Les obstacles à la paix en Europe ne sont pas ceux que l’on croit
Les obstacles à la paix en Europe ne sont pas ceux que l’on croit
Thierry Meyssan Réseau Voltaire | Paris (France) | Le 26 mai 2026
Le compromis conclu entre les présidents Donald Trump et Vladimir Poutine, le 15 août dernier, ne s’est toujours pas concrétisé en Ukraine. C’est que les obstacles ne sont pas ceux que les États-Unis envisageaient. L’Ukraine ne joue pas le jeu, tandis que l’Allemagne et le Royaume-Uni veulent la guerre.
Le président Donald Trump a reconnu devant son homologue Xi Jinping qu’il était son égal. Depuis la Seconde Guerre mondiale, chaque président états-unien se pensait supérieur aux autres, parce qu’il était le plus puissant et le plus riche.
Au contraire, d’un point de vue chinois, Xi Jinping se considère comme l’égal, non seulement de Donald Trump, mais de chacun de ses homologues. Un chinois ne pense pas que disposer de moyens plus importants fait de vous une personne supérieure.
Cette conception d’une hiérarchie entre les nations est purement occidentale. Il ne faut donc pas interpréter l’évolution du président US sans la lier à la culture de celui qui la perçoit.
La semaine suivante, le président russe, Vladimir Poutine, s’est à son tour rendu à Beijing. Les commentateurs occidentaux ont assuré que le Russe était l’otage du Chinois. Là encore, c’est ne rien comprendre à leur relation. Elle n’est pas le fruit de leurs intérêts respectifs, mais de leur histoire. Du sac du palais d’été à la tentative d’extermination des slaves par les nazis, chacun d’eux a expérimenté la manière dont les Occidentaux se comportent. Ils en ont conclu qu’ils ne pouront leur résister qu’en restant unis. Il est donc absurde d’envisager de reproduire ce que Richard Nixon et Henry Kissinger avaient fait, en 1972 : découpler les deux États.
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