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Pays du Sud et pesticides
Revenus records pour les fabricants d'armes, alimentés par les tensions
France-Soir avec AFP Publié le 01 décembre 2025 - 15:14
Attisées par les conflits en Ukraine et à Gaza, les ventes des 100 plus grands fabricants d'armes au monde ont atteint un nouveau record en 2024, malgré des problèmes de production qui entravent les livraisons, selon un rapport publié lundi.
On comprend mieux pourquoi la France, deuxième plus gros vendeur d'armes au monde, n'a pas vraiment intérêt à l'arrêt du conflit.
Sur l'année, les ventes mondiales se sont élevées à 679 milliards de dollars (586 milliards d'euros), en hausse de 5,9 % sur un an, rapporte l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri).
Au cours de la dernière décennie, entre 2015 et 2024, les revenus des 100 plus grands fournisseurs ont augmenté de 26 %.
"L'année dernière, les revenus mondiaux des fournisseurs d'armes ont atteint le niveau le plus élevé jamais enregistré par le Sipri, les producteurs ayant capitalisé sur une forte demande", a déclaré Lorenzo Scarazzato, du programme Dépenses militaires et production d'armes de l'Institut, dans un communiqué.
Jade Guiberteau Ricard, du même programme, a expliqué à l'AFP que "c'est principalement dû à l'Europe", bien que "toutes les régions aient augmenté, sauf l'Asie et l'Océanie".
Selon elle, la hausse de la demande en Europe est liée à la guerre en Ukraine et "à la perception de la menace de la Russie par les États européens".
Cette évolution tient d'une part aux besoins de l'Ukraine elle-même et d'autre part à ceux des pays qui lui ont envoyé du matériel et doivent reconstituer leurs stocks.
La suite :
La police détourne le fichier des passeports et des cartes d’identité
La police détourne le fichier des passeports et des cartes d’identité
Le 24 novembre 2025 – La quadrature du net
Fournir sa photographie et ses empreintes quand on demande son passeport ou sa carte d’identité est plus lourd de conséquence que ce qu’on imagine. Ces données, qui sont enregistrées dans le fichier des « titres électroniques sécurisés » (TES) sont récupérées par la police par un contournement de la loi. La Quadrature du Net a pu obtenir des témoignages et preuves formelles de l’utilisation abusive de ce fichier pour identifier des personnes lors d’enquêtes judiciaires. Nous avons alerté la CNIL sur ce scandale qui était malheureusement prévisible, tant ce fichier TES portait, par son existence même, les risques d’un abus de surveillance par l’État.
Plus belle la vie du fichier TES
Pour comprendre comment nous en sommes arrivé·es là, revenons sur les origines de ce fichier. En 2005, un décret autorise pour la première fois l’enregistrement des informations des personnes demandant un passeport (nom, prénom…) dans une puce électronique au sein du passeport, mais également dans un fichier centralisé à destination des agent·es chargé·es de la délivrance des titres d’identité. Ainsi naît le premier fichier TES (qui s’appelait alors « DELPHINE »). En 2008, afin de se conformer à un règlement européen, sont ajoutées au sein de la puce l’image numérisée du visage et des empreintes digitales. Le gouvernement en profite alors pour également les ajouter dans le fichier, au lieu de rester sur une seule conservation décentralisée. Ceci n’était clairement pas un choix neutre puisqu’il s’agit de données biométriques particulièrement sensibles.
La CNIL, elle, se montrait pourtant défavorable à un enregistrement centralisé d’autant de données dans le fichier TES. En effet, pour la première fois, une base de données faisait un lien entre des données biométriques et une identité civile. L’objectif affiché était de faciliter les démarches administratives et lutter contre la « fraude documentaire ».
La suite :
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