Ciel Voilé
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BioNTech ferme quatre sites en Allemagne et à Singapour : plus de 1 800 emplois sacrifiés
G.L. Publié le 06 mai 2026 - 15:45
Le laboratoire allemand BioNTech, co-créateur avec Pfizer du vaccin à ARN messager Comirnaty, a annoncé ce mardi 5 mai 2026 la fermeture de quatre sites de production : trois en Allemagne (Idar-Oberstein, Marburg et Tübingen, siège de l’ancien rival CureVac racheté pour un milliard d’euros) et un à Singapour. Jusqu’à 1 860 emplois, soit près d’un quart de ses effectifs, sont menacés d’ici fin 2027. La raison officielle ? Des « surcapacités » après la chute des ventes du vaccin anti-Covid et un recentrage stratégique sur l’oncologie. L’entreprise espère économiser jusqu’à 500 millions d’euros par an. Pendant ce temps, la production du Comirnaty sera transférée à Pfizer.
On ose à peine y croire. Ce même laboratoire qui a engrangé des milliards grâce à une campagne de vaccination mondiale inédite licencie massivement ses ouvriers de la « guerre contre le virus ». Rappelons le contexte douloureux : BioNTech, fondée à l’origine pour développer des immunothérapies contre le cancer via l’ARNm, a pivoté en urgence vers le Covid en 2020 avec le « Project Lightspeed ». Des centaines de millions de doses injectées, des contrats juteux avec les États, des profits records… puis le silence radio sur les effets secondaires rapportés par des milliers de patients et de soignants. Aujourd’hui, les usines ferment. Les emplois disparaissent. Les familles allemandes et singapouriennes paieront la note d’une bulle qui éclate. Amère ironie pour une entreprise qui promettait de « sauver le monde ».
L’implication de Bill Gates ajoute une couche de perplexité. En septembre 2019, quelques mois avant l’émergence du SARS-CoV-2, la Fondation Bill & Melinda Gates avait injecté 55 millions de dollars dans BioNTech via l’achat d’environ 3 millions d’actions, dans le cadre d’une collaboration sur des vaccins contre le VIH et la tuberculose.
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Le château de cartes pro-européen roumain s’effondre, Bolojan est balayé
France-Soir Publié le 05 mai 2026 - 20:05
Scène désormais familière dans cette Europe traversée par les doutes, un gouvernement pro-européen renversé, une coalition fracturée, et en toile de fond, une opinion publique de plus en plus défiante. Ce mardi, le Parlement roumain a acté la chute du Premier ministre Ilie Bolojan, balayé par une motion de censure soutenue aussi bien par les sociaux-démocrates que par une droite nationaliste en pleine ascension.
Avec 281 voix sur 464, le verdict est sans appel. Mais derrière ce vote, c’est une recomposition politique qui se dessine. Le Parti social-démocrate (PSD), pilier traditionnel du paysage roumain, a choisi de s’allier ponctuellement avec l’Alliance pour l'unité des Roumains (AUR), formation nationaliste. Une décision qui, selon de nombreux analystes, pourrait marquer un tournant durable.
L'AUR n’est désormais plus un acteur périphérique. Porté par une rhétorique anti-impôts, anti-guerre et anti-Bruxelles, son leader George Simion capitalise sur une colère sociale qui gronde. Dans les sondages, le parti dépasse désormais les 35 % d’intentions de vote pour celui qui a été écarté des élections de 2024, siphonnant une partie de l’électorat populaire autrefois acquis au PSD.
Le renversement de Bolojan s’inscrit dans ce contexte explosif, surtout après l’annulation de l’élection de 2024 par la Cour constitutionnelle roumaine pour une soi-disant ingérence russe finalement écartée après enquête (notamment celle du rapport américain à la Chambre des représentants qui conclut qu’il n’y a pas de preuves d’ingérence russe justifiant l’annulation), et qui a ouvert la voie à un nouveau scrutin en 2025. Scrutin dans lequel Bruxelles avait mis tout son poids, ses arguments et plus encore. La fameuse ingérence semblait cette fois-ci plus du côté bruxellois.
La suite :
https://www.francesoir.fr/politique-monde/le-chateau-de-cartes-pro-europeen-roumain-s-effondre
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