Donald Trump découple les États-Unis d’Israël
Thierry Meyssan Réseau Voltaire | Paris (France) | 13 mai 2025
Après avoir patiemment proposé à Benyamin Netanyahou de négocié avec la résistance palestinienne et n’avoir rencontré qu’une obstination à massacrer les Palestiniens, à annexer Gaza, le sud du Liban et de la Syrie, et à déclencher une guerre contre l’Iran, l’administration Trump a changé de braquet. Il est désormais évident pour elle, comme pour tous ceux qui s’intéressent à cette région depuis 80 ans, que les sionistes révisionnistes sont les ennemis de la paix et donc aussi ceux d’Israël.
Le principal obstacle que rencontre Donald Trump dans ses négociations de paix, aussi bien face à l’Iran que face à l’Ukraine, c’est le rôle des « sionistes révisionnistes » aujourd’hui au pouvoir en Israël [1]. J’ai présenté en détail et preuve à l’appui, il y a deux semaines, les pressions qu’ils exercent sur Washington pour faire échouer les discussions avec Téhéran [2]. Je n’ai pas abordé dans ma chronique sur Voltairenet.org leurs pressions en faveur des « nationalistes intégraux » ukrainiens [3], celles-ci ne sont devenues publiques que le 3 mai, avec les déclarations emphatiques de Natan Sharansky en faveur de Volodymyr Zelensky [4]. J’avais déjà expliqué pourquoi et comment ces deux groupes avaient fait alliance, en 1921, contre les bolcheviks et contre de nombreux juifs ukrainiens, ce qui provoqua une enquête de l’Organisation sioniste mondiale et la démission de Vladimir Jabotinsky de son conseil d’administration. Cette affaire est aujourd’hui sous-estimée par les historiens juifs qui répugnent à étudier le massacre de juifs par d’autres juifs. Il existe cependant des exceptions comme les travaux de Grzegorz Rossoliński-Liebe [5]. Sharansky empêche lui-même les historiens d’étudier le sujet en présidant le Centre de commémoration de l’Holocauste de Babi Yar (l’assassinat par balles de 33 771 juifs, les 29 et 30 septembre 1941, par les Einsatzgruppen et les « nationalistes intégraux » deux semaines après le transfert de Stepan Bandera de Kiev à Berlin).
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https://www.voltairenet.org/article222242.html
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