Le système Info-Score Santé : biais structurels, amateurisme flagrant et soupçons d'édulcoration – une critique approfondie
Le Collectif citoyen, France-Soir Publié le 15 janvier 2026 - 14:00
Dans un contexte où la désinformation en santé est un enjeu majeur, le rapport Molimard-Costagliola-Maisonneuve, remis le 12 janvier 2026 au ministre de la Santé, propose un outil ambitieux : l'« Info-Score Santé ». Décrit dans l'annexe 5, ce système de notation synthétique, inspiré du Nutri-Score, vise à classer les sources d'information en santé de A (excellent) à E (défaillant). L'idée peut paraître louable sur le papier – un repère simple pour orienter le public vers des contenus « fiables ». Mais, une analyse rigoureuse du processus proposé révèle un amateurisme criant : critères arbitraires, subjectivité omniprésente, biais systémiques favorisant l'establishment, et une opacité méthodologique qui interroge.
Comme nous l’avons précédemment décrit, la liste des 267 personnes interviewées (annexe 3) présente un tropisme institutionnel surreprésentant les agences sanitaires, les académies, les sociétés savantes, ainsi que des biais institutionnels affichés. Aucune des personnes interviewées n’a identifié la fraude du LancetGate en 2020, n’a identifié les nombreux biais de l’étude Recovery, n’a émis de réserve sur la nouvelle technologie des thérapies géniques à ARNm, ou encore n’a demandé les contrats des vaccins pour comprendre outre les termes financiers mais également les limitations de ces contrats. La diversité limitée de ce panel questionne l'impartialité globale du document.
Nous émettons même l'hypothèse que ce modèle a été édulcoré : des critères plus incisifs, qui auraient pu responsabiliser les « pourfendeurs de la désinformation » institutionnels (fact-checkers, agences publiques ou des personnes comme le Pr Molimard lui-même qui a fait la promotion a volo d’une étude retractée qui calculait erronément qu’il y aurait au moins 17 000 morts de l’hydroxychloroquine dans le monde ou qui défendait l'idée que le vaccin COVID-19 à ARNm arrêtait la transmission virale sans aucune preuve à l'appui), semblent avoir été omis pour les exonérer de leurs propres responsabilités.
La suite :
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