Overblog Tous les blogs Top blogs Environnement & Bio
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Ciel Voilé

L’OTAN face au vrai monde : à Ankara, le test de vérité de l’Alliance.

7 Juillet 2026, 15:52pm

 

Le Collectif citoyen et Xavier Azalbert, France-Soir  Publié le 07 juillet 2026 - 10:23

 

 

Alors que le monde retient son souffle devant Argentina-Égypte ou Suisse-Colombie dans les huitièmes de finale de la Coupe du Monde 2026, et que des millions d’Iraniens suivent les processions funéraires d’Ali Khamenei, assassiné le 28 février dans une frappe américano-israélienne, les dirigeants de l’ORAN se réunissent à Ankara. Plusieurs scènes, un même monde : celui d’un ordre international qui se fracture sous nos yeux. D’un côté, les funérailles d’un régime théocratique affaibli par la guerre ; de l’autre, une alliance atlantique contrainte de se réinventer sous la pression d’un président américain qui en a assez de payer pour protéger des alliés qui, selon lui, ne se protègent pas eux-mêmes.

Le contraste est saisissant. Au moment où l’Iran enterre son Guide suprême, l’OTAN doit démontrer qu’elle reste capable de dissuasion collective face à la Russie, à la Chine et aux instabilités du Sud. Le sommet d’Ankara n’est pas une réunion de routine : c’est le premier grand rendez-vous de ce que l’administration Trump appelle déjà « NATO 3.0 » – une alliance où l’Europe assume enfin l’essentiel de sa propre défense. Derrière les discours d’unité et les photos de groupe se joue une question existentielle : l’Occident est-il encore capable de se réinventer stratégiquement, ou assiste-t-on à la fin d’un ordre que l’Amérique ne veut plus porter seule ?

 

Un monde qui a changé de visage

L’assassinat de Khamenei marque un tournant historique. Quatre mois plus tard, le régime n’est pas tombé, mais il est profondément fragilisé. Les funérailles multi-villes (Téhéran, Qom, et même des étapes en Irak) révèlent à la fois la puissance symbolique encore intacte du pouvoir et les fractures internes. La succession reste incertaine, les Gardiens de la Révolution menacent de représailles (y compris contre Trump lui-même), et les proxies régionaux (Hezbollah, Houthis) doivent choisir entre survie locale et vengeances suicidaires.

En Ukraine, la guerre d’usure continue. L’Europe paie le prix le plus lourd financièrement du soutien à un conflit qui n’a toujours pas reçu l’approbation du Parlement français (article 35 et 53), et qui ne fait pas l’unanimité dans la population (84% veulent un arrêt immédiat et un règlement). Les États-Unis, eux, veulent limiter leur engagement.

La suite :

 

www.francesoir.fr/opinions-tribunes/l-otan-face-au-vrai-monde-ankara-le-test-de-verite-de-l-alliance

 

 

Commenter cet article