Pour protéger ses habitants des pesticides, une commune rachète les terres agricoles avoisinantes
Pour protéger ses habitants des pesticides, une commune rachète les terres agricoles avoisinantes
Nolwenn Weiler, Sophie Chapelle – Le 23 février 2026
A L’Houmeau, près de La Rochelle, la mairie acquiert des parcelles polluées aux pesticides pour les mettre en prairie. « La santé n’a pas de prix », assure l’édile. Un choix politique qui lui a valu des menaces d’une figure locale de la FNSEA.
« On me dit : ’’vous êtes écolo’’. Je réponds, je suis centre droit. » Jean-Luc Algay est un maire qui a décidé de protéger sa population des pesticides. Élu depuis 2014 à L’Houmeau, une commune de 3000 habitants au nord-ouest de La Rochelle (Charente-Maritime), il se bat pour racheter les terres agricoles qui bordent les habitations. « Pour le moment, on a racheté quasiment 20 hectares. »
Dans une salle de la mairie, l’homme de 61 ans nous montre la carte de L’Houmeau. « Vous voyez la partie orange ? Ce sont des cultures intensives. » Des céréales y sont essentiellement cultivées, avec leur lot d’insecticides, de fongicides et d’herbicides épandus régulièrement. Quand on évoque la mise en place de zones tampons entre les habitations et les épandages, Jean-Luc Algay balaie la mesure : « il faudrait au minimum 100 mètres » quand une distance de 5 à 10 mètres est aujourd’hui préconisée par le ministère de l’Agriculture. « Ça ne sert à rien », tranche-t-il.
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