Le courage de la Paix éludé : quand nos dirigeants préparent la guerre au nom de l'histoire. Leur histoire, pas la notre.
Xavier Azalbert, France-Soir Publié le 21 novembre 2025
Un aveu qui glace le sang des Français : imaginez un général, au cœur du Salon des Maires, osant déclarer devant des élus ébahis : « Il faut accepter de perdre nos enfants. » Ces mots, prononcés par le Chef d'État-Major des Armées (CEMA), le général Fabien Mandon, lors du Congrès des Maires le 18 novembre 2025, ne sont pas issus d'un roman dystopique, mais d'une allocution publique qui a provoqué un tollé général. Une phrase qui, tel un couperet, a fendu l'air de l'Hexagone, provoquant un tollé sur les réseaux sociaux, dans les couloirs du pouvoir et chez les citoyens ordinaires. Comment en sommes-nous arrivés là ? À un moment où la France, berceau des Lumières, semble troquer la raison contre une rhétorique belliqueuse qui évoque plus les ombres de 1914 que les appels à la paix du XXIe siècle ?
Ce n'est pas un dérapage isolé. C'est le symptôme d'une dérive plus profonde : une élite au pouvoir qui, sous couvert de « préparation à la réalité de la guerre », semble avoir éludé le courage le plus noble – celui de la paix. Et tandis que Paris s'agite dans une escalade verbale et militaire, des signes troublants émergent : l'état de santé d'Emmanuel Macron, les limogeages opportuns, et même des négociations secrètes menées par les États-Unis pour un cessez-le-feu en Ukraine. La France paie-t-elle le prix d'une folie furieuse qui la dépasse ?
La suite :
/image%2F1416990%2F20220903%2Fob_da6312_logo-2022-2.jpg)
/image%2F1416990%2F20251121%2Fob_77bbf1_fs102025-87.png)