La FDA rejette une pétition demandant l’étude des effets des éclairages LED sur la santé
La FDA rejette une pétition demandant l’étude des effets des éclairages LED sur la santé
La FDA a rejeté une pétition citoyenne qui l’exhortait à étudier les effets des éclairages LED sur la santé et à en communiquer les conclusions au Congrès, et ce, malgré une étude récente montrant que les ampoules LED peuvent davantage inhiber la mélatonine que les ampoules à incandescence. Le Congrès examine actuellement un projet de loi visant à abroger les réglementations de l’ère Biden qui rendent l’achat d’ampoules à incandescence pratiquement impossible.
Suzanne Burdick, Ph.D. 2 novembre 2026
À la fin du mois dernier, la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis a rejeté une pétition citoyenne qui lui demandait d’étudier les effets des éclairages LED sur la santé et de présenter ses conclusions au Congrès.
L’organisation à but non lucratif « Soft Lights Foundation », à l’origine de la pétition déposée le 30 décembre 2025, soutenait que plusieurs dispositions de la loi fédérale sur les aliments, les médicaments et les produits cosmétiques (*Federal Food, Drug, and Cosmetic Act*) obligeaient la FDA à mener cette étude et à en communiquer les résultats au Congrès.
La FDA a toutefois exprimé un avis contraire, indiquant qu’elle interprétait la loi différemment.
« Nous estimons que la FDA a examiné de manière appropriée les questions scientifiques et techniques, et a conclu qu’une telle étude et un tel rapport ne se justifient pas à l’heure actuelle », a écrit Ellen J. Flannery, directrice des politiques au sein du Centre pour les dispositifs et la santé radiologique (*Center for Devices and Radiological Health*) de la FDA, dans la lettre de rejet adressée par l’agence le 23 octobre.
W. Scott Mc Collough, avocat principal pour les dossiers liés aux rayonnements électromagnétiques (REM) et aux technologies sans fil au sein de l’organisation *Children’s Health Defense* (CHD), a expliqué à *The Defender* que les textes législatifs fédéraux invoqués par la *Soft Lights Foundation* dans sa pétition présentent une formulation particulièrement « complexe ».
La loi fédérale confie au secrétaire du département de la Santé et des Services sociaux des États-Unis (HHS) — et non nécessairement à la FDA — la mission d’étudier les risques pour la santé liés aux produits électroniques, précise M. McCollough. « La plupart de ces textes font référence au "secrétaire" et non à la FDA, bien que certains textes législatifs plus récents mentionnent explicitement la FDA. »
La FDA a la possibilité de commander des études, comme elle l’a fait en 1999 en demandant au Programme national de toxicologie (*National Toxicology Program*) d’étudier les rayonnements émis par les téléphones portables.
Cependant, c’est au secrétaire du HHS qu’incombe légalement la responsabilité d’élaborer un rapport à l’attention du Congrès, souligne M. McCollough. « En somme, la pétition a sollicité le mauvais "organisme" pour obtenir ce rapport. »
Les LED, ou diodes électroluminescentes, sont des composants semi-conducteurs qui émettent de la lumière lorsqu’ils sont traversés par un courant électrique.
Le département de l’Énergie des États-Unis prévoit que les LED — plus économes en énergie que les ampoules à incandescence traditionnelles — constitueront la majorité des systèmes d’éclairage aux États-Unis d’ici 2035.
La plupart des écrans électroniques, notamment ceux des ordinateurs, des téléphones portables et des panneaux publicitaires numériques, intègrent également des LED. Par ailleurs, elles sont de plus en plus utilisées pour les phares de véhicules, l’éclairage des vélos et l’éclairage public.
« Le public est en droit d’attendre mieux de la part de la FDA »
Dans sa pétition adressée à la FDA, la Soft Lights Foundation a cité des études établissant un lien entre la lumière bleue émise par les LED et des perturbations hormonales, un risque accru de cancer du sein, ainsi que d’autres problèmes de santé.
Selon la Cleveland Clinic, la lumière bleue correspond à une portion du spectre visible caractérisée par une fréquence élevée, presque aussi puissante que celle des rayons ultraviolets (UV). Si le soleil émet naturellement de la lumière bleue — particulièrement le matin —, la prolifération de la technologie LED expose désormais les individus à cette lumière à toute heure de la journée.
« Les éclairages LED pulsés perturbent la vision et les fonctions cognitives ; les effets néfastes des lumières LED clignotantes font d’ailleurs déjà l’objet de multiples poursuites judiciaires », indique la pétition.
Mark Baker, fondateur et président de la Soft Lights Foundation, a déclaré au média *The Defender* que le refus de la FDA — alors que, selon lui, le Congrès a imposé à l’agence l’obligation d’enquêter sur ces risques — est « tout à fait représentatif » des pratiques de la FDA.
M. Baker espère que le secrétaire à la Santé et aux Services sociaux (HHS), Robert F. Kennedy Jr., demandera à la FDA d’étudier les répercussions des produits LED sur la santé et de communiquer les résultats au Congrès.
La Soft Lights Foundation a reçu des centaines de signalements concernant des préjudices liés à l’exposition aux éclairages LED, ainsi que des milliers d’autres faisant état de dommages causés par les phares LED, précise-t-il. « Le public est en droit d’attendre mieux de la part de la FDA. »
Des législateurs font avancer un projet de loi visant à autoriser le retour des ampoules à incandescence sur le marché
Le refus de la FDA d’étudier les effets des LED sur la santé survient alors que le Congrès examine un projet de loi qui faciliterait, pour les Américains, l’achat d’ampoules non LED pour l’éclairage de leur domicile. Depuis 2023, les réglementations fédérales en matière d’efficacité énergétique interdisent, dans les faits, la fabrication et la vente de la plupart des ampoules à incandescence destinées à l’éclairage domestique courant, selon le département de l’Énergie des États-Unis.
Le 30 septembre, la commission de l’Énergie et des Ressources naturelles du Sénat américain a fait avancer le projet de loi « Liberating Incandescent Technology (LIT) Act » de 2025.
S’il est adopté, ce texte « abrogerait les réglementations sur les ampoules datant de l’ère Biden, qui ont concrètement interdit les ampoules à incandescence à l’échelle nationale », indique un communiqué de presse.
Le projet de loi, présenté le 5 mai 2025 par le sénateur Mike Lee (républicain de l’Utah), président de la commission de l’Énergie et des Ressources naturelles, n’a pas encore été soumis au vote en séance plénière au Sénat. Un texte similaire, déposé à la Chambre des représentants des États-Unis, n’a pas encore franchi l’étape de la commission.
Le secteur des LED s’est opposé à ce projet de loi, affirmant qu’il était peu probable que les fabricants... ...souhaiteraient relancer les gammes d’ampoules à incandescence.
Certains défenseurs de la santé soutiennent que les ampoules à incandescence pourraient être plus bénéfiques pour la santé humaine, car elles émettent un spectre lumineux plus complet que les LED. Ces dernières émettent principalement de la lumière bleue, connue pour perturber les rythmes circadiens.
Une étude publiée en janvier 2026 dans la revue *Scientific Reports* a révélé que les ampoules LED présentent une capacité nettement plus élevée à inhiber la mélatonine que les ampoules à incandescence traditionnelles.
Selon un médecin diplômé — auteur de la newsletter « The Forgotten Side of Medicine » sur la plateforme Substack sous le pseudonyme de « A Midwestern Doctor » — les ampoules à incandescence émettent une grande quantité de rayonnement infrarouge ; bien qu’invisible à l’œil humain, celui-ci est nécessaire au bon fonctionnement des mitochondries.
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