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Révolte des agriculteurs : vers une ère nouvelle ! - Michel Maffesoli
Communiqué de la Confédération Paysanne le 22 janvier 2024
Manifestations d'agriculteurs.trices en France et en Europe
Face au ras-le-bol agricole, la Confédération paysanne dénonce les conséquences du libéralisme économique et propose une voie de sortie en rupture avec le dogme du libre-échange.
Les mobilisations d'agricultrices et agriculteurs en France et en Europe, dont les dernières dans le Sud-Ouest, sont le symptôme d'une crise profonde de la rémunération et de la reconnaissance des paysan.nes.
Cette crise est la conséquence directe des politiques économiques ultralibérales menées depuis plusieurs décennies par l'Etat et l'Union Européenne, en cogestion avec la FNSEA au niveau national et le COPA-COGECA au niveau européen.
La Confédération paysanne souhaite que la colère dans nos campagnes soit enfin entendue et suivie d'effets sur la question du revenu agricole.
Nous demandons solennellement au président de la République Emmanuel Macron deux mesures concrètes et immédiates :
- L'arrêt définitif des négociations de l'accord de libre-échange UE-Mercosur, un moratoire sur tous les autres accords commerciaux en négociation et un réexamen de tous les accords en vigueur, concernant la concurrence déloyale engendrée par cette politique de libre-échange, y compris au sein de l'Union Européenne.
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Une loi interdisant enfin l'achat de nos produits agricoles en-dessous de leur prix de revient. La loi espagnole sur les chaînes alimentaires est ainsi un exemple possible d'instauration de prix planchers.
Alors que la grogne s'accentue sur les territoires, nous mettons en garde contre deux mirages proposés aux agriculteurs·trices par le gouvernement et d'autres syndicats agricoles, mirages qui servent à cacher les réelles causes de cette situation :
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Le mirage d'une "suppression des normes" qui résoudrait tous les problèmes. La réelle problématique est notre revenu paysan, pas l'existence de normes. Bien sûr, des obligations administratives excessives pèsent sur notre quotidien. Mais, supprimer toutes les normes va au contraire dans le sens d'une plus grande libéralisation, d'une concurrence de tous contre tous. Ce serait une fuite en avant destructrice, car les normes peuvent être aussi protectrices sur le plan de notre santé, de notre environnement et de notre revenu. Nos droits sociaux sont ainsi à préserver. Nous refusons d'entrer dans le jeu d'un combat sans merci sur un marché mondialisé, qui ne fait les affaires que de grandes multinationales et de quelques-uns et fait disparaître les paysan·nes encore et encore. Affaiblir les normes pour la "compétitivité" si chère à la FNSEA sert d'ailleurs à justifier par la suite la poursuite du libre-échange et la mise en concurrence des paysan·nes du monde entier.
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Le mirage d'un revenu complémentaire issu de la production d'énergies. La FNSEA négocie sans cesse pour récupérer des avantages sur les agrocarburants, la méthanisation et l'agrivoltaïsme (présidente de France Agrivoltaïsme) - bien plus rente foncière que complément de revenu. La Coordination Rurale, elle, y voit sans vergogne une rente potentielle pour les exploitants propriétaires, même si cela se fait au détriment de l'installation-transmission. Nous, Confédération paysanne, nous refusons d'abandonner le combat pour un revenu digne issu de notre activité agricole elle-même. Les effets pervers du développement de ces énergies sur les terres agricoles sont innombrables.
En parallèle, l'extrême-droite instrumentalise les difficultés des agricultrices et agriculteurs, en leur faisant croire à une solution protectionniste via un repli nationaliste, antihumaniste et excluant. Dans les faits, celle-ci s'allierait, une fois au pouvoir, sans difficulté aux tenants du capitalisme débridé qui nous a mené dans cette situation. L'Histoire nous l'a démontré à maintes reprises, l'extrême-droite n'est pas du côté des travailleuses et travailleurs de la terre et de l'avancée des droits sociaux. Encore récemment, la majorité du groupe parlementaire d'extrême droite au parlement Européen a voté favorablement l'accord de libre-échange entre l'UE et la Nouvelle-Zélande.
Face à ce constat, la Confédération paysanne continuera à être mobilisée pour le revenu paysan et la reconnaissance de notre métier, comme cela a été le cas sur les MAEC, la bio, l'élevage plein-air ou sur les secteurs en difficulté comme l'apiculture, l'élevage et les fruits et légumes.
Face à l'urgence sociale et écologique, les solutions existent: partage équitable des ressources, partage des richesses, fonds de mutualisation des risques climatiques, instauration de prix minimum d'entrée sur le territoire national, régulation des marchés, priorité absolue à l'installation-transmission pour le renouvellement des générations, lutte contre la spéculation et toutes les formes d'accaparement du foncier, création de nouveaux droits sociaux pour les agricultrices et agriculteurs (droit au repos...)
Au regard de l'impasse actuelle, continuons à être force de propositions pour sortir de ce constat d'échec et réorienter durablement le développement agricole pour des paysannes et paysans nombreux dans des campagnes vivantes!
Pas de pays sans paysannes et paysans nombreux et rémunérés !
Entretien avec Nicolas Bouvier
La Banque mondiale au service des puissants dans un climat de chasse aux sorcières
Série : 1944-2024, 80 ans d’intervention de la Banque mondiale et du FMI, ça suffit !
Eric Toussaint – Le 22 janvier 2024 – mondialisation.ca
En juillet 2024, la Banque mondiale et le FMI auront 80 ans. 80 ans de néocolonialisme financier et d’imposition de politique d’austérité au nom du remboursement de la dette. 80 ans ça suffit ! Les institutions de Bretton Woods doivent être abolies et remplacées par des institutions démocratiques au service d’une bifurcation écologique, féministe et antiraciste. À l’occasion de ces 80 ans, nous republions tous les mercredis jusqu’au mois de juillet une série d’articles revenant en détail sur l’histoire et les dégâts causés par ces deux institutions.
Au cours des dix-sept premières années de son existence, les projets soutenus par la Banque mondiale consistent à améliorer des infrastructures de communication et la production électrique. L’argent prêté par la Banque aux PED doit surtout être dépensé dans les pays industrialisés. Les projets soutenus doivent améliorer les capacités d’exportation du Sud vers le Nord afin de satisfaire les besoins de celui-ci et d’enrichir une poignée de sociétés transnationales des secteurs concernés. Durant cette période, les projets en matière d’enseignement, de santé, d’accès à l’eau potable et d’assainissement des eaux usées sont inexistants.
Dès les débuts, les missions de la Banque visent essentiellement à augmenter sa capacité à influencer les décisions prises par les autorités d’un pays donné dans un sens favorable aux grandes puissances actionnaires et à leurs entreprises.
La suite :
Gardasil : révélateur de la corruption de la médecine moderne
Quand l’EMA fait disparaître les effets secondaires des vaccins
C'est bien connu, pour faire baisser la température, il suffit de casser le thermomètre. Pour qu’on ne parle plus des effets secondaires de tel ou tel traitement, il suffit de ne plus les enregistrer, voire d’effacer ceux qui ont déjà été enregistrés. Ainsi plus d’effets secondaires, plus de problèmes, le traitement devient sûr et efficace.
Catherine Theilhet est programmatrice retraitée de la mairie de Paris. Elle aime bien les chiffres et nous a déjà fait des billets (1,2,3), épluchant notamment les publications statistiques VAERS, EMA, et ANSM, interrogeant régulièrement ces institutions pour avoir plus de précisions. Elle conserve ces données pour mieux suivre et comparer, et vient de faire des découvertes concernant la base de données de l’EMA, Agence Européenne du Médicament. En comparant les chiffres de l’EMA de 2021 à 2023 avec ceux publiés au 1 janvier 2024, elle constate que des dizaines de milliers de cas, autrefois répertoriés, ont disparu dans les dernières publications.
Voici le fruit de ses découvertes, comparant les chiffres de 2021 à 2023 avec ceux publiés au 1 janvier 2024 :
La suite
Pfizer débourse 43 milliards de dollars pour acquérir un fabricant de médicaments anticancéreux dont les ventes n’ont atteint que 2,2 milliards de dollars
Brenda Baletti- Le 21 janvier 2024 – mondialisation.ca
Face à l'effondrement des ventes de ses vaccins COVID-19, Pfizer a acquis Seagen, une société de biotechnologie qui fabrique des médicaments conçus pour utiliser des anticorps monoclonaux afin d'administrer des agents anticancéreux aux tumeurs tout en limitant les dommages causés aux tissus environnants.
Le mois dernier, Pfizer a dépensé 43 milliards de dollars pour acquérir une société de biotechnologie – dont le chiffre d’affaires devrait atteindre 2,2 milliards de dollars en 2023 – qui développe des médicaments contre le cancer.
Seagen, anciennement Seattle Genetics, est spécialisée dans la technologie des conjugués anticorps-médicaments(ADC). Ses principaux médicaments sont conçus pour utiliser des anticorps monoclonaux afin de délivrer des agents anticancéreux aux tumeurs tout en limitant les dommages aux tissus environnants.
L’acquisition était en cours depuis le début de l’année 2023, mais Pfizer a dû franchir plusieurs obstacles dans le processus réglementaire pour répondre aux préoccupations antitrust soulevées par la Federal Trade Commission (FTC). Pour satisfaire la FTC, Pfizer a accepté de reverser à l’Association américaine pour la recherche sur le cancer les royalties provenant de son médicament contre le cancer de la vessie, le Bavencio.
Avant l’acquisition, Seagen commercialisait quatre médicaments contre le cancer, Adcetris, Padcev, Tivdak et Tukysa, approuvés par la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis. La société basée à Bothell, dans l’État de Washington, avait également plusieurs autres médicaments en cours de développement.
La suite :
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