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moyen-orient
Israël : impunité et espionnage
Accusations de génocide à Gaza : quand l'ONU et Téhéran mettent Israël dos au mur
Le Collectif Citoyen, France-Soir Publié le 26 septembre 2025 - 11:45
Imaginez un instant une commission des Nations unies, qui après des mois d'enquête minutieuse, pointe du doigt Israël pour génocide à Gaza. Ajoutez à cela l'Iran qui, ce 25 septembre 2025, balance à la face du monde des documents soi-disant volés sur le programme nucléaire israélien. Et pile au milieu, la France qui reconnaît officiellement l'État palestinien trois jours plus tôt. L'actualité du Moyen-Orient n'est pas un thriller géopolitique, c'est notre réalité brutale. Mais derrière ces coups de théâtre, se cache une hypocrisie occidentale perverse récurrente : on pleure les civils tout en armant les bombes qui les tuent.
Et si, pour y voir plus clair, on replongeait dans l'histoire complexe et souvent oubliée des relations entre l'Iran et Israël ? Une saga millénaire de coexistence et de trahisons, qui montre que la haine actuelle n'est pas une fatalité, mais un choix récent. Disséquons cela sans concession, en puisant dans les archives pour rappeler ce que l'on a trop vite effacé et voir si ces gestes sont du vent symbolique ou un vrai virage.
Commençons par le cœur du scandale : le rapport de l'ONU. Le 16 septembre 2025, la Commission indépendante internationale d'enquête des Nations unies sur les territoires palestiniens occupés a rendu ses conclusions sans appel. Israël, dit-elle, « a commis un génocide contre les Palestiniens de Gaza ». Pas une exagération rhétorique, mais une analyse juridique froide : des actes qui visent à « détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux », comme le définit la Convention sur le génocide de 1948. Sur la base de quelles preuves ? Une campagne militaire qui a rasé hôpitaux, écoles et quartiers entiers, tuant plus de 40 000 civils en un an – des femmes, des enfants, des familles entières effacées des cartes.
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" Nous regrettons d’avoir à prendre ces mesures », a déclaré le commissaire européen au Commerce, Maroš Šefčovič, lors d’une conférence de presse. « Cependant, nous pensons qu’elles sont à la fois appropriées et proportionnées compte tenu de la crise humanitaire qui sévit actuellement à Gaza. »
Le paquet de mesures de rétorsion est le plus ambitieux jamais proposé par Bruxelles pour faire pression sur le régime israélien afin qu’il mette fin à la guerre. Le conflit ne montre aucun signe d’apaisement, et ce malgré la famine qui touche l’enclave palestinienne dévastée, près de deux ans après l’incursion du Hamas en Israël qui a déclenché une riposte de Tel-Aviv, le 7 octobre 2023.
« Je pense qu’il est important de montrer aux Européens que nous sommes capables, disposés et prêts à réagir lorsque des principes ont été outrepassés et des limites ont été franchies », a expliqué un haut fonctionnaire de la Commission.
La Commission propose de suspendre le volet commercial de l’accord d’association UE-Israël. La suspension des échanges commerciaux toucherait environ 6 milliards d’euros de marchandises israéliennes, soit 37 % des exportations totales du pays vers l’Union. Pour être approuvée, cette mesure nécessite le soutien d’une majorité qualifiée des États membres de l’UE, c’est-à-dire 15 pays représentant au moins 65 % de la population de l’Union.
L’exécutif européen propose également de sanctionner les principaux responsables politiques d’extrême droite israéliens, notamment le ministre des Finances Bezalel Smotrich et le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir, qui ont déjà été déclarés persona non grata par plusieurs pays occidentaux, dont l’Espagne, les Pays-Bas et la Slovénie. Trois colons extrémistes et une poignée d’organisations actives dans certaines parties de la Cisjordanie occupée sont également visés.
Les fonds européens destinés aux organisations de la société civile israélienne, y compris celles qui luttent contre l’antisémitisme, ne sont pas concernés par les propositions de sanctions, a pour sa part précisé la commissaire chargée de la Méditerranée, Dubravka Šuica.
Bruxelles a également proposé des sanctions à l’encontre de dix hauts responsables du Hamas.
La suite :
https://euractiv.fr/news/la-commission-propose-des-sanctions-contre-israel/
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