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Ciel Voilé

L’exode qu’Israël ne peut se permettre

11 Septembre 2026, 18:39pm

L’exode qu’Israël ne peut se permettre

L’exode qu’Israël ne peut se permettre

De nouvelles données israéliennes montrent que parmi les citoyens qui quittent le pays, les médecins, les ingénieurs, les professionnels du secteur technologique et les contribuables à hauts revenus, dont dépend l’économie de guerre de l’État d’occupation, sont de plus en plus nombreux.

Kamran Yeganegi – Le 10 septembre 2026 – mondialisation.ca

 

Aux premières heures du 7 octobre 2023, un journaliste israélien connu uniquement sous le nom d’Asaf a réservé des billets d’avion pour lui-même, sa femme et leurs deux filles. Le lendemain, n’emportant que des bagages à main, la famille a embarqué sur un vol à destination de Berlin. Ce qui n’était au départ qu’un départ précipité s’est transformé en départ définitif. Deux ans plus tard, ils ne sont toujours pas revenus.

Asaf a déclaré à +972 Magazine qu’il trouvait déjà que les systèmes éducatif et de santé israéliens s’étaient dégradés. Mais cette matinée a anéanti le peu de foi qu’il lui restait dans l’État et son armée :     “Dès l’après-midi du 7 octobre, nous avons compris que même l’espoir n’était plus fondé”.

Son histoire reflète une tendance structurelle plus large. Israël perd de manière disproportionnée les médecins de ses hôpitaux, les ingénieurs qui font vivre son secteur technologique, les universitaires qui perpétuent ses capacités scientifiques et les contribuables qui financent ses guerres.

Les chiffres qu’Israël peine à définir

L’émigration contredit l’affirmation sioniste selon laquelle Israël offre aux Juifs sécurité et stabilité. L’hébreu lui-même reflète cette tension : l’immigration s’appelle aliyah, ou “ascension”, tandis que l’émigration est yerida – “déclin”.

Une étude de l’université de Tel-Aviv datant d’août 2026, fondée sur les données du Bureau central des statistiques, révèle que 90 922 citoyens israéliens ont séjourné à l’étranger pendant au moins trois mois consécutifs en 2025, contre 91 499 en 2024 et 86 509 en 2023. Au total, 268 509 Israéliens sont partis pour au moins trois mois entre 2023 et 2025 – soit 47 % de plus qu’entre 2013 et 2015.Cette période de trois mois ne signifie pas pour autant une migration permanente.

Les chercheurs ont toutefois constaté une corrélation de 0,96 entre les départs de trois mois et les séjours à l’étranger d’au moins un an.

Sur cette base, ils estiment que 45 000 à 50 000 Israéliens sont devenus des émigrants de longue durée rien qu’en 2025.

S’appuyant sur des données officielles et issues de la recherche, +972 Magazine a estimé le total des émigrants de longue durée à plus de 150 000 sur deux ans et a suggéré qu’il pourrait avoir dépassé les 200 000 depuis la formation de l’actuel gouvernement du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

L’Institut national d’assurance israélien a fait état de 35 625 résiliations de résidence en 2025 ; 6 651 d’entre elles ont été demandées volontairement. Cette mesure administrative ne correspond ni à un décompte de la perte de nationalité ni à un indicateur précis de l’émigration définitive, mais elle montre que des milliers de personnes ont officiellement rompu leurs liens avec l’État.

La suite :

https://www.mondialisation.ca/lexode-quisrael-ne-peut-se-permettre/5710363

 

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