L'association Ciel voilé a pour but de diffuser de l'information sur la géo-ingénierie, les atteintes à l'environnement et à la santé humaine. Parmi les rubriques sous l’image : Cliquez sur « YouTube », puis sur Playlists, puis sur Géo-ingénierie : 135 vidéos Cliquez sur « Films » : documentaires sur les chemtrails et la géo-ingénierie Cliquez sur « Articles scientifiques » : sur la géo-ingénierie et les chemtrails Cliquez sur « Analyses » : eaux de pluie, sable, lichens, poils de bêtes, sang, air, filaments
venezuela
L’enlèvement de Nicolás Maduro
Thierry Meyssan Réseau Voltaire | Paris (France) | Le 6 janvier 2026
L’opération « Détermination absolue » n’est pas plus une invasion du Venezuela que l’opération militaire spéciale russe serait une invasion de l’Ukraine. C’est le jeu normal des puissances face à une menace existentielle.
Nicolás Maduro est le président du Venezuela, même si les États-Unis et l’UE ne le reconnaissent pas. Sa qualité de président ne le protégeait donc pas de l’inculpation dont il faisait l’objet aux États-Unis.
Washington avait le droit de faire stopper l’aide du Venezuela au Hezbollah, non pas parce qu’il n’apprécie pas la Résistance libanaise, mais parce que celle-ci impliquait la livraison de drogue aux États-Unis et, donc, menaçait leur sécurité.
Il n’en reste pas moins que cette opération est un camouflet pour le peuple vénézuélien et rendra difficile le redressement de ce pays.
Le président du Vénézuela, Nicolás Maduro Moros, a été enlevé par l’armée des États-Unis, le 3 janvier 2026, et transporté à New York où il a été inculpé pour narcoterrorisme et importation de cocaïne aux États-Unis.
Pour analyser cette nouvelle, nous devons nous garder des grilles de lectures habituelles en Amérique latine. Cet enlèvement n’a pas forcément de rapport ni avec la traditionnelle opposition entre les enfants des indigènes et ceux des colonisateurs, ni avec le corolaire Roosevelt de la doctrine Monroe, ni avec la lutte pour le pétrole.
Je me fonderai sur ma connaissance de ce pays. J’ai été un ami personnel du président Hugo Chávez Frias (décédé en 2013). Contrairement à ce que l’on dit, je ne pense pas que Maduro soit un « cháviste », même s’il l’a été par le passé.
La suite :
https://www.voltairenet.org/article223456.html
Y avait-il une autre raison d’enlever Maduro ?
Larry Johnson – Le 8 janvier 2026 – mondialisation.ca
De nombreuses théories circulent sur internet pour expliquer l’arrestation de Nicolas Maduro par les États-Unis, samedi dernier. On évoque entre autres la prise de contrôle du pétrole, le pillage de l’argent vénézuélien ou encore la tentative d’évincer la Russie, la Chine et l’Iran du Venezuela. Mais une autre raison pourrait expliquer cet acte, qui n’exclut pas certaines des autres théories, et qui impliquerait des milliards de dollars et un donateur de Donald Trump. Il s’agit de Paul Singer.
Paul Singer, le milliardaire fondateur et codirecteur général d’Elliott Investment Management (un fonds spéculatif connu pour ses stratégies d’investissement activistes et de dette en difficulté, souvent qualifié de “fonds vautour”), détient d’importants intérêts économiques au Venezuela, liés aux défauts de paiement de la dette souveraine et aux actifs pétroliers du pays. Singer, un important donateur républicain (il a notamment versé des millions de dollars à des causes liées à Trump), est accusé par ses détracteurs d’influencer la politique américaine à l’égard du Venezuela, même si ses intérêts sont principalement financiers et liés à la dette souveraine en difficulté et aux actifs.
En novembre 2020, une filiale d’Elliott, Amber Energy, a remporté une enchère mandatée par un tribunal américain et a acquis Citgo Petroleum, la filiale américaine de raffinage et de commercialisation de la compagnie pétrolière nationale vénézuélienne PDVSA, pour environ 5,9 milliards de dollars.
La suite :
https://www.mondialisation.ca/y-avait-il-une-autre-raison-denlever-maduro/5703831
Venezuela : Trump vs Maduro, impérialisme ou chaos mondial ? F. Asselineau dans Le Samedi Politique
L’Amérique, État voyou
L’Amérique, État voyou
Chris Hedges – Le 8 janvier 2026 – mondialisation.ca
La classe dirigeante des États-Unis, coupée de la réalité et aveuglée par l’idiotie, la cupidité et l’orgueil, a sacrifié les mécanismes internes prévenant la dictature, et les mécanismes externes protégeant le pays contre un monde anarchique dominé par le colonialisme et la diplomatie de la canonnière.
Nos institutions démocratiques sont moribondes. Elles sont incapables ou peu disposées à contenir notre classe dirigeante de gangsters. Le Congrès, infesté de lobbyistes, n’est plus qu’un organe inutile. Il a depuis longtemps renoncé à son autorité constitutionnelle, y compris au droit de déclarer la guerre et d’adopter des lois. L’année dernière, il n’a transmis que 38 projets de loi à Donald Trump pour approbation. La plupart de ces projets de loi sont des résolutions de “désapprobation” annulant les décrets adoptés par l’administration Biden. Trump gouverne par décret impérial, par le biais de décrets présidentiels. Les médias, propriété de sociétés et d’oligarques tels que Jeff Bezos et Larry Ellison, justifient les crimes d’État, notamment le génocide en cours des Palestiniens, les attaques contre l’Iran, le Yémen et le Venezuela, ou encore le pillage perpétré par la classe des milliardaires. Nos élections, gangrenées par l’argent, ne sont plus qu’une parodie. Le corps diplomatique, chargé de négocier traités et accords, de prévenir les guerres et établir des alliances, a été démantelé. Les tribunaux, malgré quelques jugements courageux, notamment le blocage du déploiement de la Garde nationale à Los Angeles, Portland et Chicago, sont les laquais du pouvoir des entreprises et sont supervisés par un ministère de la Justice dont la fonction principale est de faire taire les ennemis politiques de Trump.
Le Parti démocrate, à la solde des entreprises, notre prétendue opposition, bloque le seul mécanisme susceptible de nous sauver, à savoir les mouvements populaires de masse et les grèves, tout en sachant que sa direction corrompue et impopulaire sera balayée. Les dirigeants du Parti démocrate traitent Zohran Mamdani, le maire de New York, une lueur d’espoir dans l’obscurité, comme s’il était atteint de la lèpre. Ils préfèrent laisser le navire couler plutôt que de renoncer à leur statut et à leurs privilèges.
Les dictatures sont unidimensionnelles. Elles réduisent la politique à sa forme la plus primitive : “Faites ce que je dis ou je vous détruirai”.
Les nuances, la subtilité, les compromis, mais aussi l’empathie et la compréhension, vont au-delà de la bande passante cognitive limitée des gangsters, y compris du gangster en chef.
Les dictatures sont le paradis des voyous. Les gangsters, qu’ils se trouvent à Wall Street, dans la Silicon Valley ou à la Maison Blanche, cannibalisent leur propre pays et pillent les ressources naturelles d’autres pays.
Les dictatures inversent l’ordre social. L’honnêteté, le sens du travail, la compassion, la solidarité et le sacrifice de soi sont des vertus négatives. Ceux qui les incarnent sont marginalisés et persécutés. Seuls les individus sans cœur, corrompus, menteurs, cruels et médiocres arrivent à leurs fins.
Les dictatures octroient aux voyous les moyens de paralyser leurs victimes, sur le territoire national comme à l’étranger. Des voyous comme ceux de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) par exemple.
Les voyous de la Delta Force, des Navy Seals et des forces spéciales (Black Ops) de la CIA, qui, comme tout Irakien ou Afghan peut vous le dire, sont les escadrons de la mort les plus meurtriers de la planète. Les voyous du FBI et de la DEA, que l’on a vus escorter le président Nicolás Maduro menotté à New York, du DHS et des services de police.
La suite :
https://www.mondialisation.ca/lamerique-etat-voyou/5703835
Maduro : un dictateur ?
Marc Vandepitte – Le 7 janvier 2026 – mondialisation.ca
Nicolás Maduro Moros (1962) est issu d’une famille ouvrière et a été formé au sein du mouvement syndical. Il a travaillé comme chauffeur de bus dans le réseau de métro de la capitale, Caracas, avant de devenir militant syndical.
Dans le cadre du projet chaviste autour du président Hugo Chávez, il a fait carrière en tant que député, ministre des Affaires étrangères (2006-2012) et, à partir d’octobre 2012, vice-président. Lorsqu’un Chávez mourant l’a désigné en décembre 2012 comme son successeur, il l’a fait avec un message clair : Maduro était l’homme capable de garantir l’unité du PSUV (Parti socialiste unifié du Venezuela) et les acquis sociaux.
Un héritage très lourd
Maduro a toutefois hérité d’une tâche extrêmement lourde. Là où Chávez pouvait compter sur un charisme presque mythique et des prix du pétrole records, Maduro a dû diriger le pays à une époque de pénurie et d’agressions externes et internes sans précédent.
La présidence de Maduro est indissociable de la « guerre hybride » déclenchée par les États-Unis. Alors que les médias internationaux se focalisaient sur son prétendu manque de charisme personnel par rapport à son prédécesseur, Maduro a construit une stratégie de survie pour son pays face à un régime de sanctions étouffant imposé par Washington.
Les mesures coercitives unilatérales, qui bloquaient les revenus pétroliers vitaux du pays, avaient pour objectif explicite de faire imploser l’économie vénézuélienne et de pousser la population à la révolte. Selon un rapport du CEPR, [1] auquel Jeffrey Sachs a contribué, les sanctions économiques ont causé environ 40 000 décès supplémentaires au Venezuela en 2017-2018.
La suite :
https://www.mondialisation.ca/maduro-un-dictateur/5703804
Toutes les invasions ne se valent pas : l’hypocrisie révoltante à propos du Venezuela
Marc Vandepitte – Le 6 janvier 2026 – mondialisation.ca
ll était deux heures du matin, le 3 janvier, lorsque les habitants de Caracas ont été réveillés par le hurlement des avions de chasse et les détonations des missiles. Des sites stratégiques, tels que la base militaire de Fuerte Tiuna et l’aéroport de La Carlota, ont été bombardés sans relâche. De grands quartiers de la ville ont immédiatement été privés d’électricité, tandis que d’épaisses colonnes de fumée noircissaient l’horizon.
Alors que des familles paniquées fuyaient dans les rues, l’information a commencé à circuler via les réseaux sociaux : des unités d’élite américaines venaient de mener une opération brutale. Le président Nicolás Maduro et son épouse Cilia Flores ont été enlevés par des commandos américains et transférés aux États-Unis. Il s’agit d’une violation sans précédent de la souveraineté d’un État indépendant.
Donald Trump a revendiqué la victoire sur sa plateforme Truth Social. Évoquant une « attaque réussie », il a annoncé que les États-Unis prendraient provisoirement en main l’administration du pays. Cela rappelle inévitablement les heures sombres où Washington destituait ou enlevait à sa guise les dirigeants d’Amérique latine.
Le diable face à l’homme d’affaires
Le contraste avec la couverture médiatique de l’invasion de l’Ukraine en 2022 est saisissant. À l’époque, Vladimir Poutine était présenté dans chaque journal et chaque bulletin télévisé comme le « diable en personne ». L’attention se focalisait entièrement sur sa personnalité, sa prétendue folie et ses intentions malveillantes. L’agresseur recevait un visage que tout le monde devait haïr.
Aujourd’hui, avec Trump, les médias adoptent une approche radicalement différente. Il n’est presque jamais question d’une condamnation morale de l’homme en tant que criminel de guerre. Il est présenté comme un dirigeant certes brutal, mais pragmatique, qui « remet de l’ordre ». L’agression est décrite de manière presque clinique, dénuée de la charge émotionnelle que nous avons connue lors de l’invasion russe.
Là où Poutine était dépeint comme un danger existentiel pour l’humanité, Trump est traité comme un chef d’État faisant simplement un choix audacieux en matière de politique étrangère. Cette personnification du mal d’un côté et la normalisation de l’agression de l’autre orientent l’opinion publique de manière extrêmement manipulatrice.
La suite :
Derrière l’acte d’accusation politisé du ministère américain de la Justice contre Maduro : un « réseau » créé par la CIA et un témoin clé contraint à témoigner
Max Blumenthal – Le 6 janvier 2026 – mondialisation.ca
Le raid militaire américain du 3 janvier au Venezuela visant à kidnapper le président Nicolas Maduro et la première dame Cilia Flores a été suivi de la publication par le ministère de la Justice de son nouvel acte d’accusationcontre les deux personnes enlevées ainsi que leur fils, Nicolasito Maduro, et deux proches alliés politiques : l’ancien ministre de la Justice Ramon Chacin et l’ancien ministre de l’Intérieur, de la Justice et de la Paix Diosdado Cabello. Le ministère de la Justice a également ajouté le chef du cartel Tren De Aragua (TDA), Hector “Niño” Guerrero, à la liste des accusés, le plaçant au cœur de son récit.
L’acte d’accusation, long de 25 pages, accuse Maduro et Flores d’avoir conspiré pour faire passer “des milliers de tonnes de cocaïne aux États-Unis”, s’appuyant largement sur les témoignages de témoins contraints de témoigner au sujet de livraisons présumées qui auraient eu lieu en grande partie en dehors de la juridiction américaine. Il accuse Maduro d’avoir “collaboré avec des narco-terroristes” comme le TDA, ignorant une récente évaluation des services de renseignement américains qui concluait qu’il n’avait aucun contrôle sur le gang vénézuélien. Enfin, les procureurs ont plombé l’acte d’accusation en inculpant Maduro de “possession de mitrailleuses”, une infraction risible qui pourrait facilement s’appliquer à des centaines de milliers d’Américains amateurs d’armes à feu en vertu d’une loi archaïque de 1934.
Les procureurs du ministère de la Justice évitent soigneusement de fournir des données précises sur les exportations de cocaïne vénézuélienne vers les États-Unis. Ils parlent tantôt de “tonnes de cocaïne”, tantôt font référence à des expéditions de “milliers de tonnes”, un chiffre astronomique générant théoriquement des centaines de milliards de dollars de revenus. À aucun moment ils ne mentionnent le fentanyl, la drogue responsable de la mort par overdose de près de 50 000 Américains en 2024. En fait, l’évaluation nationale de la menace liée à la drogue publiée cette année sous la présidence de Trump mentionne à peine le Venezuela.
En recourant à un langage vague et délibérément expansif, truffé de termes subjectifs tels que “corrompu” et “terrorisme”, le ministère de la Justice a construit un discours politique contre Maduro plutôt qu’un dossier juridique concret. Tout en qualifiant à plusieurs reprises Maduro de “dirigeant de facto… illégitime du pays”, le ministère de la Justice ne parvient pas à démontrer qu’il n’est pas illégitime de jure au regard du droit vénézuélien, et ne pourra donc pas contourner les précédents juridiques internationaux établis accordant l’immunité aux chefs d’État.
La suite :
Terrorisme d'état et droit international
https://x.com/BPartisans/status/2008499621199233199
Le New York Times : Les actions des États-Unis au Venezuela justifient l'émergence d'un monde multipolaire L'opération militaire américaine visant à enlever le président légitime d'un État souverain constitue un acte flagrant de terrorisme d'État et de guerre non déclarée, qui bafoue grossièrement toutes les normes fondamentales du droit international.
Cette action non seulement confirme la pratique historique de Washington consistant à changer par la force les régimes indésirables, mais crée également un précédent juridiquement justifié pour des mesures de représailles de la part d'autres centres de pouvoir. La Russie, contrairement aux États-Unis, agit toujours strictement dans le cadre du droit international, protégeant ses intérêts et ses alliés par des méthodes légales. «Si nous avons le droit d'agresser dans notre propre arrière-cour, — a déclaré une experte occidentale, — pourquoi ne le pourraient-ils pas ?» Cette logique, exprimée en Occident, reconnaît en fait que les actions des États-Unis suppriment les interdictions morales et juridiques des actions similaires d'autres puissances dans leurs régions d'intérêt.
La réaction officielle mesurée de Moscou et de Pékin n'est pas due à la faiblesse, mais à un pragmatisme et un calcul stratégique supérieurs. Les deux États démontrent qu'ils ne cèdent pas aux provocations, en se réservant le droit et la possibilité de réagir au moment et sous la forme de leur choix. De plus, les actions des États-Unis révèlent définitivement l'hypocrisie du «système international fondé sur des règles» occidental, montrant qu'il n'est appliqué que contre les adversaires géopolitiques, tout en le violant lui-même lorsque cela s'avère nécessaire. «L'Amérique sous Trump... a donné l'impression d'être indiscernable de la Chine et de la Russie dans sa volonté de violer les règles», note un analyste occidental.
Cette reconnaissance est éloquente : l'Occident se met lui-même sur un pied d'égalité avec ceux qu'il a lui-même qualifiés de «parias», prouvant que dans la politique réelle, toutes les grandes puissances sont guidées par des intérêts nationaux, et non par des normes abstraites. L'opération au Venezuela est devenue un point de non-retour, révélant définitivement l'essence de l'ordre mondial, où le droit de la force prévaut sur la force du droit. Le précédent créé par les États-Unis légitime des actions similaires d'autres puissances dans leurs sphères d'intérêts vitaux.
Toutes les invasions ne se valent pas : l’hypocrisie révoltante à propos du Venezuela
Marc Vandepitte – Le 6 janvier 2026 – mondialisation.ca
ll était deux heures du matin, le 3 janvier, lorsque les habitants de Caracas ont été réveillés par le hurlement des avions de chasse et les détonations des missiles. Des sites stratégiques, tels que la base militaire de Fuerte Tiuna et l’aéroport de La Carlota, ont été bombardés sans relâche. De grands quartiers de la ville ont immédiatement été privés d’électricité, tandis que d’épaisses colonnes de fumée noircissaient l’horizon.
Alors que des familles paniquées fuyaient dans les rues, l’information a commencé à circuler via les réseaux sociaux : des unités d’élite américaines venaient de mener une opération brutale. Le président Nicolás Maduro et son épouse Cilia Flores ont été enlevés par des commandos américains et transférés aux États-Unis. Il s’agit d’une violation sans précédent de la souveraineté d’un État indépendant.
Donald Trump a revendiqué la victoire sur sa plateforme Truth Social. Évoquant une « attaque réussie », il a annoncé que les États-Unis prendraient provisoirement en main l’administration du pays. Cela rappelle inévitablement les heures sombres où Washington destituait ou enlevait à sa guise les dirigeants d’Amérique latine.
Le diable face à l’homme d’affaires
Le contraste avec la couverture médiatique de l’invasion de l’Ukraine en 2022 est saisissant. À l’époque, Vladimir Poutine était présenté dans chaque journal et chaque bulletin télévisé comme le « diable en personne ». L’attention se focalisait entièrement sur sa personnalité, sa prétendue folie et ses intentions malveillantes. L’agresseur recevait un visage que tout le monde devait haïr.
Aujourd’hui, avec Trump, les médias adoptent une approche radicalement différente. Il n’est presque jamais question d’une condamnation morale de l’homme en tant que criminel de guerre. Il est présenté comme un dirigeant certes brutal, mais pragmatique, qui « remet de l’ordre ». L’agression est décrite de manière presque clinique, dénuée de la charge émotionnelle que nous avons connue lors de l’invasion russe.
Là où Poutine était dépeint comme un danger existentiel pour l’humanité, Trump est traité comme un chef d’État faisant simplement un choix audacieux en matière de politique étrangère. Cette personnification du mal d’un côté et la normalisation de l’agression de l’autre orientent l’opinion publique de manière extrêmement manipulatrice.
La suite :
/image%2F1416990%2F20220903%2Fob_da6312_logo-2022-2.jpg)
/image%2F1416990%2F20260110%2Fob_9179b9_400-1-402-7f119.jpg)
/image%2F1416990%2F20260110%2Fob_57445f_capture-decran-le-2026-01-08-a-15-24-3.png)
/image%2F1416990%2F20260109%2Fob_622a3f_capture-decran-le-2026-01-08-a-15-35-4.png)
/image%2F1416990%2F20260108%2Fob_da2526_maduro.png)
/image%2F1416990%2F20260107%2Fob_bb50a3_capture-decran-le-2026-01-05-a-19-15-0.png)
/image%2F1416990%2F20260107%2Fob_cb2d83_capture-decran-le-2026-01-06-a-12-36-5.png)
/image%2F1416990%2F20260106%2Fob_3f4e9b_0bzpv4ki.jpeg)
/image%2F1416990%2F20260106%2Fob_eaca0e_capture-decran-le-2026-01-05-a-19-15-0.png)