Maduro : un dictateur ?
Marc Vandepitte – Le 7 janvier 2026 – mondialisation.ca
Nicolás Maduro Moros (1962) est issu d’une famille ouvrière et a été formé au sein du mouvement syndical. Il a travaillé comme chauffeur de bus dans le réseau de métro de la capitale, Caracas, avant de devenir militant syndical.
Dans le cadre du projet chaviste autour du président Hugo Chávez, il a fait carrière en tant que député, ministre des Affaires étrangères (2006-2012) et, à partir d’octobre 2012, vice-président. Lorsqu’un Chávez mourant l’a désigné en décembre 2012 comme son successeur, il l’a fait avec un message clair : Maduro était l’homme capable de garantir l’unité du PSUV (Parti socialiste unifié du Venezuela) et les acquis sociaux.
Un héritage très lourd
Maduro a toutefois hérité d’une tâche extrêmement lourde. Là où Chávez pouvait compter sur un charisme presque mythique et des prix du pétrole records, Maduro a dû diriger le pays à une époque de pénurie et d’agressions externes et internes sans précédent.
La présidence de Maduro est indissociable de la « guerre hybride » déclenchée par les États-Unis. Alors que les médias internationaux se focalisaient sur son prétendu manque de charisme personnel par rapport à son prédécesseur, Maduro a construit une stratégie de survie pour son pays face à un régime de sanctions étouffant imposé par Washington.
Les mesures coercitives unilatérales, qui bloquaient les revenus pétroliers vitaux du pays, avaient pour objectif explicite de faire imploser l’économie vénézuélienne et de pousser la population à la révolte. Selon un rapport du CEPR, [1] auquel Jeffrey Sachs a contribué, les sanctions économiques ont causé environ 40 000 décès supplémentaires au Venezuela en 2017-2018.
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