Alerte : à Tchernobyl une réaction nucléaire incontrôlée vient de démarrer dans une des salles du réacteur n°4 éventré
Alerte : à Tchernobyl une réaction nucléaire incontrôlée vient de démarrer dans une des salles du réacteur n°4 éventré
mardi 11 mai 2021, 15:51 – Coordination anti-nucléaire Sud-est
Un signal de fission atomique auto-entretenue critique, en provenance d'une pièce inaccessible de la centrale nucléaire en ruine de Tchernobyl, vient d'être détecté. La braise mortelle couve sous l'enchevêtrement des amas radioactifs d'uranium et de zirconium du réacteur n°4. Un amalgame de graphite des ex-barres de contrôle et des tonnes de sable déversées à partir du 26 avril 1986 pour tenter d'éteindre l'incendie sur le coeur du réacteur s'est transformé en lave. Environ 170 tonnes d'uranium irradié s'y trouve piégées. Le sarcophage en béton et en acier Shelter, érigé dans l'année qui a suivit l'accident au dessus de l'installation nucléaire, a permis à l'eau de pluie de s'infiltrer. Le deuxième sarcophage gigantesque, glissé par-dessus, pour parer aux fissures et fuites du premier et contenir la réaction nucléaire ne résisterait pas. Les autorités s'inquiètent d'une possible accélération de façon exponentielle de la réaction de fission. Menace pour tous les pays.
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Les réactions nucléaires couvent à nouveau à Tchernobyl. C'est ce qu'indique dans le plus grand mutisme de la communauté internationale scientifique et nucléariste et des médias institutionnels de tous les pays, la revue scientifique en langue anglaise "Science" du 5 mai 2021 (1) se faisant écho des propos de Maxim Saveliev de l’ISPNPP (Institut pour les problèmes de sûreté des centrales nucléaires, à Kiev en Ukraine). Les réactions de fission couvent à nouveau dans des masses de combustible d’uranium enfouies au fond d’une salle de réacteur mutilée. Les scientifiques ukrainiens s'efforcent de déterminer si les réactions pourraient se dissiper d'elles-mêmes (c'est le retour des croyances en l'intervention divine) ou si il faudrait intervenir avec des moyens fabuleux pour tenter d'éviter le pire sur le déjà effroyable.
Un nombre croissant de neutrons représentatif d'un signal de fission en provenance d'un endroit inaccessible
Trente-cinq ans après le pire accident nucléaire au monde - l’explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl - le spectre de la fission auto-entretenue ( la criticité) dans les ruines nucléaires de Tchernobyl hante les esprits. Comment étouffer la menace ? Alerté, Neil Hyatt, chimiste des matières nucléaires à l’Université de Sheffield indique que «c’est comme la braise dans un barbecue». La menace ne peut être ignorée, celle que "la réaction de fission s'accélère de façon exponentielle" conduisant à «une libération incontrôlée d'énergie nucléaire».
Anatolii Doroshenko du même ISPNPP précise que "des capteurs indiquent un nombre croissant de neutrons représentatif d'un signal de fission en provenance d'un endroit inaccessible - la salle 305/2 - qui a doublé en un peu moins de 4 ans". Un amalgame de graphite des ex-barres de contrôle, des barres de combustible en uranium, leur revêtement en zirconium, des tonnes de sable et de plomb et d'argile déversées à partir du 26 avril 1986 pour tenter d'éteindre l'incendie sur le coeur du réacteur se sont transformés en lave. Environ 170 tonnes d'uranium irradié (95% du combustible d'origine) s'y trouve piégées. Le magma a coulé dans les sous-sols du hall du réacteur et s'est durci.
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