Gaza : bombardement d'un l'hôpital le 21 mars 2025
Bertrand SCHOLLER @55Bellechasse 1h
Ce vendredi 21 mars 2025, les forces israéliennes ont fait exploser l’hôpital de l’Amitié turque, situé dans le couloir de Netzarim, au centre de Gaza. Cet établissement, unique en son genre dans l’enclave, était le seul dédié aux patients atteints de cancer. Construit et équipé par l’agence turque de coopération et de développement (TIKA), il représentait un rare symbole d’espoir pour des milliers de malades dans un territoire déjà exsangue. Aujourd’hui, il n’est plus qu’un tas de décombres, une victime de plus dans la campagne de destruction systématique orchestrée par le régime de Benjamin Netanyahu. Le bilan est effroyable, tant sur le plan humain que moral. Comment justifier une telle barbarie ? Les autorités israéliennes prétendent parfois que ces lieux servent de repaires à des groupes armés ou de caches pour des "terroristes". Mais cet argument sonne creux. À maintes reprises, l’armée israélienne a occupé et contrôlé l’ensemble de Gaza, y compris cet hôpital, qu’elle avait même transformé en base militaire avant de le réduire en cendres. S’ils avaient des preuves, elles auraient été exhibées. Non, il ne s’agit pas ici de sécurité, mais d’une volonté froide et calculée de tout anéantir : les infrastructures, les vies, et surtout l’espoir. L’attitude de ce régime est intolérable. Porté par un sentiment de toute-puissance et d’impunité, il agit comme si le monde entier lui avait donné un blanc-seing. Ce n’est pas une guerre, c’est un massacre méthodique, un génocide obscène déroulé sous les yeux du monde, filmé, télévisé, et pourtant impuni. Détruire un hôpital ne répond à aucune logique militaire. C’est un acte diabolique, destiné à briser les esprits autant que les corps, à effacer toute possibilité de survie ou de reconstruction. Les images de l’explosion, relayées sur les réseaux, montrent l’instant où cet édifice s’effondre dans un nuage de poussière. Mais au-delà des débris, c’est une partie de l’humanité qui s’écroule avec lui. Combien de patients, déjà fragilisés par la maladie et la guerre, sont condamnés par cette destruction ? Combien de familles pleurent ce soir un proche qu’elles ne pourront plus soigner ? Gaza, strangulée, bombardée, humiliée, est devenue le théâtre d’une tragédie sans fin, où chaque jour apporte son lot de désolation. Il est temps que cette folie cesse. Il est temps que la communauté internationale sorte de sa léthargie et impose des comptes à ceux qui, sous couvert de "défense", sèment la mort et le chaos. Car ce qui se passe à Gaza n’est pas seulement un crime contre les Palestiniens, c’est une blessure infligée à notre conscience collective.
/image%2F1416990%2F20220903%2Fob_da6312_logo-2022-2.jpg)