En France sept millions d'adultes manquent de nourriture : le rapport qui met à nu l'échec de ces dix ans de politiques publiques
En France sept millions d'adultes manquent de nourriture : le rapport qui met à nu l'échec de ces dix ans de politiques publiques
France-Soir Publié le 13 octobre 2026 - 16:29
Selon un rapport d'Action contre la Faim fondé sur un sondage OpinionWay et diffusé le 12 octobre 2026, à quelques jours de la Journée mondiale de l'alimentation, 13 % des adultes vivant en France métropolitaine déclarent manquer, ou souvent, de nourriture, ce qui représente pas loin de sept millions de personnes. Une proportion qui, d'après Libé, grimpe à 25% chez les 18 à 24 ans, soit un jeune adulte sur quatre qui affirme ne pas toujours manger à sa faim en France. Le même sondage distingue une insuffisance alimentaire qualitative touchant 39% des personnes interrogées, lesquelles disposent de quantités suffisantes mais doivent renoncer à certains aliments qu'elles souhaiteraient consommer, et cette part atteint 47% dans la tranche des plus jeunes. 80 % des personnes concernées invoquent des raisons financières pour expliquer ces restrictions.
Ces données sont publiées dans un contexte où le coût de la vie continue de peser sur les budgets des ménages, avec des hausses répétées du prix de l'énergie et des produits alimentaires qui réduisent le reste à vivre de nombreuses familles. L'organisation non gouvernementale appelle à l'adoption d'une loi-cadre sur le droit à l'alimentation afin de fixer des obligations claires à l'État et aux collectivités, de mieux coordonner les politiques publiques et de garantir un suivi dans la durée.
Parmi les mesures évoquées figurent la généralisation de tarifs sociaux dans les cantines scolaires selon le revenu des familles ainsi que le soutien à la distribution de produits frais dans les zones moins bien desservies. 86% des personnes sondées jugent importante ou primordiale l'adoption d'une telle loi et 73% estiment que le droit à l'alimentation n'est pas réellement garanti dans le pays.
Le gouvernement, confronté à ces chiffres, n'a pas jugé bon de commenter, et encore moins d'annoncer de réponse structurelle de grande ampleur au-delà des dispositifs existants d'aide alimentaire.
La capacité des politiques économiques et sociales actuelles est-elle à même de protéger le pouvoir d'achat des ménages les plus exposés face à la hausse des prix ? Rien n'est moins sûr.
La suite :
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