Fermetures d'espaces aériens, du jamais vu, selon un pilote de ligne
Fermetures d'espaces aériens, du jamais vu, selon un pilote de ligne
France-Soir avec AFP Publié le 02 mars 2026
La fermeture d'espaces aériens au Moyen-Orient en raison du conflit en Iran contribue à compliquer les plans de vol à une échelle sans précédent, témoigne auprès de l'AFP Thierry Oriol, du syndicat national des pilotes de ligne (SNPL).
"On n'a jamais eu un truc aussi tendu. Même en pleine Guerre froide, tout le monde volait dans tous les sens. Il n'y avait pas toutes ces zones" interdites, explique cet officier pilote de ligne sur Boeing 777 et membre du bureau exécutif de son syndicat.
Après l'attaque israélo-américaine depuis samedi contre l'Iran et la riposte de la république islamique sur des pays hébergeant des militaires américains, ainsi qu'Israël, une grande partie de l'espace aérien du Moyen-Orient est fermée.
Auparavant, les avions européens se rendant en Asie du Sud-Est ou vers l'Océan Indien empruntaient "le couloir irakien (...) du sud de la Turquie jusqu'au Koweït, puis on descendait au-dessus du Golfe", développe M. Oriol, 33 ans de métier dont près de dix ans sur long-courrier.
Désormais, avec la fermeture de l'espace aérien irakien, "il n'existe plus qu'un seul passage si vous voulez aller à l'Est, au-dessus de l'Azerbaïdjan", entre l'Iran et le Caucase russe, ajoute-t-il.
La suite :
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