Comment l’UE finance et exporte de l’IA à haut risque qui viole les droits fondamentaux des Palestiniens et participe à leur massacre
Comment l’UE finance et exporte de l’IA à haut risque qui viole les droits fondamentaux des Palestiniens et participe à leur massacre
Agence Média Palestine, le 17 mars 2026
Si l’Union européenne prétend encadrer et contrôler rigoureusement l’utilisation et l’exploitation de l’intelligence artificielle (IA) à l’intérieur de ses frontières, il semblerait que les choses soient totalement différentes quand ces technologies sont exportées à l’étranger, notamment vers Israël, leader mondial en matière de surveillance.
« Comment le financement et les exportations de systèmes d’IA à haut risque par l’UE aggravent les graves violations des droits humains en Palestine et dans la région ». C’est le titre du nouveau rapport du Centre arabe pour la promotion des droits numériques, 7amleh, publié le 16 mars. Dans ce document de 30 pages que l’Agence Média Palestine a consulté, l’organisation analyse la manière dont les politiques européennes contribuent au « financement et à l’exportation de technologies numériques avancées utilisées dans des contextes de surveillance, de contrôle et de répression, notamment dans les territoires palestiniens occupés et dans des pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord ».
Selon ce rapport, par le biais de programmes de financement, tels que le programme Horizon Europe, de mécanismes d’investissement et d’exportations de technologies, l’UE favorise la diffusion de systèmes à « haut risque », utilisés notamment dans la gestion des migrations, la surveillance biométrique, les systèmes de sécurité prédictifs et l’analyse des données.
Les trois vecteurs identifiés par 7amleh sont, d’une part, les programmes de gestion des migrations financés par l’UE (comme Frontex), qui s’appuient sur des technologies de surveillance avancées ;
d’autre part, le soutien financier et à la recherche apporté aux entreprises israéliennes d’armement et, enfin, l’exportation par des entreprises européennes de systèmes d’IA à haut risque, tels que les technologies de reconnaissance faciale, les systèmes de villes intelligentes et les infrastructures de surveillance numérique.
La suite :
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