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Ciel Voilé

Le génocide n’est pas une erreur. C’est pourquoi les médias ne peuvent pas vous dire la vérité sur Gaza.

16 Janvier 2026, 17:33pm

Le génocide n’est pas une erreur. C’est pourquoi les médias ne peuvent pas vous dire la vérité sur Gaza.

Le génocide n’est pas une erreur. C’est pourquoi les médias ne peuvent pas vous dire la vérité sur Gaza.

Jonathan Crook – Le 16 janvier 2026 – mondialisation.ca


 

Un nouveau film sur le meurtre de Hind Rajab met en lumière une société israélienne profondément malade, plongée dans les ténèbres par une idéologie raciste qui affirme que les vies juives comptent, mais pas celles des Palestiniens.

La Voix de Hind Rajab, une adaptation dramatique bouleversante du meurtre au ralenti d’une fillette de cinq ans à Gaza par Israël, sortira dans les salles britanniques la semaine prochaine. Ne manquez pas l’occasion de le voir. La grande majorité des Américains n’ont pas eu cette chance lors de sa sortie le mois dernier.

Voici ce qui est arrivé au film aux États-Unis, selon le chroniqueur du New York Times M. Gessen :

La Voix de Hind Rajab a été présenté en avant-première au Festival du film de Venise en septembre et a remporté le Grand Prix du jury, la deuxième plus haute distinction. Quelques jours plus tard, il a été projeté au Festival international du film de Toronto, où il a été très bien accueilli.

De grandes sociétés de distribution américaines se sont manifestées. Mais ensuite, m’ont raconté les productrices Odessa Rae et Elizabeth Woodward, les sociétés se sont retirées les unes après les autres.

Finalement, Woodward, qui possède une petite société de distribution, a mis en place un système s’apparentant à l’auto-distribution. Le film sort mercredi à New York et Los Angeles. Ailleurs dans le monde, ce film, sélectionné pour l’Oscar du meilleur film étranger, bénéficie de distributeurs importants, mais pas aux États-Unis ni en Israël. C’est aussi une forme de coordination.

C’est peut-être la seule fois où vous entendrez le New York Times admettre l’existence d’un lobby israélien et son extraordinaire pouvoir d’influencer le paysage culturel et informationnel occidental.

Il est presque impossible de critiquer sérieusement l’État israélien, qui prétend (à tort) représenter le peuple juif, dans la culture dominante américaine, même lorsqu’il s’agit d’un film acclamé par la critique, soutenu par Brad Pitt et Joaquin Phoenix, qui a reçu une ovation debout record de 23 minutes au Festival du film de Venise.

Depuis des décennies, les groupes de pression pro-israéliens s’efforcent de nous faire croire que l’antisémitisme est omniprésent en Occident et prend la forme d’une opposition à Israël – un message sans cesse amplifié par les médias occidentaux.

Il convient de noter que la menace « antisémite » s’est développée précisément au moment où une partie toujours plus large de l’opinion publique occidentale a pris conscience qu’Israël applique un système d’apartheid à l’égard des Palestiniens et commet actuellement un génocide à Gaza.

Le rôle du lobby, auquel les médias traditionnels accordent si volontiers une tribune, est d’assimiler toute augmentation des critiques à l’égard d’Israël à une augmentation de l’antisémitisme. La solution, inutile de le préciser, consiste à faire taire les critiques à l’égard d’Israël afin de réduire l’antisémitisme.

Avec cette logique dominante parmi la classe professionnelle occidentale – qui sert en fait de condition d’admission à cette classe –, il est sans doute facile de dissuader les responsables de la distribution cinématographique d’autoriser la projection dans les salles américaines d’un film qui témoigne du meurtre d’un enfant de cinq ans par Israël.

 

La suite :


 

https://www.mondialisation.ca/le-genocide-nest-pas-une-erreur-cest-pourquoi-les-medias-ne-peuvent-pas-vous-dire-la-verite-sur-gaza/5704016

 

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