Essence, gaz : la Confédération allemande des syndicats remet en question le prix du carbone de l’UE
Jonathan Packroff – Traduction Marie-Alix Pocholuk
L’introduction d’un prix du carbone à l’échelle de l’UE pour le chauffage et les carburants routiers en 2027 devrait être réexaminée, a déclaré samedi (23 mars) Yasmin Fahimi, présidente de la Confédération allemande des syndicats (DGB), à Berlin.
La taxe européenne sur le CO2 appliquée à l’essence, au diesel, au gaz naturel, au fioul domestique et à d’autres produits similaires a été approuvée par le Parlement européen et les États membres de l’UE en 2023 dans le cadre d’une réforme plus large du marché du carbone de l’UE, connue sous le nom de système d’échange de quotas d’émission (SEQE).
L’impact exact sur les prix à la consommation n’est pas encore connu. La Commission européenne prévoit un coût supplémentaire de 45 euros par tonne de CO2 (environ 10 centimes par litre d’essence ou de diesel), et le SEQE contient un mécanisme visant à réduire les prix du carbone s’ils dépassent ce niveau.
Toutefois, il ne s’agit pas d’une limite absolue et certains experts du marché du carbone doutent de l’efficacité du mécanisme de modération des prix. Ils s’attendent plutôt à ce que les prix augmentent de 100 à 300 euros par tonne de CO2, en fonction des autres politiques de réduction des émissions mises en œuvre parallèlement au SEQE.
La suite :
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