Moustiques génétiquement modifiés : après Bill Gates, Google tente une piqûre de rappel
France-Soir publié le 13 juin 2026
Tandis que les controverses sur les moustiques « philanthropiques » de la fondation Bill & Melinda Gates n’ont jamais vraiment cessé, Google entre à son tour dans la danse des apprentis sorciers du vivant. Via son projet Debug porté par Verily, la branche sciences de la vie d’Alphabet, le géant de la tech a demandé à l’EPA l’autorisation de relâcher jusqu’à 64 millions de moustiques mâles stériles sur deux ans en Californie et en Floride. Une opération d’une ampleur industrielle qui interroge sur les véritables intentions de ces géants.
Ces insectes, porteurs de la bactérie Wolbachia, ne piquent pas. Ils visent à s’accoupler avec les femelles sauvages pour effondrer les populations de vecteurs de la dengue, du Zika ou du virus du Nil occidental. Les promoteurs promettent des réductions jusqu’à 95 % dans les zones tests. Un succès technique ? Ou un dangereux jeu avec l’équilibre naturel dont les conséquences à long terme restent largement inconnues ?
Le parallèle avec les projets de Bill Gates est saisissant. La fondation finance depuis des années Oxitec et le World Mosquito Program pour déployer des moustiques génétiquement modifiés ou porteurs de Wolbachia en Afrique, en Asie et en Amérique. Objectif officiel : lutter contre le paludisme et autres fléaux tropicaux. Mais ces opérations ont suscité de vives oppositions locales, notamment au Burkina Faso, où riverains et associations dénoncent le manque de recul sur les effets à long terme pour la biodiversité et les écosystèmes locaux.
La suite :
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