Avec les colliers connectés pour bovins, l’IA s’invite dans les pâturages : promesse d’efficacité ou perte de sens ?
France-Soir Publié le 26 mars 2026 - 10:00
L’irruption de technologies comme les colliers connectés pour bovins, développés par la startup néo-zélandaise Halter, marque une nouvelle étape dans la transformation numérique, et cette fois-ci c'est au plus profond de nos terroirs.
Soutenue par le fonds d’investissement Founders Fund, cofondé par Peter Thiel, eh oui encore lui, l'eugéniste de service tente de s'immiscer jusque dans nos troupeaux, l’entreprise a récemment atteint une valorisation de 2 milliards de dollars. Comme le révèle Bloomberg, cette technologie permettra de piloter à distance les troupeaux grâce à des colliers intelligents, remplaçant les clôtures physiques et automatisant une grande partie du travail agricole. Sur le papier, les gains paraissent séduisants : réduction du temps de travail, meilleure anticipation des maladies et optimisation des pâturages.
Mais derrière une promesse d’efficacité se dessine un modèle agricole toujours plus dépendant de la technologie et du capital. L’équipement, les abonnements et la maintenance rendent ces solutions difficilement accessibles aux petites exploitations, au profit d’acteurs déjà sur-structurés et capables d’absorber ces coûts. Comme souvent dans l’innovation agricole, le risque est celui d’une fracture accrue entre une agriculture intensive, connectée et financée par des fonds d’investissement, et une agriculture plus traditionnelle et ancrée, reléguée une fois de plus au second plan. À mesure que ces outils se généralisent, l’agriculteur devient davantage gestionnaire de systèmes automatisés que praticien du vivant.
La suite :
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