La confiscation de la vérité – Science, narratifs et pouvoir (Partie II)
Xavier Azalbert, France-Soir Publié le 27 avril 2025 – 12:12
Ceci est la seconde partie d'un essai en trois parties sur la relativité. La première partie portait sur l'humanité en quête de vérité.
Avec l’hypnose collective, la vérité est confisquée
La crise sanitaire a engendré une hypnose collective, orchestrée par des récits médiatiques et amplifiée par une pollution informationnelle sans précédent. En 2020, les chaînes d’information diffusaient des courbes épidémiques en boucle, transformant des données brutes en sources d’angoisse collective. Les réseaux sociaux, propulsés par des algorithmes, ont exacerbé la polarisation : d’un côté, les discours officiels prônant les confinements et les vaccins ; de l’autre, des théories alternatives, parfois complotistes, alimentées par la défiance. En 2025, cette fragmentation persiste : sur X, les débats sur le climat, l’Ukraine ou les ZFE oscillent entre dogmatisme et suspicion, sans terrain commun. Une analyse dénonce cette « pollution informationnelle », où des médias, sous couvert de vérité, imposent une vision univoque, étouffant la liberté d’expression. Les fact-checkers, souvent financés par des intérêts corporatistes, qualifient de « désinformation » toute voix dissidente, transformant le débat en tribunal où le verdict précède les preuves.
Cette dynamique repose sur une « fabrique des tendances » : les médias créent des urgences artificielles, manipulant les émotions pour court-circuiter la réflexion critique. Une crise est déclarée – sanitaire, climatique, géopolitique – et les citoyens, submergés par l’urgence, acceptent des mesures qu’ils auraient contestées en temps normal. Une autre analyse décrit une propagande moderne où les « standards » de vérité sont dictés par des narratifs préfabriqués, relayés par des algorithmes qui privilégient l’engagement émotionnel sur la raison. La crise russo-ukrainienne en est un exemple criant : les médias occidentaux, en diabolisant un camp, ont occulté les impacts sur les populations – hausse des prix de l’énergie, insécurité alimentaire – alimentant la peur plutôt que le dialogue.
La suite :
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