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Le nerf de la guerre est coupé
Le nerf de la guerre est coupé
Alastair Crooke – Le 29 juillet 2026 mondialisation.ca
Trump a ordonné à l’armée américaine de ne pas mener de nouvelles frappes contre l’Iran vendredi soir, malgré sa récente menace d’une “attaque massive ouvrant les portes de l’enfer” contre l’Iran.
Les États-Unis ont demandé un nouveau cessez-le-feu temporaire avec l’Iran et cherchent à revenir au précédent mémorandum d’entente qui s’est effondré, avec des discussions pour inclure le Yémen, et Trump cherchant à inviter AnsarAllah à participer aux négociations.
De toute évidence, Trump est en colère et craint que la guerre ne consume sa présidence (et son héritage). L’Iran a rejeté de manière exhaustive toute offre de négociation tout au long de la semaine dernière et a confirmé qu’il n’entamerait en aucun cas de nouvelles négociations. En termes simples, pourquoi l’Iran consentirait-il à donner aux États-Unis le temps de se regrouper et de se réarmer avant de lancer une autre série de frappes contre l’Iran alors que les États-Unis « s’enfuient ».
Un retour au protocole d’entente dont Trump a à plusieurs reprises écorché la crédibilité ? Peu probable.
Will Schryver note que des rumeurs circulent selon lesquelles le Pentagone fait pression sur Trump pour qu’il arrête sa guerre contre l’Iran parce que les États-Unis ont presque épuisé leurs stocks d’intercepteurs de défense aérienne et de missiles de frappe à distance. Les principaux collaborateurs du président sont également inquiets de la perspective d’une guerre qui s’étendrait à tout le Moyen-Orient, de l’aliénation des principaux alliés du Golfe vulnérables à de nouvelles attaques iraniennes et de la crise énergétique à venir. « Peu ou personne dans le cercle restreint de M. Trump pensent que le plan d’escalade était sage, ont déclaré les deux personnes informées », rapporte le New York Times.
Il semble également que les magouilles sur la situation exacte de l’approvisionnement en carburant aux États-Unis aient pu jouer un rôle dans cette marche arrière de Trump. Larry Johnson rapporte que :
« [Un] mémoire préparé par Karl Miller étudie comment les opérations secrètes d’achat et d’exportation de carburant de l’armée américaine épuisent les réserves de diesel et de carburéacteur du pays, en particulier pendant une période où les stocks nationaux sont déjà extrêmement bas ».
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https://www.mondialisation.ca/le-nerf-de-la-guerre-est-coupe/5709224
Seyed M. Marandi : le pétrole saoudien brûle, Trump n'a aucune issue
Jeffrey Sachs : la stratégie impériale des États-Unis - détruire la Russie, l'Iran et la Chine
L’Iran informe Vance que Kushner et Witkoff exploitent les accords de paix pour blanchir des délits d’initiés
L’Iran informe Vance que Kushner et Witkoff exploitent les accords de paix pour blanchir des délits d’initiés
Les responsables ont estimé à 9 milliards de dollars les profits tirés des délits d’initiés liés à la guerre en juin et ont officiellement exigé que la moitié de cette somme soit allouée à l’Iran.
Le 17 juillet 2026 – mondialisation.ca
Les négociateurs iraniens ont adressé un avertissement privé au vice-président américain JD Vance plus tôt cette année, affirmant que les envoyés spéciaux américains Steve Witkoff et Jared Kushner “abusent” de leurs pouvoirs dans le cadre des négociations pour tirer profit des marchés financiers, a rapporté Drop Site News le 16 juillet.
Les négociateurs iraniens ont transmis ces avertissements à Vance par l’intermédiaire d’un médiateur lors des pourparlers qui se sont tenus fin juin au lac des Quatre-Cantons, en Suisse, lui précisant que ces deux hommes se soucient davantage de tirer profit d’informations privilégiées sur les négociations que de parvenir à un accord pour mettre fin à la guerre contre l’Iran.
Les négociateurs ont également déclaré que Jared Kushner a divulgué à plusieurs reprises des détails des négociations au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Un responsable américain a d’ailleurs déclaré à Axiosque Steve Witkoff et Jared Kushner “s’entretiennent presque quotidiennement avec Benjamin Netanyahu” et avec le chef du Mossad.
La prise de contact avec Vance est intervenue après que Téhéran a déjà tenté d’alerter la Maison Blanche sur le comportement des deux hommes, en présentant des preuves selon lesquelles “des personnes proches du président [américain] [Donald] Trump” exploitent la guerre contre l’Iran et les développements diplomatiques pour manipuler les marchés financiers, tout en mettant en garde contre le “rôle globalement destructeur de Witkoff lors des négociations précédentes”.
Depuis le début de la guerre fin février, les analystes financiers ont observé une tendance aux paris spéculatifs et à des positions inhabituellement fortes sur les marchés liés à la guerre – contrats à terme sur le pétrole, actions du secteur de l’énergie et marchés prédictifs –, souvent précédés d’annonces de Trump programmées juste avant l’ouverture des marchés le lundi aux États-Unis, alimentant les soupçons du public quant à un éventuel délit d’initié.
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Campagne belliciste contre l'Iran
Après le mémorandum d’Islamabad
Thierry Meyssan – Le 30 juin 2026
Si les arabes du golfe Persique ont conclu de la guerre contre l’Iran qu’Israël était un prédateur et que les États-Unis n’étaient pas le gendarme du monde, les États-Uniens ne savent toujours pas que penser de Benyamin Netanyahou et de sa coalition. Les « sionistes révisionnistes » tentent d’introduire des candidats pro-Israël dans les partis républicain et démocrate, tandis que la majorité des électeurs ne veulent plus soutenir cet État génocidaire. Plus encore, ils tentent de dresser les arabes du golfe contre l’Iran et de relancer l’opération israélienne au Liban.
Le mémorandum d’Islamabad [1] n’a pas seulement instauré la paix dans le golfe Persique. Il a aussi posé que l’Iran allait recevoir 300 milliards de dollars, non pas en tant que « réparations de guerre », mais à titre « d’investissement ». Ce faisant, il a acté, sans le dire, la victoire de la République islamique.
Cette victoire ne signifie pas la défaite militaire des États-Unis, mais celle, politique, d’un camp particulier aux États-Unis. Ceux qui ont perdu sont les soutiens traditionnels d’Israël qui refusent de prendre acte des massacres de civils auquel le soi-disant « État juif » se livre en Palestine et au Liban.
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https://www.voltairenet.org/article224781.html
Accord avec l'Iran : Max Blumenthal et Seyed Marandi
Encore une semaine d’enfer
Encore une semaine d’enfer
Une tentative de mettre fin à une guerre pourrait être sabotée par Netanyahu
Philip Giraldi - Le 21 juin 2026 – mondialisation.ca
La semaine a commencé sur une note positive, le président Donald Trump ayant déclaré, de manière inhabituelle, qu’un «mémorandum d’accord» (MoU) avait été conclu entre les négociateurs américains et iraniens, avec l’aide de médiateurs pakistanais et qatariens, afin de suspendre les actions militaires et d’entamer soixante jours de discussions en vue d’un accord de paix. Cette initiative s’appuyait sur ce qui a été décrit comme une liste en quatorze points des mesures qui seraient prises pour faire avancer le processus, incluant des concessions portant sur ce que les deux parties qualifient de «lignes rouges». Les négociations reposent sur la mise en œuvre immédiate de certaines mesures, notamment la réouverture sans restriction du détroit d’Ormuz, la cessation des attaques israéliennes contre le Liban et de l’occupation de ce pays, la levée des sanctions américaines contre l’Iran et la restitution à Téhéran d’une partie des fonds gelés.
Le mémorandum d’accord a été signé électroniquement mercredi par le président américain Trump et le président iranien Massoud Pezeshkian ; une signature officielle sur papier est prévue vendredi en Suisse par le vice-président JD Vance et le chef de la délégation iranienne. Cette signature marquera le début de soixante jours de négociations qui, espérons-le, déboucheront sur un accord de paix définitif mettant fin à la guerre. Il est intéressant de noter que le lieu de la réunion, initialement prévu à Genève, aurait été déplacé vers une station de ski plus facile à sécuriser à Burgenstock, selon un rapport, en raison de craintes qu’Israël ne tente de saboter la rencontre, éventuellement en assassinant un ou plusieurs membres de la délégation iranienne.
Malheureusement, comme on pouvait s’y attendre, Israël a de toute façon fait tout son possible pour faire échouer le cessez-le-feu devant mener aux pourparlers de paix, en intensifiant ses bombardements et autres attaques contre le Liban. On savait que l’Iran avait exigé la cessation des hostilités dirigées contre son allié le Liban comme condition préalable à l’ouverture des pourparlers, et il semble désormais que Téhéran s’apprête à fermer à nouveau le détroit en raison de l’agression israélienne. Cette réaction provocatrice était plus ou moins attendue de la part de Netanyahou et a été menée sans tenir compte des avertissements explicites lancés tant par Trump que par Vance, qui faisaient référence à la relation bilatérale déséquilibrée avec Israël. Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Ben-Gvir, a néanmoins ignoré les conséquences possibles et a déclaré vendredi que «tout le Liban doit brûler !» et qu’«au Moyen-Orient… il faut se déchaîner. Anéantir».
Trump, qui a déclaré cette semaine qu’il n’y avait «aucune limite à son pouvoir», aurait quant à lui injurié le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou lors d’un appel téléphonique après que ce dernier ait publiquement affirmé son droit et sa volonté de faire tout ce qu’il fallait pour «défendre» son pays. Trump a même dénoncé le bombardement «disproportionné» par Israël d’immeubles d’habitation à Beyrouth, simplement parce qu’un partisan présumé du Hezbollah y aurait pénétré. Vance est allé jusqu’à rappeler à Israël que si, comme Israël et ses partisans ne cessent de l’affirmer, l’État juif a le droit de se défendre, «quoi qu’il en coûte», alors l’Iran dispose du même droit. Il a également averti Netanyahou et ses partisans de la ligne dure : «Si je faisais partie du gouvernement israélien, je n’attaquerais peut-être pas [les États-Unis], le seul allié puissant qui me reste dans le monde entier». Vance a conclu par «On ne peut pas se contenter de tuer pour se sortir de tous les problèmes».
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https://www.mondialisation.ca/encore-une-semaine-denfer/5708252
Réactions américaines à l'accord avec l'Iran
https://x.com/LBC_Hegemonia/status/2068003469764542891
Il semble que la réponse à la question que nous posions hier, à savoir si Trump allait pouvoir maintenir l’accord de paix avec l’Iran au-delà de la pression sioniste, soit résolue. Israël a de nouveau bombardé le Liban, une clause du pacte a été violée et, par conséquent, le détroit d’Ormuz a été refermé.
La réponse à la question est celle-ci : Israël fait ce qu’il veut et les Yankees ne peuvent rien empêcher aux Israéliens. Donc Israël est une puissance plus puissante que les États-Unis, bien qu’il s’agisse d’un pays minuscule qui, par son poids économique, devrait avoir la même importance géopolitique que l’Uruguay ou l’Équateur.
Peut-être, voyant qu’il n’aura pas de quoi se débarrasser du joug israélien, Trump est sorti pour glapir sur les réseaux sociaux qu’il ne donnera pas un seul centime aux Iraniens. Cela contredit ce qui a été signé par Trump lui-même qui représente l’engagement de verser 300 milliards de dollars à l’Iran au titre de réparation.
Les Iraniens ne sont pas idiots et ont signé le mémorandum, mais ils ont retenu la garantie. En voyant qu’Israël a attaqué le Liban, Téhéran a de nouveau ordonné la fermeture d’Ormuz et maintenant la situation est exactement revenue à ce qu’elle était depuis le début de la guerre fin février.
La conclusion est simple : la signature de Trump ne vaut rien parce que Trump ne commande pas. Ce sont les sionistes qui commandent aux États-Unis et tant qu’ils le voudront, il y aura la guerre dans le monde. Et si les Yankees ne font pas une seconde et définitive indépendance, ils vont perdre le pays après avoir perdu l’empire. Même le pays ne leur restera pas !
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