécaniques, d’erreurs humaines, d’interventions hostiles, de manque de connaissances, de phénomènes naturels (éruptions volcaniques par exemple), d’impacts transfrontaliers, de problèmes de financement ou de leur caractère irréversible.

 

L’excuse parfaite : La géo-ingénierie offre aux gouvernements des pays émettant le plus de CO2 et à l’industrie des carburants fossiles une option autre que celle qui consistait à réduire les émissions de gaz à effet de serre ; elle leur évite de reconnaître la dette climatique qui leur revient. Pour l’industrie des carburants fossiles, les techniques d’élimination du dioxyde de carbone semblent être une opportunité de préserver un statu quo et d’espérer des bénéfices supplémentaires de la vente de nouvelles sources de crédits carbone.

 

Source d’inégalités : Les gouvernements et les entreprises partenaires de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) — qui ont durant des décennies nié le changement climatique et n’ont pas assumé leurs responsabilités — sont ceux qui disposent des budgets et de la technologie nécessaires pour pirater et saccager la planète avec la géo-ingénierie. La géo-ingénierie est en soi très risquée et ses effets négatifs, en particulier dans le cas de la gestion du rayonnement solaire, seront inéquitablement répartis : ils affecteront gravement certaines régions d’Afrique et d’Asie en perturbant les moussons et en intensifiant les sécheresses, menaçant ainsi les ressources en eau et en nourriture de deux milliards de personnes. La géo-ingénierie aura également un impact négatif sur la biodiversité, les territoires autochtones, les terres et eaux des communautés paysannes et autres petits producteurs d’aliments, sans parler des femmes pour qui ces impacts seront bien plus colossaux.

 

Impossible à tester : Pour savoir si les propositions de la géo-ingénierie auront des effets sur le changement climatique, il faudrait qu’elle soit déployée à très grande échelle et sur un laps de temps très long (pour qu’on puisse la différencier d’autres phénomènes climatiques en cours) : il ne s’agirait alors plus d’une expérience mais tout bonnement d’un déploiement, avec toutes les conséquences prévues et inattendues que cela engendrerait. Ainsi, les expériences à petite échelle ne servent qu’à tester le matériel et les outils destinés à faire avancer la recherche et favoriser les investissements, pour justifier par la suite le « besoin » d’expérimentations plus conséquentes, voire le déploiement de la géo-ingénierie. Plusieurs expériences de gestion du rayonnement solaire en milieu ouvert sont prévues aux Etats-Unis, ce qui signifie que le problème, jusqu’alors cantonné aux ordinateurs et aux laboratoires, affecterait les territoires des peuples autochtones et la nature. Toutes contreviennent aux moratoires de la Convention sur la diversité biologique.

 

Unilatérale : Nombre de techniques proposées par la géo-ingénierie pourraient être relativement peu coûteuses à mettre en place, en comparaison des investissements de taille qu’il faudrait faire pour parvenir à la transformation réelle et juste dont nous avons besoin, et la capacité technique requise à cet effet ne serait accessible qu’à certains individus, entreprises et Etats au cours de la prochaine décennie. Il est donc urgent que soit mis en place un mécanisme des Nations Unies pour prévenir les tentatives unilatérales de modifications de la planète. violation des traités internationaux : La géo-ingénierie violerait les traités qui protègent, entre autres, nos océans, les droits de l’Homme et la biodiversité. De nombreuses techniques de géo-ingénierie sont dotées d’applications militaires et pourraient violer, par exemple, la Convention ENMOD des Nations Unies de 1978 sur les techniques de modification de l’environnement, la Convention sur la diversité biologique, la Convention de Londres et le Protocole de Londres sur l’immersion de déchets et autres matières dans les océans.

 

Commercialisation du climat : De nombreux chercheurs et partisans de la géo-ingénierie possèdent des intérêts commerciaux directs, y compris des brevets et/ou des actions dans des sociétés de géo-ingénierie. Dans les offices de brevets, la concurrence est rude entre ceux qui pensent détenir une solution planétaire à la crise climatique. La perspective d’un monopole privé détenant les « droits » de modifier le climat est tout simplement terrifiante.

 

Profit du carbone : Certains acteurs de la géo-ingénierie — notamment ceux qui promeuvent la fertilisation des océans, le biochar, la bioénergie avec capture et stockage du CO2 (BECCS, Bioenergy with carbon capture and storage), la capture directe de CO2 dans l’air (DAC, Direct Air capture) — ainsi que les industries de carburants fossiles — les plus grands responsables du changement climatique — veulent tirer parti des systèmes d’échange de quotas d’émissions en rendant ces technologies de la géo-ingénierie dont on n’est absolument pas sûrs, éligibles aux compensations carbone et en exigeant une tarification du carbone.

 

Guerres climatiques : La géo-ingénierie a des origines militaires, avec en particulier les programmes de contrôle météorologique mis au point par l’armée étasunienne et utilisés lors de la guerre du Vietnam et continue à fortement intéresser l’armée. Si la gestion du rayonnement solaire venait à être appliquée à une échelle aussi énorme que celle requise pour influer sur la température de la planète, cela créerait un nouvel équilibre de pouvoir géopolitique qui favoriserait les acteurs qui sont en mesure de contrôler le thermostat de la Terre et provoquerait une intensification de la géo-ingénierie et des mesures allant à son encontre.

 

Détour des solutions réelles : La géo-ingénierie est une dangereuse distraction : le simple fait que l’on puisse la proposer comme une option viable voire même la prendre en considération constitue déjà une façon de détourner l’attention et les ressources qui pourraient être employées pour le développement de réelles alternatives au changement climatique.

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