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Ciel Voilé

La pollution du trafic aérien brusquement exclue de l'accord sur le climat de Paris !

1 Décembre 2015, 12:38pm

Publié par Ciel Voilé

La pollution du trafic aérien brusquement exclue de l'accord sur le climat de Paris !

Senior attorney, Vera Pardee Center for Biological Diversity’s Climate Law Institute

Bill Hemmings, Aviation and Shipping Manager with Transport & Environment

http://www.huffingtonpost.com/vera-pardee/airplane-pollution-abrupt_b_8307742.html

Publié le 29 octobre 2015 – Traduction Ciel voilé


C'est l'une des sources de pollution mondiales en gaz à effet de serre qui augmentent le plus rapidement. Si on considérait l'aviation commerciale comme un pays, elle serait au septième rang après l'Allemagne en termes d'émissions de carbone.


Alors pourquoi cette source de pollution du ciel qui provoque le réchauffement de la planète a-t-elle soudainement et mystérieusement disparu des négociations internationales sur le climat ?


Dans la perspective de la conférence sur le climat de Paris de décembre prochain, les négociateurs des Etats- Unis et d'autres nations ont préparé un document qui servira de base pour un traité mondial final.


Depuis le début, dans ce texte, les trafics aérien et maritime sont abordés. L'impact du trafic aérien représente environ 5% du réchauffement de la planète, tandis que le transport maritime y participe pour un peu plus de 3%. Réduire ambitieusement les émissions de carbone de l'économie pour combattre le changement climatique, sans ces secteurs, serait presque impossible.


Mais les négociateurs ont maintenant brusquement abandonné leurs sages efforts pour freiner les émissions de carbone liées au transport. Les trafics aérien et maritime - et leur pollution à croissance rapide - ont complètement disparu de la version qui vient de sortir du texte de négociation. Enlever ces sources du texte de négociation revient à exempter les transports aérien et maritime des efforts de réductions de gaz à effet de serre de l'accord de Paris.


Ce que l'administration Obama nous lègue sur le climat est en jeu. L'EPA a récemment reconnu que les émissions du trafic aérien menacent notre climat. A présent, pour la sauvegarde de notre planète, les négociateurs du Département d'Etat doivent obtenir que les transports aérien et maritime soient de nouveau inclus dans l'accord sur le climat de Paris.


L'équité exige d'inclure les transports aérien et maritime dans le texte de négociation. Pourquoi ces deux industries très polluantes obtiendraient-elles le droit de cracher du carbone sans limite, alors que les autres secteurs de l'économie seraient contraints de réduire leurs émissions ?

Chaque pays et chaque secteur économique doit assumer la responsabilité du nettoyage de ses actes - en particulier lorsque la croissance de ses émissions dépasse celles des autres. On estime que les émissions mondiales de carbone du trafic aérien vont tripler d'ici à 2050, ce qui en fait l'un des contributeurs les plus importants au changement climatique. Les émissions du transport maritime ne sont pas loin derrière: elles devraient augmenter de 250 % d'ici 2050.


Mis à part le principe d'équité, enlever ces deux sources de pollution des négociations de Paris risque de compromettre ces négociations avant même qu'elles n'aient vraiment commencé.


Même si chaque nouvelle promesse de réduction d'émissions par les pays, cette année, est effectivement mise en œuvre, la Terre subirait encore un réchauffement de 6.3 degrés Fahrenheit d'ici la fin du siècle. Il est clair que nous devons rapidement mettre en œuvre des réductions plus ambitieuses, et vérifier que chaque industrie y travaille. Permettre aux transports aérien et maritime d'échapper au processus, tout en doublant ou triplant leurs émissions, sape les efforts déployés par les autres secteurs tels que l'industrie automobile et le camionnage - qui devraient crier au scandale.


Les compagnies aériennes et maritimes, bien sûr, ont longtemps soutenu qu'elles devraient poursuivre leurs efforts pour le climat, de façon volontaire, et elles ont utilisé un lobbying musclé pour écraser toute tentative raisonnable de réglementation de leurs émissions.


Ces industries ont même coopté les agences internationales spécialisées en charge de superviser leurs normes mondiales de pollution. L'Organisation de l'aviation civile internationale, par exemple, a échoué pendant 18 ans à adopter toute mesure visant à limiter le réchauffement planétaire provoqué par le trafic aérien. Jusqu'à présent, cette organisation a rejeté, tour à tour, des normes d'efficacité, des taxes sur le carburant, les frais d'émission et le négoce des émissions mondiales.


Sans surveillance, les transports aérien et maritime ne feront à peu près rien pour contribuer à une solution globale au changement climatique. Voilà pourquoi la suppression de ces industries de l'accord de Paris a été une erreur dangereuse.


Mais il est encore temps de les y remettre - surtout si l'administration Obama et les gouvernements européens font pression pour leur inclusion. Comme la menace de réchauffement de la planète se développe, nous ne pouvons tout simplement pas nous permettre un traité international sur le climat qui offre gratuitement à ces deux industries irresponsables le droit de polluer.

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Le taz 07/12/2015 12:01

Etonnant n'est ce pas de constater que depuis les accord de Kyoto en 1997, il n'y a pas de prise en compte des avions ben voyons comme ça ils peuvent allègrement nous empoisonner avec leurs épandages massif oui oui massif !!!!! Tout ça n'est qu'une grande mascarade du bla bla bla, heureusement que DAesh est passé par là pour éviter les manie hein c'est bizarre ça aussi

Husson-Douville 04/12/2015 10:52

mais qu est ce qu on attend pour réagir ?? on n'a plus le droit de faire du feu dans sa cheminée et quand Mrs Hollande et Sarkosy, qui sont "ennemis" prennent chacun un avion pour aller à une conférence ?? vous pensez que c est sans effet ??