Quelle indignité ! (édition spéciale)
Xavier Azalbert et le Collectif Citoyen, France-Soir Publié le 26 septembre 2025 - 10:23
Résumé : le couperet est tombé, et quel couperet ! Nicolas Sarkozy, l’ancien président de la République, s’est vu infliger, le 24 septembre 2025, une condamnation à cinq ans de prison ferme par le Tribunal correctionnel de Paris. Une sentence qui, toutes proportions gardées, a des airs de guillotine d’antan, tranchant net ses illusions d’échapper à la case prison et signant une mort politique et civile. Cette déflagration judiciaire ébranle-t-elle enfin le piédestal où trônent ces élites à l’ego démesuré, convaincues d’être inexpugnables ? Sarkozy, hier, a appris à ses dépens que la justice peut, parfois, frapper autrement.
Le tribunal a assorti cette condamnation d’une exécution provisoire et d’un mandat de dépôt différé, scellant son sort : il sera incarcéré au plus tard le 24 janvier 2026, après une convocation par le juge de l’application des peines (JAP) dans un délai d’un à quatre mois. Exit le bracelet électronique, dont il bénéficie pour sa condamnation à un an ferme dans l’affaire Bygmalion, suspendue grâce à ses 70 ans révolus. Ici, les cinq ans de prison ferme dépassent le seuil des deux ans permettant un tel aménagement. La prison, la vraie, attend Sarkozy, et il le sait.
S’il fait appel, comme il le clame sans encore l’avoir formalisé, il sera placé en détention provisoire dès son incarcération, sans suspension de peine. Il pourra alors saisir la Cour d’appel de Paris pour une remise en liberté provisoire, que la justice doit examiner sous 20 jours (article 148-2 du Code de procédure pénale).
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