La Commission du Codex Alimentarius estime que 8 157 millions de livres de pesticides utilisées chaque année dans les exploitations agricoles, c’est insuffisant
Scott Tips | 10 novembre 2025 Siège de la FAO, Rome, Italie
Au nom de la Fédération nationale de la santé (NHF) et de ses membres, j’ai entamé la semaine du 9 novembre 2025 par un vol pour Rome, en Italie, suivi d’une très longue journée, le lundi 10 novembre, à représenter les intérêts des consommateurs en matière de santé lors de la 48e session de la Commission du Codex Alimentarius (CAC), qui a duré une semaine. Chose surprenante pour une réunion de la CAC, la NHF semble être la seule organisation de consommateurs présente en personne.
La principale préoccupation de la NHF lors de cette réunion concernait la longue liste de normes de limites maximales de résidus (LMR) de pesticides que le Comité des résidus de pesticides du Codex (CCPR) a décidé de soumettre aux délégués du CAC pour approbation en vue de leur passage à l'étape 5/8, sur une échelle de huit, avant leur adoption finale à l'étape 8. Sans surprise, la plupart des délégués ont semblé trouver l'idée excellente. Cela inclut, d'ailleurs, le délégué américain, pourtant non concerné par la loi MAHA, qui avait reçu pour instruction de soutenir la progression des LMR.
Le délégué de l'Union européenne (UE), en revanche, s'est fermement opposé à une vingtaine de ces pesticides, rejoint dans son opposition par l'Égypte, la Norvège et la Suisse. Les observations écrites de l'UE ont exposé sa position plus complètement que ce qu'elle aurait pu faire oralement en seulement deux minutes de temps de parole. Après les interventions de plusieurs pays, la vice-présidente, Mme Jing Tian, qui présidait la discussion, a donné la parole à la NHF. J'ai alors exposé mon point de vue, en substance :
« Merci, Madame la Présidente. La NHF soutient et comprend les positions de l'UE, de la Norvège, de la Suisse et de l'Égypte concernant ces niveaux de pesticides. Nous avons exposé en détail nos arguments contre toute nouvelle norme relative aux pesticides dans la circulaire CRD 8, que nous espérons que vous lirez tous.
« Permettez-moi toutefois de souligner que les pesticides sont largement surutilisés. En 1960, 196 millions de livres de pesticides étaient utilisées chaque année en agriculture. En 2022, ce chiffre avait explosé pour atteindre 8 157 millions de livres. Cette situation est intenable ! » « Le plus triste, c'est que seulement 0,3 % des pesticides appliqués atteignent réellement le ravageur ciblé. Le reste se retrouve dans l'environnement où il persiste. Malgré cela, certains insistent pour que le Codex approuve encore plus de pesticides et plus rapidement. C'est de la folie ! Le Codex devrait retirer de sa liste approuvée au moins un ou deux anciens pesticides pour chaque nouveau qu'il adopte. Je demande que les observations de la NHF soient prises en compte dans le rapport. »
Même si votre représentant gouvernemental vous fait défaut au Codex, vous pouvez compter sur la NHF pour défendre vos intérêts et faire entendre votre voix. Et grâce à un donateur, qui souhaite rester anonyme, la NHF est présente à cette réunion du Codex, malgré mes nombreux déplacements récents, de Vienne à Washington, en passant par le Nevada et Bruxelles !
Notre rédactrice en chef des articles de la NHF, Katherine Carroll, est en train de rédiger une critique d'un ouvrage important sur la maladie de Parkinson intitulé « Le Plan Parkinson ». « Une nouvelle voie vers la prévention et le traitement », par Ray Dorsey, docteur en médecine et titulaire d'un MBA, et Michael S. Okun, docteur en médecine. Cet ouvrage, vivement recommandé, vous fera prendre conscience de l'importance cruciale de mettre un terme à l'autorisation insensée et à l'utilisation omniprésente des pesticides. Ces derniers endommagent les cellules productrices de dopamine, lesquelles sont détruites par la maladie de Parkinson. Ces pesticides peuvent être inhalés, contaminer les nappes phréatiques et nous nuire par contact direct. Le travail de la NHF au sein de la Commission du Codex et des comités chargés des résidus de pesticides est donc essentiel. La plupart d'entre nous connaissent quelqu'un qui souffre des effets dévastateurs de la maladie de Parkinson, qui le prive cruellement de sa vie et le laisse mourir lentement de faim, incapable de s'alimenter.
Face à la soumission servile du Codex aux exigences incessantes de l'industrie des pesticides pour l'approbation de ses derniers produits tueurs d'insectes (et d'humains), cette menace existentielle pour l'humanité doit être stoppée, ou du moins bien mieux contrôlée. Notre santé et nos vies en dépendent. Finalement, la CAC48 a fait passer à l'étape 5/8 toutes les normes relatives aux LMR de pesticides, contrariant ainsi les efforts de la NHF et de l'Europe pour empêcher la présence de ces substances nocives dans l'environnement. Cependant, tout n'était pas perdu, car le Secrétariat du Codex a annoncé que 355 des anciennes normes relatives aux résidus de pesticides seraient révoquées, sans objection de la part des délégués. Très probablement, nombre de ces pesticides étaient tombés dans le domaine public et étaient bien moins rentables que les nouveaux qui allaient être approuvés par le Codex.
Nous remercions encore une fois tous les membres et sympathisants de la NHF qui ont rendu possible cette participation à la réunion du Codex. Si vous souhaitez soutenir notre travail, faites un don dès maintenant pour que votre voix soit entendue ! Et si vous n'êtes pas encore membre de la NHF, vous manquez l'occasion de changer le monde.
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