L’OTAN, les migrants dans l’UE et la guerre à venir en Moldavie
Thierry Meyssan - Réseau Voltaire | Paris (France) | 22 octobre 2024
Si nous avons souvent montré que l’UE n’est qu’une chambre d’enregistrement de l’OTAN, c’est pour la première fois une décision de la Cour de justice du Luxembourg qui l’illustre. Selon elle, l’UE ne peut pas renvoyer de migrants en attente d’une décision d’asile vers des pays tiers dont les frontières légales ne correspondent pas à leurs frontières réelles. Il s’ensuit que l’Italie ne peut pas transférer de migrants égyptiens et bengalis dans des centres de rétention en Albanie. Tout cela en prévision d’un exode massif de Moldaves pour justifier d’une guerre en Transnistrie.
Le 18 octobre, un tribunal italien a invalidé la possibilité de faire transiter par un pays tiers, douze migrants bengalis et égyptiens qui avaient été sauvés en mer et réclamaient le droit d’asile. Politiquement, cette décision semble mettre à bas l’échafaudage imaginé par Boris Johnson de délocalisation des migrants. Les Britanniques voulaient les envoyer à des milliers de kilomètres, au Rwanda, les Italiens se « contentaient » de les acheminer à quelques dizaines de kilomètres, en Albanie.
Le tribunal s’est fondé sur un arrêt du 4 octobre 2024, non pas de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), dite « Cour de Strasbourg », qui dépend du Conseil de l’Europe, mais de la Cour de justice de l’Union européenne, dite « Cour du Luxembourg », que le Royaume-Uni ne reconnaît plus. Cette distinction peut paraître oiseuse à beaucoup. Elle révèle cependant que la question migratoire, jusqu’ici dominée par la pensée « progressiste » des juges de la CEDH, financés par George Soros, est désormais soumise à une autre logique.
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