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Le Parlement européen adopte un nouveau règlement sur l’utilisation de substances d’origine humaine
Catherine Feore Euractiv.com | translated by Marie-Alix Pocholuk 25 avr. 2024
Le Parlement européen a adopté mercredi (24 avril) de nouvelles règles pour l’utilisation du sang, des tissus et d’autres substances d’origine humaine. Le règlement régissant l’utilisation de substances d’origine humaine (SoHO), qui met l’accent sur la sécurité et la sûreté de l’approvisionnement, est une mise à jour importante de directives adoptées il y a plus de 20 ans.
Le règlement a été adopté à 461 voix pour et 56 contre. L’aspect le plus controversé était la question de savoir s’il fallait prévoir une forme de compensation pour les donneurs.
Les membres du Parlement européen ont convenu que les États pourront indemniser les donneurs vivants, mais que les campagnes de sensibilisation ne devraient pas être incitatives.
Plusieurs États membres offrent déjà une compensation fixe (Autriche, République tchèque, Allemagne, Hongrie) et le règlement, une fois adopté, autorisera également des formes non financières de compensation.
Selon l’eurodéputée française Nathalie Colin-Oesterlé (PPE), rapporteure sur le dossier, « cette loi constitue un nouveau chapitre dans la construction d’une Union européenne de la santé forte […] elle renforce les systèmes nationaux de collecte, réduisant les risques de pénurie, et se fonde sur le principe éthique fondamental du don volontaire et non rémunéré ».
La directive initiale est née du scandale du sang contaminé, dans le cadre duquel il a été constaté que les dons de plasma aux États-Unis présentaient un risque élevé d’hépatite. Cela était dû en partie au fait que les États-Unis autorisaient les compensations financières et attiraient des groupes vulnérables tels que les travailleurs du sexe et les toxicomanes pour faire des dons.
La suite :
Nestlé réfute les accusations de double standard dans les aliments pour bébé
EURACTIV France avec AFP 25 avr. 2024
Le géant de l’alimentation Nestlé, mis en cause la semaine passée par l’ONG suisse Public Eye, réfute jeudi (25 avril) les accusations selon lesquelles il traiterait les bébés différemment dans les pays émergents en commercialisant des produits avec du sucre ajouté.
Dans un rapport publié la semaine passée, l’ONG suisse avait épinglé la présence de sucre ajouté dans les aliments pour bébé dans des pays à faibles revenus alors que les produits des mêmes marques n’en contiennent pas du tout dans les marchés occidentaux, l’accusant de pratiquer un « double standard ».
« Il n’y a pas de double standard entre les pays. Nous appliquons les mêmes principes partout », a affirmé le groupe suisse dans un communiqué.
« Tous nos aliments et produits laitiers pour la petite enfance sont équilibrés et suivent les lignes directrices et recommandations scientifiques reconnues », a ajouté le groupe, propriétaire entre autres des marques de laits infantiles Laboratoire Guigoz et Nestlé Nidal.
« Nos laits pour nourrissons de moins de 12 mois ne contiennent pas de sucre ajouté » et « pour ce qui est des laits de suite destinés aux enfants de plus de 12 mois, nous avons commencé il y a quelque temps à réduire le sucre ajouté », précise le communiqué, soulignant que « la grande majorité de ces produits ne contiennent pas de sucre raffiné ».
La suite :
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