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Trump : le Canada
Groenland: À protéger ou à vendre?
Bharat Dogra – Le 9 janvier 2025 – mondialisation.ca
Alors que les écologistes sont à juste titre très préoccupés par la protection de l’écologie très fragile du Groenland, les grands médias font plutôt état de la « vente » du Groenland initiée par la déclaration provocatrice et troublante du président élu Trump, qui a déclaré qu’il allait acheter le Groenland.
Avant d’entrer dans les détails, il convient de dire d’emblée qu’il y a quelque chose d’anormal dans l’état du monde où le dirigeant le plus éminent du pays le plus puissant parle effrontément de l’achat ou de la vente d’un pays. Cela devient d’autant plus inquiétant lorsque de tels propos se poursuivent même après que le peuple et les dirigeants du pays s’y soient opposés.
Le Groenland n’est pas un petit pays [territoire danois autonome]. Il s’étend sur 836 330 kilomètres carrés. L’annexion la plus ancienne et la plus importante des États-Unis a été celle de la Louisiane en 1803, en provenance de la France, sur un territoire d’une superficie légèrement inférieure à celle du Groenland.
À l’heure actuelle, le Groenland est un territoire autonome qui connaît des progrès démocratiques significatifs (y compris des progrès vers une indépendance potentielle) et se trouve sous le contrôle général du Danemark et une présence militaire significative des États-Unis. Malgré son immense superficie, le Groenland ne compte qu’environ 56 000 habitants, principalement des Inuits. Les relations commerciales et économiques avec la Chine se sont développées rapidement ces derniers temps.
Le contrôle du Danemark sur le Groenland remonte également à l’époque des colonels, mais le Danemark a au moins été quelque peu sensible au désir d’autonomie, puis d’indépendance, de la population locale. En 1775, le Danemark et la Norvège ont déclaré que le Groenland était une colonie ; en 1814, la Norvège a cédé le Groenland au Danemark ; en 1880, le Danemark a commencé une colonisation plus organisée au Groenland ; vers 1941, l’invasion du Danemark par l’Allemagne a incité les États-Unis à envoyer discrètement certains de leurs soldats au Groenland ; en 1951, leur présence militaire au Groenland a été régularisée par un traité. En 2019, le président Trump a fait sa première offre d’achat éventuel du Groenland, une idée à laquelle le Danemark s’est fortement opposé et qui n’a pas beaucoup avancé à l’époque.
La suite :
https://www.mondialisation.ca/groenland-a-proteger-ou-a-vendre/5695301
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Les fonctionnaires de la Commission s’inquiètent d’une dépendance à Microsoft
Les fonctionnaires de la Commission s’inquiètent d’une dépendance à Microsoft
Jacob Wulff Wold | EURACTIV.com | traduit par Sarah Chaumot Le 9 janvier 2025
BRUXELLES – Selon des documents internes consultés par Euractiv, les fonctionnaires de la Commission européenne craignent que leur forte dépendance à l’égard de Microsoft ne constitue une violation des règles de l’Union européenne (UE) en matière de protection des données.
Ces documents viennent contredire les déclarations publiques de l’exécutif, alors que l’utilisation par la Commission de Microsoft365 comme espace de travail numérique avait déjà soulevé des inquiétudes en matière de sécurité et de vie privée.
Le Contrôleur européen de la protection des données (CEPD), principal organe habilité à surveiller l’utilisation de Microsoft par la Commission, a ordonné à l’institution européenne d’explorer des solutions moins intrusives que celles proposées par le géant américain.
Peu de mesures semblent cependant avoir été prises en ce sens.
L’affaire offre un exemple frappant du fossé qui sépare le désir d’autonomie de l’Europe dans des domaines sensibles comme l’informatique, et la réalité de sa dépendance à l’égard de la technologie américaine.
« Il n’y a pas d’offres crédibles connues de la part de fournisseurs européens », peut-on lire dans un document interne de la Commission, consulté par Euractiv.
Les autorités françaises, en particulier, ont exprimé leur préoccupation quant aux « risques potentiels associés à l’utilisation de solutions basées aux États-Unis », ajoute la note.
Dans un autre rapport récent de la Direction générale des services numériques (DG DIGIT) examiné par Euractiv, le malaise au sujet d’« un pouvoir excessif entre les mains de quelques entreprises non européennes, les risques associés à un fournisseur unique [hausses de prix, difficultés de migration], et la perte potentielle de compétences internes » est longuement évoqué — des menaces que la Commission n’a pas encore reconnues publiquement.
La suite :
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