Élevage pour la fourrure : l’EFSA ouvre la voie à une interdiction à l’échelle de l’UE
Marion Simon Arboléas – Euractiv Le 30 juillet 2025
L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) estime qu’il est pratiquement impossible d’améliorer les conditions de bien-être dans les élevages de visons, renards, chiens viverrins et chinchillas, ce qui pourrait inciter la Commission à proposer des restrictions, voire une interdiction, de l’élevage pour la fourrure dans l’UE.
Dans un rapport publié mercredi 30 juillet, l’EFSA affirme que le système actuel d’élevage en cages rend très difficile la satisfaction des besoins physiques et comportementaux des animaux. « Ni la prévention ni l’atténuation substantielle des [conditions de bien-être] identifiées ne sont possibles dans le système actuel », peut-on lire dans le rapport.
L’EFSA a rassemblé des études sur cinq espèces (vison, renard roux et polaire, chien viverrin, chinchilla), effectué des visites de terrain, auditions et appels à contributions pour identifier les points qui nuisent au bien-être de ces animaux ainsi que les moyens pour y remédier.
L’autorité souligne également le manque d’information sur les alternatives aux cages puisque ce système est généralisé dans la production d’animaux à fourrure.
En 2022, 1,5 million de citoyens ont appelé Bruxelles à interdire l’élevage pour la fourrure dans le cadre de l’initiative « Fur Free Europe ». La Commission européenne a alors chargé l’EFSA d’évaluer les conditions de bien-être dans les élevages pour la fourrure, ce qui a donné lieu au rapport publié cette semaine.
Si cette pratique est en net recul dans l’Union européenne — plus de la moitié des États membres l’ont déjà interdite —, elle reste bien implantée dans certains pays comme la Finlande et la Pologne.
La suite :
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