Pfizer accepte de payer 60 millions de dollars pour régler des accusations de corruption liées à l’une de ses filiales
France-Soir Publié le 30 janvier 2025 - 11:25
Encore un scandale de corruption que Pfizer s’empresse de vite camoufler. Le laboratoire pharmaceutique a accepté de payer la bagatelle de 60 millions de dollars pour résoudre une affaire liée à de fausses déclarations portant sur des paiements inappropriés à des médecins par l’une de ses filiales, a annoncé vendredi dernier le département de la Justice (DOJ). La société américaine, déjà condamnée pour corruption et dont les vaccins anti-COVID font l’objet de poursuites, rappelle que les faits qui sont reprochés à Biohaven ont eu lieu avant son acquisition en 2022.
Dans son communiqué, la Justice américaine explique que Biohaven Pharmaceuticals a violé entre mars 2020 et septembre 2022 la loi fédérale sur les fausses déclarations (False Claims Act).
Une “affaire héritée” du passé
Ce laboratoire offrait ainsi des sommes d’argent et des avantages à des médecins, sous forme d’honoraires de conférencier ou de repas dans des restaurants de luxe afin de les inciter à prescrire plus fréquemment son médicament, le Nurtec, un traitement contre la migraine.
Bien que des médecins aient bien suivi régulièrement certains séminaires ou conférences, le département américain de la Justice fait remarquer dans son communiqué que ces événements n’avaient aucun bénéfice éducatif. Parfois, les conjoints, des membres de la famille ou des collègues des médecins les remplaçaient et ces derniers n'avaient aucun intérêt ni aucun bénéfice à être présents.
Il s’agit-là d’un cas de corruption puisque le DOJ cite l’Anti-Kickback Statute, une loi fédérale anti-corruption, qui interdit aux entreprises de payer ou d'offrir quoi que ce soit de valeur pour inciter à la prescription de services ou de produits couverts par des programmes fédéraux de soins de santé tels que Medicare ou Medicaid, pour expliquer les faits reprochés à la filiale de Pfizer. Cette loi vise à garantir que les décisions des prestataires de soins de santé ne soient pas “compromises par des incitations financières inappropriées”, explique encore le communiqué.
La suite :
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