Pesticides : un père basque vient mettre un visage sur les statistiques de Bruxelles
France-Soir Publié le 30 septembre 2026 - 15:
Il ne viendra ni avec un tracteur ni avec une banderole, mais avec un souvenir. Édouard Exilard, éleveur de brebis à Lohitzun-Oyhercq, au Pays basque, sera le 19 octobre devant les députés européens, à Strasbourg, pour évoquer sa fille décédée il y a vingt ans. Maïtena avait 7 ans quand un cancer cérébral l'a emportée, le 31 décembre 2005, après des maux de tête pris d'abord pour un trouble de la vue, un scanner, une opération mal passée et un coma d'un mois. Elle s'était réveillée sans remarcher ni reparler, et une année de soins n'y a rien changé, raconte Sud-Ouest.
Cet éleveur du Pays basque veut parler aux députés du Parlement européen, sans filtre, les yeux dans les yeux, loin des tribunes et des communiqués. Sa phrase, rapportée par le quotidien bordelais, "ils vont prendre ma fille dans la figure", en dit assez ce qu'il attend de ceux qui écrivent les règles.
L'agriculteur ne sait pas si les produits phytosanitaires qu'il épandait alors, avant de passer en bio, ont joué un rôle. Il le dit lui-même, il ne peut rien prouver, le médecin n'a pas répondu à sa question, et aucun antécédent familial ne vient éclairer le dossier. Son histoire rejoint pourtant celle d'Emmy Marivain, morte à onze ans d'une leucémie en 2022, dont la mère avait été exposée aux pesticides pendant sa grossesse. Pour cette fillette de Loire-Atlantique, le Fonds d'indemnisation des victimes de pesticides a reconnu le lien de causalité.
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Traduction ci-dessous
On qualifie cet épisode de Joe Rogan de plus effrayant à ce jour : un invité vient d'expliquer pourquoi tant de personnes de moins de 50 ans souffrent désormais de maladies auto-immunes et de diabète. Et ce n'est pas à cause du gluten. Le blé tel qu'il a évolué depuis 1992 provoque une allergie massive au gluten ; la gliadine qu'il contient interagit avec le glyphosate pour altérer, par effet synergique, nos capacités métaboliques.
Nous ne souffrons pas d'une simple sensibilité au gluten, mais d'un effondrement métabolique causé par une intoxication au glyphosate. Je peux vous présenter les études scientifiques évaluées par des pairs que nous avons publiées à ce sujet. Quelques années après l'apparition de l'allergie — qui traduit essentiellement une saturation du système immunitaire face à l'environnement — on finit par développer une maladie auto-immune.
C'est le stade où l'organisme ne parvient plus à distinguer l'extérieur de l'intérieur et finit par se retourner contre lui-même. Une maladie auto-immune est donc la destruction progressive de son propre corps par son système immunitaire, incapable de reconnaître ses propres tissus. On perd son identité cellulaire.
Dans les années qui suivent, on voit apparaître des troubles neurologiques : TDAH et autisme chez les enfants, maladies d'Alzheimer et de Parkinson chez les adultes, ainsi que la sclérose en plaques, la SLA et d'autres maladies neurodégénératives. Et la situation empire. Vous avez sans doute entendu dire que les pays développés se dirigent vers un effondrement démographique.
Dès le début des années 2010, on a observé un effondrement de la fertilité à l'échelle mondiale. Aujourd'hui, 110 pays affichent un taux de fécondité inférieur au seuil de renouvellement de la population. 110 pays.
Les États-Unis sont bien en dessous : 1,6 au lieu de 2,1. Et voici ce qui devrait vous inquiéter : au lieu d'interdire des substances chimiques comme le glyphosate, les autorités en approuvent de nouvelles, non testées, pour notre alimentation.
L'EPA vient d'autoriser deux nouveaux pesticides contenant des « polluants éternels » destinés à être utilisés sur nos cultures. Oui, vous avez bien entendu. Ces polluants éternels, ou PFAS, persistent dans l'organisme pendant des années, s'accumulent dans nos organes et augmentent les risques de cancer et d'autres problèmes de santé ; or, ils vont désormais être pulvérisés sur nos aliments. C'est la conséquence directe d'une campagne de lobbying massive, à hauteur de 60 millions de dollars, menée par l'industrie des « polluants éternels ». Le fait que l'EPA ait cédé à cette pression signifie que des pesticides homologués seront utilisés sur des légumes tels que la laitue romaine, le brocoli et les pommes de terre. Pire encore, l'homologation prochaine de quatre autres pesticides à base de PFAS est attendue.
Ainsi, alors que vous pensiez que cette administration allait rendre l'Amérique plus saine — en intégrant du sucre de canne au Coca-Cola et en supprimant les colorants alimentaires rouges —, il n'en est rien.
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