"Justice pour le vivant": l'État au tribunal pour l'effondrement de la biodiversité
France-Soir, avec AFP Publié le 01 juin 2023 – 15:15
DÉPÊCHE — Après le climat et la pollution de l'air, c'est pour l'effondrement de la biodiversité que l'État se retrouve au tribunal. Une audience s'est ouverte le jeudi 1er juin, peu après 14 h 10 à Paris, dans un dossier inédit, avec en son cœur la remise en cause par les ONG de l'utilisation massive des pesticides.
Cinq ONG de défense de l'environnement (Pollinis, Notre Affaire à tous, l'Association nationale de protection des eaux et rivières, Biodiversité sous nos pieds, et ASPAS) ont déposé un recours pour carence fautive de l'État devant le tribunal administratif de Paris, dans le cadre d'une procédure baptisée "Justice pour le vivant", lancée en 2021.
Un rassemblement de soutien au recours, rassemblant une centaine de sympathisants arborant des pancartes avec des dessins d'animaux menacés, a eu lieu jeudi midi dans un square à proximité du tribunal.
"On a besoin de repenser notre rapport au vivant", a lancé Cecilia Rinaudo, militante de l'ASPAS. "L'agriculture intensive n'est pas la seule agriculture possible" et "tout ça est une question de volonté politique", a-t-elle souligné.
La rapporteure publique livrera lors de l'audience ses conclusions, souvent mais pas toujours suivies par les juges, et il faudra ensuite attendre deux semaines au moins avant une décision.
La suite :
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