Etat des lieux de la 5G dans les grandes villes de France: Bordeaux décide de ne plus participer aux tests
charentelibre.fr avec AFP, publié le 13 octobre 2020
Débat citoyen ou bras de fer? Le conseil municipal de Lille a adopté samedi un moratoire sur le déploiement de la 5G, nouvel épisode dans la fronde d’élus locaux écologistes ou de gauche contre la nouvelle génération de réseaux mobiles en France. Le gouvernement a dénoncé une "tartufferie incompréhensible", alors que l’attribution des fréquences 5G aux opérateurs est en cours de finalisation et que les premières offres commerciales seront effectives à la fin de l’année.
Etat des lieux des positions dans les grandes villes françaises.:
Lille, Grenoble, Lyon: moratoire adopté ou à l’étude
A Lille, la motion adoptée prévoit de sursoir, sur le territoire de la commune, "à toute autorisation d’implantation ou d’allumage d’antennes 'test’ liées à la technologie 5G" jusqu’à la publication prévue au printemps 2021 d’un rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). "Parce que nos doutes persistent tant du point de vue sanitaire que de la sobriété numérique sur le déploiement de la 5G, nous avons voté (…) un moratoire. Il est urgent d’attendre!", a déclaré sur Twitter la maire de Lille Martine Aubry (PS). A Grenoble, la ville administrée par Eric Piolle (EELV) réclame "de longue date" un moratoire national.
"Dans l’attente (…), Grenoble applique de facto un moratoire local en refusant systématiquement d’autoriser tout travaux d’implantation d’antenne 5G sur son territoire." S’ils s’expriment peu sur le sujet, le maire de Lyon Grégory Doucet et le président de la métropole Bruno Bernard, tous deux nouveaux élus EELV, souhaitent également un moratoire sur la 5G. De quoi provoquer des remous lors du dernier conseil municipal, au cours duquel l’ancien maire Gérard Collomb a regretté que Lyon "donne le signal qu’elle n’est plus une ville d’innovation qui porte le futur".
Bordeaux: fin de l’expérimentation de la 5G "haute fréquence"
La nouvelle majorité écologiste a décidé que Bordeaux ne participerait pas aux expérimentations de la 5G "haute fréquence" (sur la bande des 26 Ghz), contrairement à ce qui était prévu depuis un an. "Ce n’était pas encore lancé quand on est arrivé [à la mairie en juillet] et on a réussi à faire un rétropédalage là-dessus auprès de l’Arcep (régulateur des télécoms). C’est une vraie victoire!", a expliqué Delphine Jammet, adjointe au maire chargée notamment de la "stratégie de la donnée".
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