Pologne: un coup d'état pour maintenir l'état de droit?
Pologne : après une nuit de silence, la Commission von der Leyen adoube Tusk et son coup d'Etat, contre le président élu
France-Soir Publié le 02 novembre 2026 - 10:56
Pendant que le président polonais Karol Nawrocki dénonce la prise de contrôle par la force d'un organe constitutionnel, la presse française préfère regarder ailleurs. Quant à la Commission européenne, muette pendant les premières heures, elle finit par donner raison au gouvernement de Donald Tusk. L'étrange indignation à géométrie variable de Bruxelles est désormais assumée au grand jour et sans fard.
Il était un peu plus de quatre heures du matin, samedi, lorsque la déclaration du président polonais a été lue devant les grilles du Tribunal constitutionnel, après plusieurs heures passées à l'intérieur. Karol Nawrocki y dénonce une "violation de l'ordre constitutionnel" et la "prise de contrôle par la force" d'un organe de l'État, avant d'invoquer une menace pour la sécurité intérieure et de convoquer les partis en urgence. Quelques heures plus tôt, il avait fait demi-tour en plein vol vers Dakar, fendu la foule et le cordon policier, puis lancé aux juges que Tusk venait d'imposer dans les murs sans son aval "vous n'êtes pas juges du Tribunal constitutionnel".
À Paris, l'affaire glisse sur les médias mainstream comme une brève de fin de semaine, recopiée de dépêche en dépêche sans en changer le moindre mot, à coup de "droite nationaliste" d'un côté et de "gouvernement centriste" de l'autre, sans même se demander ce qui aurait été écrit si un gouvernement non européiste avait envoyé des policiers casqués autour d'une cour suprême.
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