A380 : dispersion asymétrique ?
Toulouse - le 21 mars 2016 15h35 - Le réacteur rouge ne "fume" pas ?
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Toulouse - le 21 mars 2016 15h35 - Le réacteur rouge ne "fume" pas ?
L'aviation est un des deux seuls secteurs au monde qui n'a actuellement aucun objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre. L'aviation prévoit même d'augmenter ses émissions de 700% d'ici 2050. En septembre 2016, l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) a l’intention d'adopter des mesures pour atteindre une “croissance neutre en carbone”[i] d'ici 2020, principalement via la compensation carbone. Les organisations signataires demandent aux pays engagés dans l’OACI de s'assurer que l'OACI adoptera un plan sérieux pour réduire ses émissions. Les plans visant à compenser la majorité des émissions du secteur ne permettent pas l’adoption de vraies mesures pour réduire les émissions du transport aérien.
Les gaz à effet de serre issus du transport aérien ont presque doublé entre 1990 et 2006, faisant de l'aviation mondiale le septième plus gros pollueur au monde. C'est particulièrement disproportionné quand on sait que ces émissions sont causées par seulement 2% de la population mondiale.[ii] C'est dans ce contexte que la proposition élaborée par l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) a fait l'objet de critiques pour son manque d'ambition.[iii]
La proposition de l'OACI pour réduire l'impact climatique du transport aérien repose largement sur la compensation carbone. Un communiqué publié par l' “industrie aéronautique mondiale” en 2013 déclare que “l'industrie estime qu'un plan simple de compensation carbone serait le plus rapide à mettre en oeuvre, le plus simple à gérer et le plus rentable”.[iv] La compensation carbone est largement considérée comme une fausse solution parce qu'elle ne permet pas de réduire les émissions mais seulement de les déplacer d'un secteur à un autre avec à la clé, au mieux, un résultat nul.[v]
Jusqu'à présent l'OACI a élaboré plusieurs principes que la compensation carbone devra satisfaire, comme éviter le double comptage, être calculée sur une base réaliste, être permanente et ne causer aucun préjudice. Cependant l'expérience du Mécanisme de développement propre (MDP) a profondément discrédité l'idée que la compensation offrait des bénéfices pour le climat. Les projets de compensation ont eux-mêmes en grande partie prouvé qu'ils étaient incapables de respecter les principes posés par l'OACI.
De nombreux retraités vulnérables se sont fait extorquer toutes leurs économies par des investissements frauduleux dans les crédits carbone.[vi] L'expérience du MDP ainsi que les controverses et les scandales autour des projets de compensation carbone sur les marchés volontaires du carbone ont amené le plus grand marché de compensation mondial, le système d'échange des émissions de l'UE, à interdire officiellement l'utilisation de crédits de compensation pour atteindre les objectifs post 2020 d'émissions de l'UE.
La réputation de la compensation carbone est mise à mal du fait qu’un nombre significatif de projets, notamment ceux visant à “réduire les émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts” (REDD+), font face à une opposition locale et sont contestés parce qu'ils considèrent que l'agriculture paysanne et l'utilisation de la forêt par les peuples autochtones sont responsables de la déforestation, tout en gardant le silence sur les causes réelles de la destruction à grande échelle de la forêt.
Les forêts et les sols ne compensent pas les émissions d'énergies fossiles
Les projets de compensation de carbone terrestre, comme les projets REDD+ ou ceux issus de l'agriculture, sont particulièrement controversés et présentent des risques plus importants pour le climat.
Les projets REDD+ imposent des restrictions sur l'utilisation actuelle des terres – c'est ainsi qu'ils génèrent des économies de carbone vendues comme des crédits carbone. Parce que la grande majorité des projets REDD+ considèrent (à tort) que l'agriculture paysanne est responsable de la déforestation, en particulier celle qui s'appuie sur la rotation des cultures, de telles restrictions ont un impact destructeur sur les moyens de subsistance des paysans et sur les modes de vie des peuples de la forêt. Paradoxalement, les projets REDD+ qui s'attaquent aux vraies causes de la déforestation à grande échelle – extraction du pétrole, du charbon, infrastructures, grands barrages, industrie du bois et commerce international des produits agricoles – font largement défaut.[vii]
Compter les réductions d'émissions et distribuer le paiement des compensations à une multitude de petits paysans représentent un défi. Le risque est donc que les compensations agricoles favorisent l’agriculture industrielle ou les monocultures, créant ainsi une raison supplémentaire de déposséder des petits propriétaires de leurs terres, particulièrement dans les pays du Sud.
Les crédits carbone issus de la préservation de la forêt, des plantations d'arbres ou de la séquestration du carbone dans le sol présentent le risque supplémentaire de devenir nuls quand des incendies, des tempêtes ou les processus naturels de décomposition entraînent des rejets incontrôlables du carbone stocké dans les arbres, le sol ou d'autres habitats naturels. C'est une des raisons pour lesquelles le MDP exclut de la compensation toutes les catégories en lien avec la forêt ou l'utilisation de terres agricoles, excepté pour les projets de boisement, de reforestation et de biomasse. Et même dans ces cas-là, les crédits compensation issus des plantations d'arbres sont vendus comme des crédits carbone temporaires qui ont besoin d'être rachetés après quelques années parce que les crédits issus de plantations d'arbres ne peuvent pas être considérés comme du stock permanent de carbone.
En résumé, les crédits compensation de carbone terrestre sont controversés, et l'expérience de REDD+ a montré que les standards ou les garanties de certification ne peuvent pas empêcher les conflits.[viii]
Nous, les signataires, demandons aux membres de l'OACI de s'assurer que les mesures qui seront adoptées lors de la 39ème session de l'OACI représenteront une contribution juste et adaptée à l'effort global pour limiter le réchauffement climatique en dessous de 2 degrés Celsius. Toute mesure adoptée à la 39ème session de l'OACI devra présenter une proposition sérieuse de réduction des émissions. Toute mesure devra également exclure les crédits compensation de carbone terrestre, comme les projets de type REDD+, pour les raisons exposées dans cette lettre.
[i] Pour parvenir à une croissance neutre en carbone, l'OACI propose d'améliorer le rendement du carburant de la flotte aérienne mondiale d'1,5 % par an en moyenne (un but quasiment déjà dépassé), de stabiliser les émissions nettes de CO2 de l'aviation aux niveaux de ceux de 2020, grâce à la soi-disante “croissance neutre en carbone”, et de réduire de moitié les émissions nettes de CO2 de l'industrice d'ici 2050, par rapport à 2005. Pour plus de détails, voir http://www.icao.int/environmental-protection/Pages/market-based-measures.aspx
[ii] Carbon Market Watch/Nature Code (2013): International Aviation. Addressing emissions while respecting equity issues. Bread for the World. http://www.brot-fuer-die-welt.de/fileadmin/mediapool/2_Downloads/Fachinformationen/Aktuell/Facts_36_international_aviation.pdf
[iii] Airplane CO2 standard too weak, MEPs tell industry. 25.02.2016 http://www.transportenvironment.org/news/airplane-co2-standard-too-weak-meps-tell-industry ; European NGO Comments on the ICAO Global MBM Process. 2013 http://carbonmarketwatch.org/wp-content/uploads/2013/07/EU-NGOs-on-ICAO-MBM-Process.pdf
[iv] https://www.iata.org/policy/environment/Documents/atag-paper-on-cng2020-july2013.pdf
[v] Voir par exemple, REDD : A Collection of Conflicts, Contradictions and Lies. http://wrm.org.uy/wp-content/uploads/2014/12/REDD-A-Collection-of-Conflict_Contradictions_Lies_expanded.pdf
[vi] REDD-Monitor (2016). Another 19 credit boiler room scams bite the dust. 16.02.2016. http://www.redd-monitor.org/2016/02/11/another-19-carbon-credit-boiler-room-scams-bite-the-dust-including-not-before-time-carbon-neutral-investments/
[vii] Voir par exemple, How REDD+ projects undermine peasant farming and real solutions to climate change, GRAIN (2015). http://wrm.org.uy/browse-by-subject/mercantilization-of-nature/redd/
Le trafic aérien pourrait contribuer au blanchiment du ciel des Etats-Unis par la création d'une brume glacée
15 décembre 2015 Adapté des nouvelles de CIRES - Traduction française : Association Ciel voilé
http://www.esrl.noaa.gov/news/2015/121515.html
San Francisco, Californie - Les données ne semblaient pas faire sens. C'est souvent le cas avant que les scientifiques fassent un saut dans la compréhension. Dans le cas présent, les scientifiques avaient la preuve que le ciel dans la zone continentale des États-Unis blanchissait, après plusieurs décennies de soi-disant «obscurcissement».
Blanchissement ou obscurcissement sont des mots trop simples qui signifient augmentation ou diminution de la quantité de lumière solaire (mesurée en "irradiance", en watts / m2) atteignant la surface de notre planète et ces mesures sont souvent faites par temps sans nuages.
Pour expliquer l'obscurcissement observé dans un ciel sans nuages, on évoque classiquement les aérosols. Les niveaux de ces minuscules particules, associées à la pollution, ont augmenté pendant des décennies avant les années 90, puis ont commencé à baisser grâce aux contrôles de pollution. Cela pourrait rendre les cieux aujourd'hui plus lumineux que ceux des années 70 ou 80 et également réchauffer le climat, comme plus de rayonnement solaire direct atteint la surface terrestre.
Mais quand Chuck Long, un chercheur du laboratoire CIRES de la NOAA / de ESRL, et ses collègues ont cherché plus avant, quelque chose ne collait pas.
Si la tendance récente au blanchiment du ciel était due à un air plus propre et à moins d'aérosols, elle devrait s' accompagner d'une augmentation du rayonnement direct à ondes courtes, une part du rayonnement solaire atteignant la surface terrestre, en direct du Soleil. Ce n'était pas le cas, a signalé Long, au cours de la réunion d'automne de l'Union de Géophysique Américaine à San Francisco.
Au lieu de cela, Long et ses collègues ont constaté que sur les sites continentaux des États-Unis qu'ils ont analysés, le rayonnement solaire direct à ondes courtes est resté à peu près stable entre 1995 et 2007, sous un ciel sans nuages. Au contraire, le rayonnement diffus à ondes courtes a augmenté. Cela ne pourrait tout simplement pas se produire si une moindre quantité d'aérosols était la raison du blanchiment du ciel. Dans tous les cas, une moindre quantité d'aérosols signifierait une diminution du rayonnement diffus à ondes courtes, parce que les particules présentes dans l'atmosphère peuvent renvoyer la lumière solaire dans l'espace.
Aussi, les scientifiques ont-ils encore cherché, et dans une nouvelle analyse "provocante", non encore publiée, Long suggère que l'eau et d'autres émissions des aéronefs en haute altitude seraient responsables d'une "brume glacée". "Je vous parle d'une brume de glace peu visible générée par une traînée de condensation, que nous ne classons pas comme un nuage, mais qui donne au ciel bleu une teinte blanchâtre.", a dit Long.
Si sa conclusion était vérifiée, cela pourrait signifier que nous faisons déjà, en essence, une expérimentation de géo-ingénierie dans l'atmosphère, en y ajoutant des particules de glace qui changent la façon dont le rayonnement solaire atteint la surface de la Terre. Comprendre l'impact global de ces changements sur le réchauffement ou le refroidissement de la surface terrestre nécessitera davantage de recherche, a dit Long.
D'autres ensembles de données indirectes confirment cette hypothèse, ont constaté Long et ses collègues. La tendance au blanchiment est étroitement corrélée au nombre d'heures de vols commerciaux entre 1995 et 2007, fourni par la FDA. Ces appareils émettent à la fois l'eau et les particules nécessaires pour qu'en haute altitude cette eau se cristallise en glace.
En outre, une étude préliminaire utilisant les données spectrales solaires d'un site d' Oklahoma montre que les cieux sans nuages ont une tendance générale au blanchiment, durant la période étudiée, une indication de l'augmentation de la diffusion.
Le professeur Martin Wild de l'Institut des Sciences atmosphériques et climatiques à l'EPF à Zurich, en Suisse, a observé les changements dans les bilans énergétiques de la Terre. Lui et ses collègues ont détecté des hausses de la lumière solaire atteignant la surface de la Terre (c'est-à-dire le blanchiment) depuis le milieu des années 1980, ce qui marque une reprise par rapport aux ralentissements importants durant les décennies précédentes, une découverte publiée dans Science. "Nous nous soucions d'obscurcissement et de blanchiment parce que ces phénomènes peuvent affecter non seulement le réchauffement climatique, mais aussi la croissance des plantes, la fonte des glaciers, le cycle de l'eau, l'énergie solaire, et bien plus encore.", a déclaré Wild.
Wild a déclaré être intéressé par cette nouvelle hypothèse, qui nécessitera une enquête plus approfondie, mais qui pourrait aider les chercheurs à mieux comprendre les origines de l'obscurcissement et du blanchiment du ciel, un phénomène aux larges implications environnementales et socio-économiques.
CIRES est un partenariat entre la NOAA et CU-Boulder
Ndt : pour mieux comprendre cette version "officielle" :
Espagne : projet PIP de pluie artificielle, 36 ans déjà !
http://elpais.com/diario/1980/12/27/sociedad/346719604_850215.html
El País le 27 décembre 1980 - Traduction Ciel voilé
Le 20 décembre 1980 s'est achevée à Montréal (Canada), la réunion d'experts du premier Projet d'ntensification des précipitations (PIP), mieux connu sous le nom de pluie artificielle, qui se déroule en Espagne, pour sa première phase, dans une vaste zone d'environ 10.000 kilomètres carrés, située dans le bassin de la rivière Duero.
Lors de cette réunion, à laquelle assistaient les représentants des pays participant actuellement au PIP (Canada, France, Etats-Unis, l'URSS et l'Espagne), la campagne de 1981 a été planifiée, elle clôturera la première phase du projet dans laquelle la mesure et la collecte de données statistiques sur la dynamique des nuages qui traversent la zone ont été réalisées. La phase réellement opérationnelle, c'est-à-dire celle durant laquelle des nuages seront bombardés ( ndt : du sol) ou ensemencés ( ndt : par avion) de substances telles que l'iodure d'argent afin de multiplier les noyaux de condensation pour essayer d'augmenter les précipitations, ne commencera pas avant au moins 1983, selon les résultats de la première phase, qui seront évalués lors de rencontres entre scientifiques au cours de l'année prochaine.
Selon l'interview, par le journal El Pais, du météorologue Luis Aldaz, directeur du PIP pour l'Espagne, la Bulgarie, la Yougoslavie, la Pologne et le Mexique ont annoncé leur contribution à l'expérience par la collaboration de leurs scientifiques aux recherches réalisées. Il a également noté qu'en 1981, il est prévu de mettre davantage l'accent sur les données fournies par les radars météorologiques, pour découvrir et localiser la présence de poches d'eau en état de surfusion, qui sont les seules intéressantes à des fins opérationnelles.
Le projet PIP peut être considéré comme la première expérimentation, soutenue par des scientifiques du monde entier, afin d'étudier les possibilités actuelles, disponibles à l'homme, pour modifier artificiellement le climat.
En outre, les recherches menées à bien dans ce programme, serviront sans doute à des actions parallèles à l'intensification des précipitations, comme combattre la grêle, déjà réalisées expérimentalement dans de nombreux pays du monde y compris l'Espagne.
L'association Ciel voilé invite le samedi 19 mars à 19 h, à la Chapelle des Pénitents Blancs à Carpentras, un professionnel de l'air, Willem Felderhof, ex-pilote de ligne Air France-KLM, ayant 10 000 heures de vol, pour une conférence intitulée :
" Dangers de la géo-ingénierie en cours couplée aux ondes électromagnétiques".
Les traînées d'avion persistantes qui se transforment ensuite en nuages artificiels et voilent le ciel contribuent dramatiquement au changement climatique. Les particules métalliques présentes dans l'air que nous respirons et dans notre atmosphère, certes favorisent la transmission des ondes mais aussi impactent la santé humaine. D'autant plus que wifi, micro-ondes, portable, écrans divers se multiplient dans notre lieu de vie.
Willem Felderhof expliquera ce qu'est la géo-ingénierie, quels sont ses buts et ses impacts sur notre santé et proposera des solutions pour s'en préserver.
Entrée libre et gratuite
L'île de l'Ascension, réserve marine protégée ???
https://www.facebook.com/harry.rhodes.750/posts/1723256071289591?pnref=story
Traduction Ciel voilé
Ils ont fait de l'île de l'Ascension une réserve nationale. Mais elle est pleine d'émetteurs ( cancérigènes ) russes et anglais, de radars Doppler Nexrad, de générateurs d'ondes à basse fréquence, au sol, etc. Etc. Etc. Incroyable ce filtre au sol pour réduire le bruit des infrasons et capable de "surveiller" l'atmosphère n'importe où sur la planète. Mais maintenant, ils veulent préserver la nature là-bas ! Hé ?!
http://l2a.ucsd.edu/.…/The_use_of_impedance_matching_capilla...
http://www.bbc.co.uk/news/uk-35216313
Utilisation des petites îles au milieu des océans : voir aussi l'île d'Amsterdam :
Les images de la fin de la vidéo sont les plus marquantes.
Voici le texte accompagnant la vidéo que Mark Allen ( Kingman Arizona) a mise en ligne le 11 août 2012.
« Nous avons vu ces engins en série nous survoler à basse altitude, sans aucun bruit, plus lents que des avions commerciaux, et allant vers l'ouest. J’ai mis en ligne une vidéo de l'un d’entre eux volant dans l'air. Après un commentaire disant qu’il s’agissait d’un « Delta MD-88 », j’ai un peu cherché sur Internet, et j’ai décidé d'aller à l'aéroport pour voir tous les avions Delta là-bas. J'y ai trouvé un tas d’engins peints pour ressembler à des avions Delta.
Évidemment, ce n’est pas top secret, quelqu'un qui habite les environs, pourrait avec des jumelles voir ce qu’il y a sur place. Quelques soient les commentaires, nous restons calmes ! »
Mark Allen aurait pu enlever sa vidéo. Mais pour lui, un engin volant sans bruit à basse altitude, ne peut pas être un avion à réaction. Surtout s’ils sont plusieurs.