La persécution de Francesca Albanese signifie la mort du droit international
Chris Hedges – Le 12 juillet – mondialisation.ca
Les sanctions prises par l’administration Trump à l’encontre de Francesca Albanese, rapporteuse spéciale des Nations unies, annoncent malheureusement la fin de règne du droit international.
Lorsqu’on écrira l’histoire du génocide à Gaza, Francesca Albanese, la rapporteuse spéciale des Nations unies, qui fait aujourd’hui l’objet de sanctions de la part de l’administration Trump, sera reconnue comme l’une des défenseuses les plus courageuses et les plus éloquentes de la justice et du respect du droit international.
Son bureau est chargé de surveiller et de signaler les violations des droits humains commises par Israël à l’encontre des Palestiniens.
Mme Albanese, qui reçoit régulièrement des menaces de mort et subit des campagnes de dénigrement orchestrées avec brio par Israël et ses alliés, s’efforce courageusement d’obliger ceux qui soutiennent et entretiennent le génocide à rendre des comptes.
Elle fustige ce qu’elle appelle « la corruption morale et politique du monde » qui permet au génocide de se poursuivre.
Son bureau a publié des rapports détaillés documentant les crimes de guerre commis à Gaza et en Cisjordanie, dont l’un, intitulé « Genocide as colonial erasure » (Le génocide comme effacement colonial), que j’ai reproduit en annexe dans mon dernier livre, « A Genocide Foretold » (Un génocide annoncé).
Elle a informé des organisations privées qu’elles étaient « pénalement responsables » pour avoir aidé Israël à mener à bien le génocide à Gaza.
Elle a annoncé que s’il était vrai que, comme cela avait été rapporté, l’ancien Premier ministre britannique David Cameron avait menacé de retirer son financement et de se retirer de la Cour pénale internationale (CPI) après que celle-ci a émis des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et l’ancien ministre de la Défense Yoav Gallant, cela pourrait valoir à Cameron et à l’autre ancien Premier ministre britannique Rishi Sunak d’être poursuivis pour infraction pénale en vertu du Statut de Rome.
La suite :
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