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Solaire : l’abandon de Carbon douche le rêve industriel français
Solaire : l’abandon de Carbon douche le rêve industriel français
A.M Publié le 21 mai 2026 - 09:00
Le projet devait symboliser le retour de la France dans la grande bataille du solaire, mais Carbon a annoncé le 19 mai l’abandon de sa giga-usine photovoltaïque de Fos-sur-Mer, dans les Bouches-du-Rhône. Le site devait créer plus de 3 000 emplois directs et produire jusqu’à 5 GW de panneaux solaires par an. L’investissement annoncé atteignait 1,5 milliard d’euros.
Sur le papier, c'était brillant, mais on se brûle les ailes à vouloir voler trop près du soleil... Carbon voulait fabriquer en France des plaquettes de silicium, des cellules photovoltaïques et des modules. Autrement dit, remonter une chaîne de valeur largement partie en Asie. Mais comme le rapporte TF1, l’entreprise dit avoir manqué de visibilité sur l’émergence d’un véritable marché européen du solaire souverain. Elle estime qu’il faudra attendre au moins un an, sans garantie réglementaire suffisante.
L’industrie chinoise domine massivement la production mondiale de panneaux solaires, notamment grâce à des coûts très bas et à une avance industrielle construite depuis les années 2010. Une analyse publiée en 2025 dans Futuribles montre bien que l’Europe tente de reconstituer une filière photovoltaïque, mais que les aides publiques seules ne suffiront probablement pas à combler l’écart de compétitivité avec la Chine.
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En mer du Nord, les éoliennes offshore perturbent le cycle sous-marin du carbone
France-Soir Publié le 21 mai 2026 - 15:30
Les éoliennes produisent une électricité décarbonée, mais ne se contentent pas de tourner dans le vide. En mer du Nord, leurs immenses pales et leurs fondations modifieraient les courants marins, au point de déplacer chaque année jusqu’à 1,5 million de tonnes de vase et de carbone organique. C’est la conclusion d’une étude de modélisation menée par le Helmholtz-Zentrum Hereon et publiée dans Communications Earth and Environment.
L’Europe accélère sur l’éolien offshore pour réduire ses émissions de CO₂, mais ces infrastructures pourraient perturber certains mécanismes naturels de stockage du carbone dans les fonds marins. Comme le rapporte Science et Vie, les chercheurs ne parlent pas d’une catastrophe imminente, mais d’un phénomène discret, cumulatif, qui pourrait transformer lentement l’écosystème de la mer du Nord.
Les scientifiques se sont intéressés à un élément souvent ignoré dans les débats sur la transition énergétique : la vase. Ces sédiments fins transportent une partie du carbone organique produit par les écosystèmes marins. Lorsqu’ils se déposent au fond de l’océan, ils piègent ce carbone, parfois pendant des siècles. Ce stockage naturel participe au cycle du carbone océanique, rouage essentiel de la régulation climatique mondiale.
Or les parcs éoliens géants modifient la dynamique de l’eau. Les turbines ralentissent le vent sur plusieurs dizaines de kilomètres. Sous la surface, leurs structures créent aussi des turbulences qui remettent les particules en suspension. Selon les simulations du Hereon, ces effets combinés changent la manière dont les sédiments circulent et se déposent sur le plateau continental nord-européen.
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Perquisitions chez Nestlé Waters, le nez dans le scandale des eaux « naturelles » trafiquées
France-Soir Publié le 20 mai 2026 - 19:03
La justice française a secoué ce mardi le géant suisse de l’agroalimentaire. Au moins quarante agents de la DGCCRF ont perquisitionné l’usine emblématique de Perrier à Vergèze, dans le Gard, ainsi que les bâtiments annexes du site de Vittel, dans les Vosges, abritant le laboratoire d’analyses de la qualité de l’eau et le centre de recherche et développement du groupe. Ces inspections inopinées interviennent dans le cadre d’une information judiciaire ouverte par le pôle santé publique du parquet de Paris pour « tromperie ».
Selon la cellule investigation de Radio France, qui a révélé l’information, l’enquête fait suite à la plainte déposée par l’ONG Foodwatch contre Nestlé Waters. L’accusation est lourde, le groupe aurait systématiquement traité des eaux minérales contaminées à la source par des bactéries et des traces de substances chimiques en utilisant des procédés strictement interdits – filtres UV, charbon actif, microfiltration – avant de les commercialiser comme « eaux minérales naturelles » sans en informer les consommateurs. Une pratique qui violerait frontalement la réglementation européenne et française exigeant que ces eaux restent pures à la source, sans aucun traitement.
Contacté par Radio France, Nestlé Waters a confirmé « des inspections inopinées » sur deux de ses sites et assuré « continuer à coopérer pleinement avec les autorités concernées ». Mais pour Foodwatch, qui investigue sur cette affaire depuis 2024 multipliant les plaintes (notamment en septembre 2024 et février 2025), il s’agit d’une « fraude massive » qui aurait rapporté des centaines de millions d’euros au groupe. Des eaux vendues comme premium – Perrier, Vittel, Hépar, Contrex – auraient en réalité été « purifiées » illégalement pour masquer une contamination réelle.
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