Internement arbitraire en 2024 : le cas Michel Dakar
Le cas Michel Dakar, une énorme erreur judiciaire ? « Ils ont décidé de casser la pointe de la flèche »
20 août 2024
Son internement a été décidé par cinq médecins qui successivement ont recopié les termes choisis par le procureur : irresponsabilité pénale pour cause de perte de ses facultés de discernement(1), assorti de délire paranoïaque persécutif et imaginatif, hypertrophie du moi. Or aucun n’a encore demandé ni effectué d’expertise spécifique. Les témoins sont unanimes : policiers ayant procédé à l’interpellation, puis effectué les transferts, ensuite infirmiers, et ce 19 août, proches, amis et avocat venus assister à l’audience publique pendant laquelle Mme Gossart, juge des libertés, a entendu Michel Dakar, parfaitement calme et précis dans chacune de ses réponses aux questions posées. Ont été entendus aussi son épouse, et son avocat, M° Danglehant. Le Dr Marie Bur avait fait état d’un refus de soin, ce qui est faux : Michel Dakar prend les médicaments qu’on lui donne. Quand il est arrivé, à l’hôpital psychiatrique du Rouvray , à l’accueil, les infirmiers lui disaient : «ce n’est pas de notre faute, et vous n’y êtes pour rien. » Le 8 octobre, Michel Dakar n’avait pas reçu de convocation, il a été attiré hors de chez lui à un moment où il était seul, par des agents d’EDF, plaqué au sol par 15 personnes, puis menotté ; inconnus, gendarmes et un détecteur de métaux ont été mis au travail pour opérer une perquisition, et emporter deux ordinateurs. Il a passé 12h avec les brigades de Caudebec-en-Caux et d’Yvetot en Seine Maritime, avant d’être transféré au Havre, puis à l’HP du Rouvray (2), au titre de l’internement sous contrainte sur injonction de l’État(3).
Quelques heures après l’audience, Mme Émilie Gossard a décidé qu’il fallait le garder enfermé à l’Hôpital psychiatrique du Rouvray. On est devant un internement arbitraire, sur des critères inexistants, ne s’appuyant sur aucune circonstance particulière. Le site alimenté par Michel Dakar, qui s’appelle The Key and the Bridge (« La clé et le pont » un organe -en français- de rencontre entre esprits d’horizons divers) http://the-key-and-the-bridge.net, déplaît à certaines autorités (4), apparemment, et c’est tout. Aucun dessin publié par ce site n’est signalé au titre de l’accusation de pédo-criminalité, aucun texte publié n’est invoqué non plus, pour justifier du label incitation à la haine, à la violence, au terrorisme, à la haine raciale, à la discrimination, au crime, ni justifier de la variante « apologie » de ces mêmes infractions et/ou abominations : rien, nada de nada, nitchevo nie ponimaiou, comprenne qui pourra. Circulez, y a rien à voir ? Voire…
La suite :
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