Sécheresse : et si nos rivières payaient aussi des décennies d'aménagements ?
Sécheresse : et si nos rivières payaient aussi des décennies d'aménagements ?
France-Soir Publié le 28 août 2026
Au 1ᵉʳ août, 43 % des petits cours d'eau suivis par le réseau ONDE connaissaient une rupture d'écoulement ou un assec. Un niveau inédit pour cette période depuis le lancement du suivi en 2012. Dans le même temps, les sols ont atteint des niveaux de sécheresse jamais observés à l'échelle nationale.
Le récit dominant s'impose presque mécaniquement, il ne pleut plus assez, il fait trop chaud, c'est la faute du CO₂ et le changement climatique explique tout. Mais cette explication, à elle seule, laisse dans l'ombre une autre question, celle de l'état dans lequel nous avons laissé nos rivières avant même que la sécheresse ne les frappe ?
Comme le rappelle La Relève et la Peste, une grande partie des cours d'eau français a été profondément transformée par l'activité humaine. Rectifications, endiguements, busages, recalibrages. Pendant des décennies, l'objectif a souvent consisté à évacuer l'eau plus vite, à assainir les terres, à protéger les infrastructures ou à faciliter certains usages. Le problème est que l'eau qui file vite vers l'aval est aussi une eau qui a moins de temps pour s'étaler, infiltrer les sols et alimenter les nappes.
La suite :
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