La reconnaissance de la Palestine divise les États de l’UE
Aujourd’hui dans Les Capitales : les États membres de l’UE en ordre dispersé au sujet de la reconnaissance de la Palestine, les demandes au titre du programme SAFE de prêts pour la défense excèdent l’enveloppe prévue, la Pologne prolonge les contrôles aux frontières avec l’Allemagne et la Lituanie, et le Portugal s’oppose aux projets de taxe de l’UE sur le tabac pour financer le budget européen.
Euractiv – Le 4 août 2025
Alors que la guerre à Gaza se poursuit et que la famine y fait des ravages, les gouvernements des États membres de l’UE intensifient leurs pressions sur Israël.
Le pays fait face à sa plus forte réaction diplomatique européenne depuis des années. Même l’Allemagne, longtemps considérée comme l’alliée la plus indéfectible de Tel-Aviv, durcit désormais son ton.
Certains États membres acheminent de l’aide humanitaire par avion aux Palestiniens et envisagent de suspendre la participation d’Israël au programme phare de l’Union pour la recherche et l’innovation, Horizon Europe.
L’expression « tsunami diplomatique », autrefois utilisée par d’anciens responsables israéliens pour décrire une vague mondiale de réactions hostiles, refait surface dans les médias du pays.
Au cœur du débat politique européen se trouve actuellement une question aussi controversée qu’ancienne : l’Union européenne doit-elle reconnaître officiellement l’État palestinien ?
La France, avec le soutien de l’Arabie saoudite, tente de créer une dynamique conduisant davantage de pays à reconnaître la Palestine en vue de l’Assemblée générale de l’ONU de septembre. Compte tenu de son statut quasi étatique actuel, une telle reconnaissance aurait une valeur largement symbolique. Il s’agirait en effet d’un geste moral et politique fort, mais peu susceptible de changer la réalité sur le terrain.
La suite :
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